Campagne pour le second tour de la présidentielle : Ambiance relativement terne

Campagne pour le second tour de la présidentielle : Ambiance relativement terne

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Au lendemain de la proclamation des résultats provisoires par la Cour constitutionnelle, la campagne est officiellement ouverte pour les deux challengers du second tour. Mais à 24h de la clôture de ladite campagne, force est de constater que l’heure n’est pas à l’effervescence comme ce fut le cas lors du 1er tour.

Seules quelques géantes affiches déployées aux grands carrefours et places publiques de la ville économique Cotonou montrent qu’on est en campagne. Les tapages sonores, les caravanes assurées par une file interminable de voitures à l’effigie des candidats et les rassemblements sur les places publiques ont disparu  au profit d’une campagne de proximité. Les deux candidats qui restent en lice ont changé de stratégie dans la quête des suffrages de l’électorat. Plusieurs raisons sont à la base de cet état de chose. Primo, entre la proclamation des grandes tendances par la Céna et celle des résultats provisoires par la Cour constitutionnelle, presqu’une semaine s’est écoulée. Cela a, sans doute, émoussé les ardeurs des candidats, vu l’énergie dépensée au 1er tour. secundo, le vide qu’il y a dans la constitution qui, en fixant le second tour dans les deux semaines qui suivent le 1er tour, n’a pas tenu compte du temps qu’on perd dans l’attente des résultats. Cela fait que les candidats, à peine le temps de savourer la victoire d’être au second tour, doivent déjà entrer en campagne. Tercio, le comportement de l’électorat au premier tour a révélé que le vote en faveur de tel ou tel candidat n’est pas tributaire des tapages médiatiques, des meetings géants ni des longues caravanes dans les rues mais plutôt d’un travail de fond. Dans le camp de la coalition républicaine qui, quoi qu’on dise, est sortie affaiblie de ce 1er tour, les gens se rendent à l’évidence que s’afficher en permanence derrière le candidat n’est pas toujours bien vu par la population. Les têtes de pont de la coalition « cauris » qui ont fait la pluie et le beau temps avec le régime Yayi se sont certainement rendu compte que leur présence dans le staff du candidat Lionel Zinsou était pour lui plus un handicap qu’un atout. Ils incarnent la continuité que d’aucuns craignent par-dessus tout. Ils ont dû se replier dans leurs fiefs respectifs pour faire un travail de fond. Certes, il y a quelques sorties publiques des deux candidats qui restent dans la course. C’est le cas, par exemple, de Patrice Talon qui, accompagné de Sébastien Ajavon, est allé battre campagne hier dans le Mono.

Bertrand HOUANHO

Matin Libre

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