Chasser le naturel, Yayi revient au galop

Chasser le naturel, Yayi revient au galop

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Il l’a pratiquement collé à la peau, on dirait une obsession. Chantre de la dérive nord-sud, celui qui détient désormais la marque déposée de cette appellation s’est révélé une fois encore le 25 février 2016 à Ouaké. Alors même que la fête électorale déroulait ses belles images et ses merveilleux candidats, celui qui est investi pour être l’incarnation de l’unité nationale s’invite encore avec ses propos indigestes nord-sud. Pourquoi tient-il si tant ce chef de l’Etat à ces insinuations régionalistes ?

S’il manque d’arguments pour convaincre les militants de son candidat, il faudra qu’il se taise ou qu’il se concentre sur son boulot après avril. La voie de la division, du régionalisme est l’arme des faibles, un exutoire des gens sans armes. La politique est un jeu de déstabilisation réciproque, mais pas une occasion d’appel à la violence. On pourrait comprendre si de tels propos émanaient d’un quidam. La force publique pourra s’en occuper. Mais qu’on s’appelle Yayi Boni, président de la République du Bénin et qu’on se permette d’entretenir des germes aussi fétides de la division, il y a matière à se poser des questions. L’acte est d’une extrême gravité et il faut vraiment que son entourage le conseille pour qu’il arrête enfin. On peut supposer que le chef de l’Etat est à son dernier coup sans doute, mais il ne laissera pas un pays divisé. Le peuple béninois survivra à ses dérives et regagnera son unité légendaire, marque de fabrique depuis 26 ans. Le Bénin est mûr de ses fils qui ont compris depuis août 2012, les profondes intentions du président Yayi Boni. Que n’a-t-on pas dit après les propos de 2012 ? Le Chef a été mis en gade à plusieurs reprises par toutes les couches de la société. Ceci ne l’a pas empêché de rééditer plusieurs fois. Chaque fois que Yayi a l’occasion de combattre ses adversaires politiques, c’est le seul moyen qu’il a pour se justifier. On comprend finalement que l’obsession nord-sud est ce naturel dont il ne peut plus se défaire. Heureusement qu’on est pratiquement à la fin. Encore un peu de courage et le peuple sera totalement délivré.

Abdourhamane Touré

Actu Bénin

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