Bénin : Takou défie la Cour suprême, la HAAC et libère le...

Bénin : Takou défie la Cour suprême, la HAAC et libère le journal ‘’le béninois libéré’’.

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Le journal le béninois libéré sera présent dans les kiosques à journaux dès la semaine prochaine ; c’est du moins la nouvelle que son promoteur Aboubacar Takou a voulu partager ce week-end avec ses fidèles lecteurs. En effet, après cinq ans de chômage, le promoteur Aboubacar Takou décide de se passer de la décision de la Cour Suprême pour libérer son journal des conséquences de la décision de la HAAC ; décision qu’il qualifie d’inique.

Rappelons les faits : Le 6 décembre 2011, la parution du journal le béninois libéré placarde à la une : « Conseil de l’entente : Du vent ! ». Dans le chapeau, l’auteur de l’article écrit : « Cotonou a servi hier de cadre à un club d’amis mal élus qui se sont retrouvés pour se féliciter chacun pour sa brillante élection ».

Interpellés le même jour par la Haute Autorité de l’Audiovisuelle et de la Communication (HAAC), le directeur du quotidien Aboubacar Takou et son directeur de publication, Eric Tchiakpè ont été auditionnés publiquement par les conseillers de la HAAC sur leur publication.

A l’issue de l’audition, le Béninois Libéré a écopé d’un mois de suspension, un délai qui devait courir du 12 décembre 2011 au 10 janvier 2012. De plus, le journal devait publier en sa manchette une lettre de présentation d’excuses au président de la République et au premier ministre.

Mais contre toute attente, le même journal met en manchette le lendemain :« Comment la Haac a fracassé le crâne de votre journal ». En réponse à ce titre du journal le béninois libéré, les conseillers de la HAAC ont pris une décision implacable : les activités du journal sont définitivement suspendues, son siège est scellé et ses deux responsables sont interdits jusqu’à nouvel ordre d’exercer la profession de journaliste au Bénin. La Haac leur reproche des écrits incendiaires, visant à détruire la République et à mettre à mal la relation entre le Bénin et les pays membres du Conseil de l’entente.

Si la HAAC a pris sur lui la responsabilité de suspendre définitivement les activités du Béninois Libéré, c’est parce qu’elle a estimé que le titre mis par ce journal en manchette le 6 décembre 2011 constituait un délit d’offense au chef de l’État béninois et à ses homologues du Conseil de l’entente certes ; mais la HAAC aurait pu laisser la responsabilité au chef de l’état d’ouvrir une procédure judiciaire même elle compétente pour statuer comme conseil de discipline en matière de presse.

Face à cette décision de la HAAC, les promoteurs du béninois libéré ont fait l’option de porter l’affaire devant les juridictions compétentes. Attendue depuis cinq ans sur cette affaire, la cour suprême garde depuis lors un silence froid.

C’est face à ce silence énigmatique des juges de la chambre administrative de la cour suprême, qu’Aboubacar takou décide de prendre ses responsabilités en commençant par éditer son journal dès la semaine prochaine nonobstant la décision de la HAAC et sans attendre davantage la décision de la cour suprême.

En prenant cette décision aussi grave, Aboubacar Takou affirme être conscient des déconvenues qu’une telle décision peut générer mais se dit être prêt pour affronter toutes les situations même s’il doit finir en prison pour avoir réclamé le droit d’exercer la profession qui est la sienne.

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