Bellarminus Kakpovi, politologue : « Nos dirigeants doivent apprendre à assumer leurs actes »

Bellarminus Kakpovi, politologue : « Nos dirigeants doivent apprendre à assumer leurs actes »

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« L’image que j’ai vue lundi me donne l’impression de me retrouver à la conférence de Yalta dont le communiqué de presse du 11 février 1945 dit que les grands leaders se sont mis d’accord sur la politique commune et les plans communs à adopter, pour assurer l’exécution des termes de la capitulation inconditionnelle, à imposer à l’Allemagne nazie. Mais, je constate dans ce cas ci que ce n’est pas à l’Allemagne nazie qu’on veut imposer quelque capitulation inconditionnelle que ce soit, mais plutôt au peuple béninois par Yayi Boni.

Je suis un peu dérangé que Yayi Boni soit à la quête d’une perpétuation de l’impunité dans notre pays. Je ne sais pas pourquoi les uns et les autres ont peur d’une quelconque action en justice de l’Etat béninois. Nos dirigeants doivent apprendre à assumer leurs actes. Yayi Boni a dirigé pendant dix ans ce pays. Nous lui en sommes reconnaissants. Mais qu’il sache aussi que si jamais on constate des faits de mal gouvernance, il devra en répondre. Le président de la république, Patrice Talon, doit savoir aujourd’hui qu’il n’a pas droit à l’erreur. Si les Béninois l’ont élu, c’est parce qu’il portait l’espoir, l’espérance d’une rupture, d’un nouveau départ. Laquelle rupture est synonyme aussi de fin de l’impunité dans notre pays. Il ne peut pas aller signer un quelconque accord à Abidjan qui pourrait absoudre Yayi Boni et ses partisans. S’il le fait, c’est qu’il va se mettre une large partie du peuple béninois à dos. Je suis d’accord avec une réconciliation personnelle, mais cela ne veut pas dire que les actes de mal gouvernance qui seront constatés les semaines à venir resteront impunis. »


 

Actu Bénin

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