Brillant dans les affaires, le ’’compétiteur’’ veut la même réussite en politique

Brillant dans les affaires, le ’’compétiteur’’ veut la même réussite en politique

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Agé de 58 ans, soit deux ans de plus que son challenger du deuxième tour de la présidentielle béninoise, Patrice Talon se déclare prêt pour le combat où il ne se considère pas battu, malgré l’avance prise au premier tour par Lionel Zinssou (28% des voix contre 24%).

‘’Je suis un compétiteur né », déclare Patrice Guillaume Athanase Talon dont le surnom Pata ‘’Agbon non » signifie ‘’puissant » en fon, la langue nationale la plus parlée au Bénin.

C’est que les défis, Talon qui est né d’un père cheminot natif de Ouidah et d’une mère issue de la famille Guedegbe d’Abomey, en connait. Et arrive à les surmonter.

Pourtant, ce ne fut pas facile pour cet époux d’une femme native de Porto-Novo et père de deux enfants. En effet, muni d’un baccalauréat de série ‘’C » (scientifique) obtenu à Dakar et après un passage à la faculté des sciences de l’université de Dakar, il a vite vu s’évanouir son rêve d’être pilote à la défunte compagnie ‘’Air Afrique ».

Pas faute d’avoir quelque chose dans la tête car il avait réussi au concours mais par …inaptitude à conduire un avion. C’est en France, à Digne, qu’on décela son handicap.

Qu’à cela ne tienne ! Il reste en France et s’installe à Paris où il se lance dans les affaires. Un domaine qui ne lui était pas inconnu car déjà au collège, au Nigeria, il se livrait à de petits trafics de pièces détachées.

Sa bosse des affaires le mène en 1983 dans la vente des emballages et des intrants agricoles. Il crée en 1985 la Société de distribution intercontinentale (SDI), qui fournit des intrants agricoles aux producteurs de coton.

Sa réussite est telle qu’en 2015 le magazine Forbes Afrique estime la fortune de Patrice Talon à 400 millions de dollars. Un pactole qui fait de Pata la 15e richesse d’Afrique francophone subsaharienne et l’homme le plus riche du Bénin.

Entre-temps, il fut le principal soutien de Boni Yayi à son élection à la tête du Bénin en 2006 avant d’avoir des démêlés avec ce dernier à partir de 2011.

Le différend avec son ex ami a d’abord porté sur des subventions agricoles avant que ce dernier ne l’accuse d’une double tentative d’empoisonnement et de coup d’Etat.

Talon qui s’était exilé à Paris devant ce climat délétère voit paradoxalement sa cote grimper au Bénin. Dans le même temps, s’estompent voire s’évanouissent ses ennuis judiciaires sous forme d’un non lieu, ensuite d’un refus d’extradition prononcé par la Cour d’appel de Paris et enfin d’une grâce accordée par Boni Yayi.

Il était temps pour Talon de rentrer au bercail. Ce qu’il fit avec bonheur, en connaissant son premier succès personnel en politique lors du premier tour de la présidentielle du 6 mars dernier. L’essai sera-t-il concluant face à Zinssou ?

KYF/cat/APA 2016-03-11 10:37:40 – See more at: http://apanews.net/news/fr/article.php?id=847989#sthash.lW1tjZmZ.dpuf

aCotonou

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