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Charte nationale du dialogue social du Bénin : 6 des 7 centrales syndicales apposent leurs signatures

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Gouvernement, responsables syndicaux et conseil national du patronat ont procédé hier, à l’Infosec de Cotonou, à la signature de la charte nationale du dialogue social du Bénin. Seul le secrétaire général de la Confédération syndicale des travailleurs du Bénin (Cstb), Paul Essè Iko a opposé un refus au paraphe dudit document.
Les ministres Adidjatou Mathys et Pascal Irénée Koupaki pour le compte du gouvernement, Sébastien Germain Ajavon pour celui du patronat et les responsables syndicaux, Dieudonné Lokossou, Pascal Todjinou, Noël Chadaré, Christophe Houessinon, Désiré Sèmèvo, Christophe Dovonon, représentant respectivement la Csa, la Cgtb, la Cosi-Bénin, la Csub, l’Unstb et la Cspib ont paraphé et signé la Charte nationale du dialogue social du Bénin. A en croire la ministre Adidjatou Mathys, cet instrument vise entre autres, la prévention et la gestion des conflits sociaux dans le respect des lois, règlements et conventions collectives, le renforcement du processus démocratique, la bonne gouvernance au sein de l’administration publique, le maintien de la paix sociale et de l’unité nationale, et la promotion des relations professionnelles dans les services, entreprises et établissements. A travers cette charte, les parties conviennent d’instituer librement et de manière consensuelle, un cadre national de dialogue social dans lequel elles promettent loyalisme, fidélité et respect.
Mais le porte parole des partenaires sociaux, Pascal Todjinou prévient qu’il ne s’agit pas d’un instrument d’ornement : « ce n’est pas une fin en soi. On vous met à l’épreuve pour voir si le régime Talon va respecter sa signature. On avait refusé de signer ce document à un moment où la signature de l’autorité n’était plus respectée, où l’on n’était pas coupable mais responsable », a-t-il ajouté. Le ministre d’Etat, Pascal Irénée Koupaki va rassurer le syndicaliste : ‘’Notre signature a un sens, la vôtre également, celle du patronat aussi. C’est un moment historique, parce que les acteurs se connaissent. Et quand les acteurs se connaissent, ils rentrent dans une dynamique et font avancer le travail’’. Le président du patronat quant à lui, garde espoir qu’à partir de cet instrument, les parties se donneront la main pour construire un dialogue social franc nécessaire à la mise en œuvre de toutes réformes et garant du développement. « La mise en œuvre efficace de la charte constitue votre prochain défi… », a conclu le représentant résident du Pnud, chef de file des partenaires au développement, Coulibaly Siaka.
Il faut rappeler que ce sont les réflexions relatives aux travaux du Forum national sur le dialogue social organisé à Cotonou en décembre 2015, avec l’appui tchnique et financier de l’Organisation internationale du travail (Oit) et du Programme des Nations unies pour le développement (Pnud) qui ont abouti à l’élaboration de cette Charte nationale du dialogue social adoptée par les parties prenantes, à savoir le gouvernement, le conseil national du patronat du Bénin (Cnp-Bénin) et l’ensemble des 7 centrales et confédérations syndicales des travailleurs : Cstb, Csa-Bénin, Cgtb, Cosi-Bénin, Unstb, Csub et Cspib.
Arnaud DOUMANHOUN

aCotonou

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