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Bénin : le président Soglo plaide en faveur des anciens présidents de la république.

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 « Je suis mal traité et il faut le dire. Je suis allé chez Konaré au Mali, il est dans un château qui est dans un domaine offert. Quand vous voyez Mandela, il a fait la prison et à sa sortie, l’Etat l’a pris en charge. Je veux avoir un local et avoir un cabinet pour travailler. Ce qui me reste de ma vie, c’est d’écrire ce que j’ai vécu ».

Tels sont les propos du président-maire, Nicéphore Dieudonné Soglo lors d’une interview qui lui a été accordé par un collège de quotidiens de la place qui était préoccupé de savoir s’il est bien traité en tant qu’ ancien président de la République.

La question des confrères n’était pas anodine. Il est normal de vouloir savoir si  des personnalités qui ont servi le pays dans la fonction la plus haute de la république jouissent tout au moins de quelque privilège après leur retrait du pouvoir.

En la matière, il faut dire que la constitution de Février 1990 n’a pas expressément défini la liste des avantages à accorder aux anciens présidents de la république. Néanmoins, une proposition de loi introduite par l’honorable Epiphane Quenum  au cours de la cinquième législature a été votée unanimement par les députés le 29 Mai 2009 est venue définitivement réglée la question.

Les avantages accordés par la loi N°2009-18 du 29 Mai 2009 :

Votée par l’Assemblée nationale le 29 Mai 2009, la Loi n° 2009-18 du 29 mai 2009 précise la pension et les autres avantages attribués aux anciens Présidents de la République. C’est une avancée notable qui indique que tout ancien Chef de l’Etat béninois a droit à « une pension mensuelle égale aux émoluments accordés au président de la Cour constitutionnelle ».

Il faut y ajouter « une allocation annuelle de représentation correspondant à cinquante pour cent du montant des fonds spéciaux alloués au président de l’Assemblée nationale ».

Les anciennes premières dames ne sont pas aussi oubliées. Ainsi en plus de son époux, toute ancienne première dame et ses enfants mineurs se verront délivrés un passeport diplomatique.

Dans le même temps, la Loi du 29 mai 2009 précise qu’un ancien Chef de l’Etat se verra octroyer deux gardes de corps. D’autres avantages leur sont également accordés.

Il s’agit entre autres de « deux véhicules dont un correspondant à celui de fonction du président de la Cour constitutionnelle », puis « d’un service de secrétariat, composé d’un secrétaire et d’un agent de liaison, un personnel domestique comprenant deux agents de maison, un maître d’hôtel, deux chauffeurs. »

Pour le carburant, l’eau, l’électricité et le téléphone, il est prévu respectivement « une dotation de carburant égale à celle accordée au président de la Cour constitutionnelle », puis « une indemnité pour les frais de consommation d’eau, d’électricité et de téléphone égale à celle accordée au président de la Cour constitutionnelle ». Les trois anciens présidents de la République encore en vie, ont aussi une assurance maladie.

Mais une question demeure :

Est-ce que ces avantages ci-dessus mentionnés sont réellement  accordés aux présidents encore en vie ? Est-ce que la loi telle que votée est respectée pour permettre aux anciens chefs d’état de vivre une vie décente après le pouvoir ? Elle essentielle la question d’autant plus que les anciens présidents de la république donnent le sentiment de ne pas être satisfait du sort qui leur est fait après leur retrait du pouvoir.

La requête du président-Maire est-elle opportune ?

Nous l’avons appris qu’en violation de la loi, l’ancien président de la république, le docteur Thomas Boni Yayi, profitant de sa rencontre de réconciliation à Abidjan, a exigé de l’actuel locataire de la Marina, 15 véhicules, un effectif de garde-corps qui va au-delà de l’effectif fixée par la loi N°2009-18 du 29 Mai 2009 octroyant des indemnités aux anciens présidents ainsi que d’autres avantages.

De même, le président-Maire Nicéphore Soglo estime qu’il vit mal après le pouvoir et fait des comparaisons avec d’autres chefs d’état.

Face à cette situation et en ces temps de réformes politiques et institutionnelles,  ne faudrait-il  pas ramener le sujet sur la table des discussions ?

Les avantages actuellement accordés aux anciens chefs d’état sont-ils si insuffisants ?

Comparaison n’est pas raison dit-on. Chaque état ne doit-il pas tenir compte de son niveau de développement dans sa politique de fixation de primes et indemnités accordées aux anciens présidents et aux hauts fonctionnaires de l’état ? La situation socio-économique de notre pays milite-t-il actuellement en faveur  d’une révision  à la  hausse des primes et autres avantages accordés à telle ou telle autre personnalité ?

Dans le contexte actuel, l’effort qui doit être fait par le gouvernement actuel et ceux à venir,  n’est-il pas de travailler dans le sens d’une justice sociale plus accrue ; d’une redistribution équitable de la richesse nationale ? Car le peuple béninois depuis 1960 a été exclu de cette répartition. Nous militons pour que la situation des anciens chefs d’état soit revue si les caisses de l’état le permet mais nous sommes également pour une justice sociale qui permette à toutes les couches de la cité de vivre dignement.

 

 

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9 COMMENTAIRES

  1. Huumm, combien gagnent les retraits qui ont travaill plus ou moins trente ans? Ces prsidents ont eu le temps de se mettre pleines les poches avec les caisses noires de la prsidence. Ils ont le temps d’tre actionnaires titre gratuit dans les socits au cours de leur mandat…

  2. Au lieu de penser à eux seuls, ils n’ont qu’à commencer à penser aussi aux autres. Il n’est pas question d’améliorer leurs avantages déjà difficilement supportés par le budget national.

  3. C’est dommage que le politique ne pense qu’à lui. Avec des jeunes diplômés assis aux bords des structures d’état en quête d’une situation de stage ou de travail, avec une population sans eau et électricité, avec des scolaires sans enseignants, tables et bancs, avec des centres de santé sans personnel, ni matériels médicaux, avec des personnes à la retraite qui peinent sous la misère, avec un secteur informel qui essaye de trouver ses marques, choooho et koooyi ! Assez de revendications politiques

  4. Soglo a raison parce que le peuple Beninois lui concede tacitement la gestion de la mairie de Cotonou pour le garder a l’abris du chomage. Peut etre qu’il veut que le peuple gratifie la mairie de Parakou a Tonton Yayi parce qu’ils se croient les seul Beninois qui doivent vivre aux Benin. Whatever!

  5. La réaction de Monsieur Nicéphore Soglo me paraît légitime mais il ne faut pas faire certaines comparaisons. Le Bénin actuellement a besoin de développement économique, social, éducatif etc… Prenons le seul exemple du domaine sanitaire. Le béninois meurt pour manque de moyens pour accéder aux soins. Les anciens présidents qui se sont mis plein les poches ne pensent qu’à eux. Quel égoïsme! Ne vous comparez pas aux pays occidentaux où l’accès aux soins est très avancé et pourtant ces occidentaux ne font que râler. Pensez plutôt aux développement du Bénin dans tous les domaines pour que le Tout Puissant vous le rende.

  6. Gama

    C’est du n’importe quoi ils ont apporté concretement quoi au pays le Bénin pour prétendre tous ces avantages pendant que le peuple meurt de faim,d’injustice,de corruption et de leurs mauvaises gestions à la tête du pays.

  7. Mlk1608 je suggeres plutot de diviser. Par 2la pension de ces bons a rien sauf zinsou. Et la reversion de la veuve kerekou

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