Bénin /Justice : Patrice Talon sur les traces de YAYI ?

Bénin /Justice : Patrice Talon sur les traces de YAYI ?

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Les Béninois en optant pour le candidat Patrice Talon lors de la présidentielle de mars 2016 espéraient changer certaines pratiques qu’ils jugent malsaines dans une République qui se dit souveraine et qui se respecte véritablement. Mais après quelques deux mois, tout porte à croire que la roue, au lieu de prendre une nouvelle direction comme ils l’ont exprimé, n’a fait que emprunter la même voie que celle du régime remplacé et ceci avec une autre vitesse et une certaines discrétion dans la fourniture de l’information au grand public.
Tout comme le président de l’Union Nationale des Magistrats du Bénin (UNAMAB) Michel Adjaka, les béninois sont totalement unanimes sur le fait qu’un Etat souverain et démocratique est cet état qui respecte les décisions de la justice. Et pour devoir de mémoire, le candidat Patrice Talon, désormais Président de la République du Bénin, avait bien déclaré, lors du face-à-face des deux challengers pour le sprint final de la présidentielle qui s’est tenu entre les deux tours, que « l’état béninois est un état voyou parce qu’il ne respecte pas les décisions de la justice et que son président, sensé garantir la souveraineté du pays, dispose de plusieurs signatures ». Une déclaration publique qui présage, si on pouvait le dire ainsi en son temps, un retour à la normale une fois l’auteur installé sur le fauteuil présidentiel. Mais hélas, les Béninois sont, dans un regret total aujourd’hui , de constater que les mêmes bourdes au sommet de l’exécutif se font toujours reflétant ainsi les heures du régimes YAYI que les Béninois tentent à tout prix d’effacer de leur mémoire.
Si pour la plupart, le retour aux affaires des « marginalisés » du régime défunt de YAYI n’augure aucun nouveau départ tant prôné par le chantre de la rupture, le non respect de l’ordonnance du juge du tribunal de première instance de Porto Novo au sujet de la non tenue de l’assemblée générale de la Fédération Béninoise de Football (FBF) illustre à quel degré les paroles du candidat Talon trahissent les actes du président Talon. Malgré donc l’interdiction du juge d’aller à cette AG, le Comité de Normalisation (CoNor) en complicité avec l’exécutif, a fait le forcing en allant à cette AG élective bafouant ainsi cette décision. Une chose qui n’est pas du goût des acteurs de la justice qui conclurent que « le régime actuel est du même au même ». De toute évidence, le régime de Patrice Talon, grand artisan d’ailleurs du régime YAYI, ne compte pas faire trop la différence dans ce domaine. Et pour les acteurs tant politiques que civils, « il faut impérativement que la veille citoyenne soit de mise et en permanence ».

Benin web TV

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18 COMMENTAIRES

  1. parlant de discrétion dans la fourniture de l’information au grand public, la question qui se pose est de savoir où se trouve la norme entre lhypermediatisation à laquelle nous avons été habitué par le régime yayi et ce qui ce passe actuellement avec le régime talon. pour ma part cette discrétion dans l’information au grand public ne me pose aucun problème quand on sait que l’information dont certains disent manquer est celle qui permettra à chacun de faire des commentaires dans tous les sens sans véritablement apporter un plus au développement du pays..ce sur quoi il faut juger le gouvernement ce sont les résultats et non les effets d’annonce pour montrer au peuple qu’on travaille pour lui..sans maitriser les tenants et aboutissants de la crise de football, nul n’est sans savoir que les gouvernements sont entre le marteau et l’enclume en ce qui concerne les décisions nationales de justice et celles internationales de la FIFA..le non respect d’une décision nationale de justice au profit de celle de la FIFA n’est pas un élément suffisant pour dire qu’un régime ne respecte pas les décisions de justice..car en décidant de respecter la décision de la justice nationale le Bénin paiera cache la sanction de la FIFA et ne participera à aucune compétition internationale de foot..Enfin, il convient d’éviter de faire des analyses personnelles, subjectives au nom du peuple béninois, il serait plutôt indiqué d’utiliser la première personne du singulier ‘je » par respect aux millions d’autres béninois qui ne partagent pas le même avis sur un commentaire, car l’attitude du gouvernement actuel dans la crise du football ne me parait suffisant pour conclure et le comparer au régime yayi en matière de respect des décisions de justice.

  2. Au fait, est ce qu’il s’agit de Talon nécessairement ? non, mais de la personne de Omeky qui n’a pas su prendre les teauraux par les cornes.

  3. « Comparaison n’est pas raison » dit-on. Le rgime TALON ne s’apparentent pas au rgime dfunt. La justice bninoise ne devrait pas se mler des affaires de la FIFA, qui est une instance internationale de foot part entire. Alors, la question de savoir si TALON n’est pas sur les traces de YAYI? Je dirai non!

  4. Commenter :ppou mw je remercie bcou le dynamik du gouvernement talon et la personne de homeky,le linge sale se lave en famille et nan dehors.

  5. SOGBAVID
    La faute est à la fifa et surtout au tas qui n’ont de démembrement local ou même continental pour la gestion des crises locales

  6. Michel Adjaka n’a rien compris.
    Je suis au regret de le dire. Il ne s’agit pas de dire tout et n’importe quoi. Autant le Gouvernement pose des actes qui le laissent perplexe, autant sur le football, il faut faire très attention, car la FIFA ne tolère aucune ingérence des États dans les affaires de foot. Sauf pour les cas de nécessité, comme les enquêtes de police.
    donc Adjaka doit apprendre à faire la part des choses.

  7. la fifa n’est pas au dessus de la justice beninoise. même ailleurs la justice se mêle des affaires de la fifa quand il y a magouilles. n’est ce pas la justice américaine et suisse qui tractent Joseph blater et ses complices pour malversations à la fifa. C’est du même au même. Face aux réalités de l’exercice du pouvoir Talon foule aux pieds la décision de justice.

  8. pour les intéligents, on ne pouvais rien attendre de nouveau chez le nouveau régime si l’on sait que c’est le faiseur du roi qui est devenu roi. le peuple béninois doit s’en prendre à lui même.seulement deux mois!

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