Bénin : Adresse à Monsieur Patrice Talon

Bénin : Adresse à Monsieur Patrice Talon

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Monsieur le Président, cher compatriote,

Les phrases recopiées ci-dessous sont itératives dans les messages que je reçois depuis votre élection à Président de la République de notre pays : « Monsieur O B-Q votre silence surprend… », « Cher Doyen, vous êtes bouche cousue … tout va bien avec le Président Talon ? », « Doyen le candidat de votre préférence a été battu et celui que vous n’avez pas combattu a gagné, votre silence, il signifie quoi ? »

Les mêmes questionnements étant dans quinze des messages d’aujourd’hui 17/07/16, je ne veux pas sembler indifférent et m’adresse directement à vous-même : tout est préoccupant au Bénin et j’approuve sans réserve la déclaration du ministre d’Etat Abdoulaye Bio Tchane parue dans le quotidien français Le Monde ; le hasard des rencontres avait permis de nous connaître un peu et j’ai pu apprécier son intelligence des choses. Egalement sans ambages, je soutiens et diffuse le texte très courageux intitulé QUAND JUSTICE VEUT DIRE PAIX : ET YAYI ?

Issa KPARA, ancien ambassadeur du Bénin en Allemagne, est un ami de longue date ; je connais sa famille aussi ; la politique est un fruit que j’aime à manger même quand il n’est pas mûr ; c’est dire que je donne mon adhésion à l’intégralité de ce grand texte politique non pas parce que l’auteur est un ami, mais parce qu’il traduit ce que l’opinion publique attend de vous face aux agissements, à « la régression préjudiciable » ainsi qu’aux délits de votre prédécesseur.

En l’occurrence, Monsieur le Président de la République, fils d’un pays que je connais jusque dans ses profondeurs, fussent-elles obscures, je souhaite que de toute urgence, après en avoir fini avec les affaires de coton culture, la lumière et l’eau potable soient primordiales dans les problèmes de votre gouvernement : aucun des messages que je reçois ne les passe sous silence.

UNE AUTRE URGENCE.

C’est à cause des Béninois et de leurs saloperies que le Bénin regorgé de cadres compétents régresse en marchant en écrevisse; je demande à quiconque ne l’aurait pas su de consulter la rubrique Politique de mon site www.obhelyquenum.com où sont encore en ligne mes ripostes sans détour, quand Monsieur Thomas Boni YAYI avait déclaré qu’il mettrait le Bénin à feu et à sang ; il y a aussi mes contre-attaques quand le même personnage a eu fait détruire HOMME DEBOUT, œuvre d’art de la Fondation ZINSOU érigé à un endroit de la Route de l’Esclave, à Ouidah.

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Sans le moindre doute, plus d’un événement fera ressurgir Ouidah, malgré les rapaces et autres oiseaux nocturnes de la politique des prébendes qui se sont mis à piailler: « Lionel Zinsou est au service de la France », parce que le président François Hollande avait annoncé la création d’une fondation pour la mémoire de l’esclavage à laquelle Lionel Zinsou participera. Eh bien ! j’invite les Béninois ainsi que ceux qui ont un peu d’estime pour notre pays à lire les informations publiées par Le Monde Afrique que je joins à cette adresse au Président de la République de ce pays.

Ouidah, creuset de la culture et du culte vodún, était le port négrier d’Afrique ; au Sénégal, l’île de Gorée en était le relais. Il y a eu un Dossier OUIDAH pour l’inscription de cette ville historique toujours lourde d’émotion au patrimoine mondial de l’UNESCO ; le dossier a disparu ! Vingt ans durant j’ai été un fonctionnaire de grade moyen de cette Organisation que j’ai supprimée de mon curriculum vitae, mais je peux attester que personne ne perdait un dossier qui y parvenait ; à coup sûr, ce n’est pas à l’Unesco que le Dossier OUIDAH a été fantomatisé, mais au Bénin où les ronds de cuir et les renégats sont légion. Aurait-on dû les soudoyer afin qu’ils aient conscience de l’importance de cette inscription?

Natif de Ouidah ou de tout autre ville de notre pays, « le dossier perdu du port négrier de Ouidah pour le patrimoine mondial de l’Unesco » ne saurait laisser de marbre aucune personne digne du Bénin; Monsieur le Président, votre prédécesseur n’a en eu cure ; le combat pour la vérité dans l’Histoire, pour la Culture, la connaissance des fondements socio-anthropologiques de notre pays et un acharnement sans merci contre les faits du prince sont des constantes de ma vie. Qu’on en prenne note : jamais, jusqu’au terme de ma longue vie, je ne baisserai les bras quand il s’agira de ma terre natale.

Daignez vous saisir rapidement de ce Dossier en faisant preuve d’autant d’efficacité que dans les problèmes de coton culture, « rétablissement de l’ORTB dans ses fonctions régaliennes de télévision publiques ouverte à tous », etc.

A l’indifférence absolue de nombre de ses intellectuels devenus des compradores, la clientèle de la politique du ventre qui mange à tous les râteliers a fait du beau pays qualifié de « Quartier latin de l’Afrique occidentale française » par Emmanuel Mounier le fief d’une coterie et d’une confrérie de racailles. C’est inadmissible.

« To o gbà (ce qui signifie, le pays est détruit) … Olympe, je te connais, je sais que tu ne baisseras jamais les bras. » Cardinal Bernardin GANTIN.

Je me battrai.

Olympe BHÊLY-QUENUM.

Garrigues-Sainte-Eulalie, 17 juillet 2016.

aCotonou

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