Conseil des ministres/Point de presse Koupaki et Communiqué Ouin Ouro : Le...

Conseil des ministres/Point de presse Koupaki et Communiqué Ouin Ouro : Le mal persiste

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Cela a été ressassé et même amplifié à la faveur des 100 jours de gouvernance Talon. Beaucoup ne se retrouvent pas dans la lecture hebdomadaire faite par le ministre d’Etat, secrétaire général de la présidence, Pascal Irenée Koupaki, au sujet des décisions du conseil des ministres et le communiqué final signé du secrétaire général du gouvernement, Edouard Ouin Ouro.

Le mal persiste…

Toujours le hiatus entre le contenu du show médiatique hebdomadaire de Pascal Irenée Koupaki et le communiqué final du conseil des ministres signé du Sgg, Edouard  Ouin Ouro. En effet, des citoyens ont souvent dénoncé la non prise en compte de certaines décisions importantes du conseil des ministres par le ministre d’Etat, Sg/Pr dans son traditionnel point de presse, décisions qu’on retrouve après dans le communiqué final, et vice versa.  Alors que certaines voix proches du pouvoir se sont  élevées et ont juré que c’est seulement les nominations qui font jaser, et que le Sgg Ouin Ouro ne fait qu’apposer juste sa signature au bas du document lu par l’ancien premier ministre de Yayi Boni, le constat est pourtant là. Après 100 jours d’exercice, le mal  persiste. Tenez ! Mercredi 20 juillet 2016, face à la presse, Pascal Irénée Koupaki, parlant des mesures urgentes pour juguler la crise énergétique a précisé que d’ici « à fin octobre 2016, en principe, on aura zéro délestage ». Mieux, il a mentionné que « l’incidence de ces deux mesures (réhabilitation de centrales électriques et location de centrales thermiques Ndlr) sur le budget national est estimée à environ trente (30) milliards de FCfa ». Des détails très importants qui, malheureusement, ne se retrouvent nulle part dans le texte final signé deux jours plus tard, c’est-à-dire le 22 juillet, par Edouard Ouin Ouro. Le gouvernement n’ignore pas que la question de l’énergie électrique est une préoccupation pour le peuple béninois et les investisseurs en particulier. Et en matière d’échéance et de coût pour solutionner cela, les uns et les autres sont exigeants. Veille citoyenne oblige, du moins pour ces citoyens qui pourraient s’appuyer sur le communiqué final du conseil des ministres sans avoir écouté le ministre d’Etat, Sg/Pr Koupaki, le Sgg Ouin Ouro aurait mieux fait en y incluant ces points capitaux omis.

Nous n’allons pas faire cas ici des nominations, supplémentaires importantes, au-delà de celles qu’avait annoncées Koupaki uniquement dans les médias de service public.

Pourquoi un sans deux ?   

Jamais un sans deux, dit-on. Mais visiblement, le gouvernement n’a pas voulu rééditer le modèle du communiqué final du conseil des ministres du 04 mai 2016 dans lequel il y a avait des précisions du genre. C’est heureux que le gouvernement ait décidé d’aller très vite en revoyant à la baisse l’échéance et en précisant  le coût. Mais ç’aurait été mieux si tout ceci était écrit noir sur blanc.

Jacques BOCO

Extrait communiqué/Conseil des ministres du 04 mai 2016

« B. Au titre des communications.

1) Situation énergétique dans notre pays.
Le Ministre de l’Energie, de l’Eau et des Mines a rendu compte de la situation énergétique de ces dernières semaines marquée par des délestages préoccupants et consécutifs à l’absence, à ce jour, d’une politique sérieuse de sortie de crise.

Il ressort de ce compte rendu que, pour faire face à la crise énergétique qui secoue notre pays, il s’avère nécessaire d’exploiter au maximum les groupes électrogènes MRI et AGGREKKO en location et d’assurer pour la période allant du 25 avril au 31 juillet 2016, la disponibilité en gas-oil évaluée à environ 13 millions de litres par trimestre.

A cet effet, il a soumis au Conseil des Ministres qui l’a approuvée, une communication pour l’approvisionnement des groupes en combustibles sur ladite période.

Pour résoudre définitivement le déficit en énergie électrique du Bénin et mettre un terme au délestage récurrent avant la fin de l’année en cours, le Gouvernement a décidé d’augmenter la capacité de production électrique nationale selon le plan ci-après :

– acquérir des capacités supplémentaires par centrales mobiles de location pour assurer la fourniture stable de 200 MWH d’ici à décembre 2016 ;
– réhabiliter les centrales de la SBEE en arrêt depuis plusieurs années en vue de la production de 47 MWH ;
– installer des centrales photovoltaïques dans le cadre du deuxième compact du MCA pour une production de 45 MWH ;
– installer une centrale thermique de 120 MWH sur financement de la Banque Islamique de Développement (BID) et de la Banque Ouest Africaine de Développement (BOAD) ;
– sélectionner des producteurs privés qui fourniront à partir de décembre 2018 :
o 120 MWH d’énergie thermique sur le site de la Centrale de Maria Gléta ;
o 20 MWH d’énergie photovoltaïque dans la partie septentrionale du Bénin.

Au total, la capacité nationale de production d’énergie sera de 352 MWH à fin 2018. Un comité de pilotage a été mis sur pied pour le suivi et la réalisation de ces projets.

Le Conseil des Ministres a en outre adopté une mesure visant à l’extinction systématique des luminaires et équipements électriques en vue des économies d’énergie dans les bâtiments publics au Bénin.

Cette mesure fait suite au constat que les appareils électriques des bâtiments administratifs restent en permanence sous tension même en l’absence des utilisateurs aussi bien pendant qu’après les heures de service. Or, une économie d’une heure de consommation d’énergie dans le secteur administratif permettrait de libérer plus de 25 MWH qui pourraient servir à alimenter plus de dix mille (10 000) ménages par jour.

Dans ce cadre, l’extinction automatique des luminaires et équipements électriques constitue une mesure d’économie qui favorisera la disponibilité d’énergie électrique supplémentaire. »


Matin Libre

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