Campagne de dénigrement en période électorale:Les acharnements de Yayi contre Abt

Campagne de dénigrement en période électorale:Les acharnements de Yayi contre Abt

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Depuis quelques semaines, le chef de l’Etat nourrit une haine viscérale à l’encontre du président Abdoulaye Bio Tchané. La récurrence des propos attentatoires à la paix du président Yayi Boni frise un acharnement contre Bio Tchané qui se positionne comme le leader du septentrion.

Le président Yayi Boni multiplie les actes de dénigrement contre le candidat Abdoulaye Bio Tchané. Le premier acte qu’il a posé était de l’empêcher d’atterrir à Parakou avec son avion en début de campagne électorale. Les techniciens auraient pu douter de cette imputation à la personne du chef de l’Etat si lui-même ne s’était pas lancé dans les justifications. En effet, quelques jours après l’incident de Parakou, le président Yayi Boni s’était rendu dans la commune d’origine d’Abdoulaye Bio-Tchané, Ouaké, pour expliquer aux populations qu’Abt est son frère et qu’il ne pouvait jamais l’en vouloir. L’on aurait pensé qu’il fumait le calumet de la paix. Erreur ! Quelques jours encore après son départ de Ouaké, le président Yayi Boni déclare dans une autre commune de l’Atacora que l’entêtement à vouloir garder le pouvoir dans le septentrion est un danger pour le pays. Le président Yayi Boni sait, mieux que tout le monde, que le candidat Abdoulaye Bio Tchané fait des efforts pour rallier à sa cause le plus grand nombre de l’électorat du septentrion au même moment où il effectue des percées dans les autres régions du pays. En conséquence, la probabilité pour ce candidat, si les intentions se concrétisent, d’être au second tour est très forte. Alors, le président Yayi Boni revient à la charge. Tout porte à croire qu’il est pris, sans doute, par la hantise du départ du pouvoir. En effet, hier à Gogounou, le président de la République, garant de l’unité nationale et de la paix, a fait usage de propos outrageants et vindicatifs à l’encontre d’Abdoulaye Bio Tchané. Qu’est-ce qui peut bien justifier une telle haine ulcéreuse ?

Violation de la Constitution et abîme de l’héritage démocratique

L’article 41 de la Constitution confère au président de la République le statut de garant de l’unité nationale. Mais, à travers ses agissements, le président Yayi Boni a toujours violé cette disposition constitutionnelle et plus particulièrement en cette période électorale aux issues incertaines. A l’exception du chef de l’Etat, tout le monde fait attention pour ne pas verser dans des actes aux conséquences fâcheuses. En dénigrant certains candidats, le président Yayi Boni commet une nouvelle a encore violé son serment. Or, l’héritage laissé par les acteurs de l’historique Conférence nationale est si fort que tout bon démocrate se doit de le défendre. Les plus emblématiques ont déjà quitté ce monde. Primo, Mgr Isidore de Souza, président du présidium de la Conférence nationale. Il déclarait au dernier jour de ces assises qu’il plaise à Dieu qu’aucun bain de sang ne nous éclabousse et ne nous emporte dans ses flots. Secundo, le père de l’indépendance, Hubert Maga a inscrit en lettres d’or dans son mausolée à Parakou, qu’il laisse en héritage sa lutte pour que du sang ne coule jamais dans ce pays. Tertio, le président Mathieu Kérékou a été considéré comme l’homme de paix légendaire au regard des situations parfois difficiles qui le mettent à l’épreuve. Que reste-t-il de ces héritages qui convergent tous vers la paix et l’absence d’effusion de sang ? Si les Béninois devraient faire usage de la loi du Talion, il y a bien longtemps que le pire serait arrivé au pays de Béhanzin, Bio-Guerra et Kaba, valeureux symboles de résistance à l’humiliation des peuples. Alors, il faut que le président Yayi Boni sache raison gardée.

Jean-Claude Kouagou

Actu Bénin

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