Conférence de presse de l’Union fait la nation:Bruno Amousou : « Notre pays est...

Conférence de presse de l’Union fait la nation:Bruno Amousou : « Notre pays est en danger »

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Alors que la campagne électorale bat son plein pour le scrutin du 06 mars prochain, l’Union fait la Nation fait une remarquable incursion dans le processus électoral. Son président Bruno Amoussou, assisté de Idji Kolawolé s’est exprimé hier à l’hôtel Azalaï de Cotonou sur les dysfonctionnements et les manœuvres de fraudes électorales en cours au profit du candidat de Yayi Boni. Dans les conditions actuelles, l’élection prochaine ne sera pas transparente ni honnête et donc difficile à accepter par le peuple. Il y a donc danger, prévient l’Union fait la Nation

Propos liminaires

Notre pays est en danger !

Depuis la conférence Nationale des Forces Vives de février 1990, le Bénin n’a jamais traversé de périls aussi graves, ni n’a connu de perspectives aussi menaçantes. De lourds nuages pèsent sur notre peuple, son unité, sa sécurité et sa prospérité.

Aujourd’hui, nos institutions ne résistent tant bien que mal que grâceà la farouche volonté de nos compatriotes de ne pas céder, de résister à l’imposture, au pouvoir personnel, et à la dictature. C’est dans ces conditions lamentables que s’achèvent les dix années de pouvoir de Yayi Boni et de ses alliés.

Yayi Boni n’a jamais réussi, tout au long de ses deux mandats, à organiser des élections transparentes, crédibles et à bonne date. C’est un fait. Cependant, la prochaine élection présidentielle, fixée au 06 Mars 2016, apparaît d’ores et déjà comme l’une des plus calamiteuses.
En effet, alors que le corps électoral avait été convoqué de manière exceptionnellement précoce, nous nous retrouvons aujourd’hui, Mardi 1er Mars 2016, sans connaitre de façon claire, le corps électoral, ni avec quelle carte chaque électeur pourra accomplir son devoir de citoyen. Après le renvoi du Cos-Lépi par la Cour constitutionnelle, on espérait que prendraient fin les lenteurs, les atermoiements, les longs silences et les suspicions. Le réveil du Cnt ne pouvait avoir d’autres objectifs. Mais il est désormais patent que nous ne sommes pas tirés d’affaires. Comme le défunt Cos-Lépi, le Cnt ne communique guère sur ses véritables difficultés, ni sur sa programmation et son chronogramme.
Nous constatons simplement que la distribution des cartes d’électeur a commencé dans certaines régions et pas dans d’autres, sans que l’on ne sache quels critères procèdent à cette sélection incontestablement discriminatoire.

Il devient chaque jour plus clair pour nous tous que certaines régions devront retrouver les anciennes cartes, alors que d’autres auront pu bénéficier des nouvelles cartes. Une telle situation est-elle compatible avec les dispositions de notre constitution, qui interdisent un traitement discriminatoire entre les citoyens ? Les distorsions que de telles discriminations pourraient induire permettent-elles de considérer de pareilles élections comme honnêtes et crédibles, et donc acceptables ?

Nous sommes en danger !

Ce qui nous arrive provient de la volonté de Yayi Boni de réduire à néant toutes les institutions, de les mettre au service d’un pouvoir personnel qui ne tolère pas les libertés démocratiques, et pas davantage les limitations fixées par la constitution.
Un tel pouvoir est massivement rejeté par le peuple béninois. Nous le voyons, quoique aux abois, faire feu de tout bois, recrutant de nouveaux alliés pour espérer résister aux assauts conjugués du peuple. Il se permet même d’usurper les attributions de la Céna, en interdisant tout moyen de communication dans les centres de vote. Une telle mesure est illégale. Elle est en plus inapplicable.
Nous sommes inquiets, notre peuple aussi ! Parce que notre pays peut, à tout moment, basculer dans le chaos.
Mais, debout comme un seul homme, le peuple béninois exige des élections honnêtes et une alternance apaisée, qui remettra notre pays sur le chemin de la dignité.
Chers compatriotes, citoyennes et citoyens patriotes !
Vous devez aller voter, avec l’ancienne carte, ou la nouvelle ! Ce qui compte, en fin de compte, c’est de faire triompher la rupture !
Nous voterons tous ! Pour la rupture !

Enfants du Bénin debout !

L’Union fait la Nation

« C’est la discrimination entre les citoyens que nous déplorons »
« C’est vrai qu’on nous fait remarquer que nous n’avons pas fait de propositions. Mais que reprochons-nous à la situation actuelle ? C’est la discrimination entre les citoyens. Que certains aient la possibilité de voter et d’autres n’en n’ont pas. Notre proposition à nous est très simple. Nous voulons que soit rétablie l’égalité des citoyens devant la loi. Dans le cas d’espèce, soit toute la population sur toute l’étendue du territoire vote avec les nouvelles cartes ou tout le monde vote avec les anciennes cartes. Notre position à nous est de dire ne discriminons pas. La Cour constitutionnelle, la Céna, peuvent décider que nous votons avec l’ancienne carte. Nous n’avons aucune objection à cela et c’est cela qui serait justifié ou tout le monde vote avec les nouvelles cartes. Ceux contre quoi nous nous levons, c’est la discrimination qui consiste à dire moi je suis dans telle région. J’ai perdu ma carte, mais je ne peux pas voter. Je suis dans telle région. J’ai perdu mon ancienne carte, mais je peux voter. C’est contre cette discrimination que nous nous levons. Mais si les instances décident qu’on applique la même règle partout, nous sommes preneurs. Et c’est cela notre proposition. La même partout, l’ancienne ou la nouvelle, mais la même carte partout. »

Actu Bénin

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