Bénin : Belmonde-Z dénonce le clientélisme et le copinage qui règnent à...

Bénin : Belmonde-Z dénonce le clientélisme et le copinage qui règnent à la DFAC.

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La situation qui prévaut depuis quelques années à la direction du Fond d’Aide à la Culture ( DFAC ) n’est u tout pas reluisante. Les nombreuses dénonciations des acteurs culturels n’ont été, s’il faut le dire ainsi, que de l’eau jetée sur le dos d’un connard. Comment les artistes, les potentiels bénéficiaires du milliard culturel, vivent-ils la gestion de ce fond ? C’est la question principale que la rédaction de votre journal a abordée avec l’artiste béninois, le salsero, Belmonde Zinsou alias Belmond Z. Mais avant, l’artiste nous parle de son retour sur la scène musicale après son tragique accident qui avait failli lui coûter la vie. L’interview

Qu’elles sont les dernières nouvelles artistiques et culturelles de Belmonde Z ?

Belmonde Z est en plein dans la promotion de son dernier album de 14 titres nommé «  » VISA ÉTERNEL » », C’est vrai que les choses ne suivent pas leurs coup normaux mais je fais ce que je peux pour satisfaire ceux qui aiment ma musique et aussi pour convaincre de potentiels fanatiques. .
Depuis mon retour sur scène, j’essaie de mettre les petits plats dans les grands pour tenir car c’est comme si j’avais repris à zéro mais Dieu merci je tiens le coût et ce bien sûre avec le soutien des gens qui aiment ma musique et qui veulent me voir vraiment émerger.

Aujourd’hui la DFAC et la DPAC sont farouchement critiquées par les acteurs du monde culturel, quel regard portez vous sur ces institutions qui bénéficient pourtant des milliards de francs cfa ?

DPAC et DFAC, je crois qu’il faut repenser la chose car avec l’avènement des Milliards Culturels, ces institutions auraient sans nul doute passer à côté de leurs vrais objectifs…moi je reproche rien aux directeurs de ces institutions mais c’est les groupuscules d’hommes formés pour la gestion de ces fonds qui font du clientélisme qui ne dit pas son nom, les fonds ne vont plus forcément au plus méritant mais se donnent à la tête de l’individu en face…y en a qui prennent chaque année pendant que d’autres, bien que méritant, restent observateurs…en Matière de chanson, je suis connu de ce peuple depuis 2002 , 2003 1er album produit par CAP FM intitulé «  »Sédè » » , 2005 2e album une autoproduction intitulé «  »Ya ou dou » » qui comportait les fameux titres —Madina et le faux mort qui a retrouvé le vrai mort-, 11 Mai 2008 je sors mon 3e album intitulé «  »Compétition wè », et mon 4e album après mon accident qui est intitulé «  »Visa éternel » » lancé le 14 Décembre 2014…, mais figurez-vous que depuis le début de cette carrière ce n’est que en 2014 que j’ai reçu 500 mille pour un projet de 8 millions, je crois bien que ce n’est pas ce que je mérite, et si on m’a donné cela c’est parce que je revenais d’une situation que tout le monde sait…donc moi je dis c’est dommage, faut revoir la façon de l’octroi des fonds aux vrais bénéficiaires…quand les assises pour une réorganisation des choses dans ce domaine vont commencer, je vais faire mes propositions.

Un mot pour conclure

Comme vous le savez monsieur le journaliste, nous sommes à l’ère des réformes dans tous les secteurs. Je souhaiterais que les dirigeants de la chose culturelle puissent véritablement s’engager pour des actions vraiment convaincantes dans ce secteur. Aujourd’hui, il y a trop de frustrations et trop de mécontents. Des associations culturelles qui dénoncent l’opacité qui se constate autour des réformes, et autres. Il faut, comme je l’ai dit, un large consensus autour de ses réformes pour que vice la culture de mon pays et que les acteurs, les vrais bien sûr, puissent véritablement bénéficier de leur arts et de leurs œuvres. Il faut dépolitiser ces maisons ou institutions qui s’occupent ë la culture. En le faisant, Elle pourra être un véritable outil de développement économique. Je vous remercie.

Benin web TV

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