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Commission technique chargée des réformes politiques et institutionnelles : Le rapport général déjà bouclé

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Des rumeurs persistantes colportées hier dans la soirée faisaient croire que la Commission technique chargée des réformes politiques et institutionnelles devrait déposer ses résultats ce mardi. Il n’en est rien. Ce sont des intoxications. Maisil ne devrait plus y avoir de semaines supplémentaires consacrées aux réflexions. Les trente-cinq (35) membres de la Commission présidée par le ministre de la Justice Joseph Djogbénou, ont fini de travailler sur les sujets soumis à leur appréciation.Et ce, depuis plusieurs jours. Les travaux de fond seraient donc terminés. Selon une source proche de la Commission, « le Rapport général est déjà bouclé et est en attente d’être adopté par la plénière». Après l’adoption dudit rapport, a confié la même source, « le document sera remis immédiatement au Chef de l’Etat».En mettant en place cette Commission, faut-il le noter, le président Patrice Talon a déclaré vouloir «engager la restauration de l’Etat de droit, le renforcement de la démocratie par un rééquilibrage des pouvoirs des institutions constitutionnelles, l’amélioration de la gouvernance politique, celle des affaires publiques, la consolidation de l’unité nationale et l’essor économique de notre pays ». « Il incombera à la commission, la mission de passer au peigne fin notre loi fondamentale et ses lois dérivées pour asseoir les fondements juridiques de la rupture d’avec l’ordre ancien en vue d’un nouveau départ », avait-il fait savoir le 06 mai dernier. Les commissaires ont-ils pu s’entendre sur tous les points devant faire objet de réforme?Réussiront-ils à trouver le consensus autour du projet de mandat présidentiel unique ? Il est vrai que  sur cette dernière question, le vice-président de la Commission, Karimou Chabi Sika a son opinion. « La proposition phare la plus innovante, c’est celle-là, c’est-à-dire un mandat unique. Nous l’avons constaté que lorsque vous êtes sous un régime de deux mandats, dès le premier mandat vous faites tout, à tout prix, pour avoir un deuxième mandat. Donc en général, il y a des considérations totalement politiciennes. Il y a trop de déviances dans la gestion. Or quand vous avez un seul mandat, c’est un mandat unique, ça va vous donner plutôt envie de laisser un nom. Et c’est cela qu’il faut pour notre peuple (…) Ça pourrait être cinq ans, ça pourrait être sept ans, ça pourrait être neuf ans. Ce qui est sûr, nous ne pouvons pas dépasser dix ans », avait-il souligné mi-mai dans une interview accordée à Radio France internationale (Rfi). Mais pourra-t-il convaincreles commissaires plutôt réticents? Le Rapport général qui devrait être publié incessamment devrait édifier le public.

Allégresse SASSE

Matin Libre

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