Bénin : Un ancien contentieux de Patrice Talon refait surface en Suisse.

Bénin : Un ancien contentieux de Patrice Talon refait surface en Suisse.

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Une ancienne affaire de Patrice Talon avec une société Suisse qui a mal tourné a refait surface la semaine dernière dans la presse helvétique. Une affaire dans laquelle, le numéro un mondial de l’inspection, de la vérification, de l’analyse et de la certification (la société générale de surveillance SGS) aurait été dépossédé d’un contrat de contrôle des douanes par un ex-partenaire d’affaires, Patrice Talon selon la presse suisse.

Selon le célèbre quotidien Suisse « LE TEMPS » qui a diffusé l’information, l’origine de la brouille remonte à 2011. Patrice Talon était alors associé à la SGS, en sa qualité d’opérateur de référence pour remporter, via la société Bénin Control SA soumise au droit suisse, un appel d’offres pour vérifier les importations au port de Cotonou, le poumon financier du pays. Mais le partenariat dégénère un an plus tard. Patrice Talon décide de faire cavalier seul, modifiant unilatéralement les termes financiers et opérationnels de l’accord. Spoliée de ses droits, la SGS se retire de l’affaire. Le gouvernement suspend par la suite le contrat, soupçonnant un système de détournement de plus de 200 millions de francs de taxes douanières.

Patrice Talon en voudrait-il à la Suisse?

En tout cas, c’est ce que semble conclure les confrères Suisses. Pour eux, «il est clair que Patrice Talon en veut à la Suisse. On peut aujourd’hui s’interroger sur la manière dont la SGS va gérer cette nouvelle relation, sachant que cette dernière l’a déjà trahie une fois par le passé». Pour étayer leur argumentation, Le Temps s’appuie sur l’analyse de leurs confrères du journal Le MondeSelon ce journal, le groupe basé à Genève aurait été invité par la justice genevoise ou les autorités helvétiques à engager à son tour une procédure pour escroquerie contre son ancien partenaire. Ce que le Parquet du bout du lac dément, confirmant en revanche la plainte du Bénin et précisant avoir rendu une ordonnance de non-entrée en matière en janvier 2016, au motif qu’il n’existait notamment pas de lien entre les infractions dénoncées et le canton. Un recours a été déposé contre cette décision. La procédure est toujours en cours. Berne, de son côté, ne commente pas.

Ainsi donc, conclut le quotidien Suisse, «la SGS se retrouve dans une situation très embarrassante. Les chefs d’État africains sont connus pour pratiquer la vendetta.» Affaire à suivre donc.

Benin web TV

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4 COMMENTAIRES

  1. C’est de ça qu’il s’agit, comment gérer cette affaire pour ne pas emballer l’État béninois, alors que le protagoniste numéro 1 est le chef de l’État lui-même ? Affaire à suivre donc

  2. pourquoi tout cet amalgame ? Patrice talon n’est plus un homme d’affaire, C’est le président de la république du Bénin. arrêtez vos articles bidons.c’est le président, metez vous ça dans la tête.

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