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Avènement au pouvoir de la coalition de la Rupture : A quoi s’attendre les cinq prochaines années

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Tel le Changement en 2006, la Rupture est le nouveau concept qui reçoit l’adhésion des populations autour du candidat sorti 2e du scrutin du 06 mars. Mais si seulement elle était synonyme d’une certaine vertu dans la gouvernance, le peuple ne s’emporterait que mieux. Mais à voir les antécédents du chantre de la Rupture avec le régime sortant de même que ceux de ses lieutenants immédiats, il est fort à craindre que l’appareil d’Etat ne soit utilisé pour servir une cause personnelle, une vendetta.

Nous sommes le 7 avril 2016. Le chantre de la coalition de la Rupture vient de prendre possession du douillet fauteuil présidentiel. Voici imagés, dans une sorte de fiction politique, les changements qui interviendront au profit des princes de la rupture et auxquels le peuple n’a jamais pensé.

L’Assemblée nationale sera le 1er champ d’expression du nouveau rapport de force. Pour avoir soutenu le candidat de la coalition républicaine, Adrien Houngbédji fera désormais objet de toutes les attaques. Assis désormais sur une chaise éjectable, le président du Prd verra partir, un à un à la rivière, les députés de l’opposition. Tout sera mis en œuvre pour le mettre en minorité pour finir par lui chiper le poste de 2e personnalité de l’Etat. Et ce n’est pas l’argument qui manquera. On dira que pour l’équilibre régional, il faut que la 2e personnalité de l’Etat soit de la partie septentrionale, le président étant déjà proche de l’Océan Atlantique. Monté sur ses grands chevaux, Sacca Lafia trouvera que, pour avoir été, le premier à porter la candidature de Patrice Talon dans le septentrion, occuper le poste de la 2e personnalité de l’Etat, ne serait que justice. Cette vendetta n’épargnera pas non plus Eric Houndété, actuel 1er vice-président de l’Assemblée nationale. Après avoir réussi à recomposer tout le bureau du parlement, la vendetta étendra ses tentacules jusqu’au niveau des commissions pour loger tous les acteurs de la victoire à des postes stratégiques. Et ce n’est pas fini. Viendra ensuite le tour des maires qui ont supporté Lionel Zinsou

Des destitutions de maires en vue

Cotonou, capitale économique où se brassent par jour des milliards de francs, sera la première municipalité en ligne de mire. Si Candide n’avait pas renoncé à son poste de conseiller municipal, il aurait été tout heureux de pouvoir enfin déloger, non pas par les urnes, mais par un forcing LéhadySoglo et toute sa clique depuis le temps où il rêve de donner une leçon politique à la famille Soglo. Mais peu importe que cela soit Candide ou non. Chasser LéhadySoglo de la mairie de Cotonou avec un coup de pied dans le derrière sera pour lui un plaisir et son suppléant sera fier d’être l’arme par laquelle son mentor règlera ses comptes avec les Soglo.

Le cas de Cotonou réglé, cap sera ensuite mis sur Porto-Novo, la capitale politique. A coup d’argent, les conseillers Prd rejoindront en nombre la coalition de la Rupture. A défaut de ne pouvoir utiliser Gaston Zossou et Adidjatou Mathys pour le sale boulot, un ancien conseiller Prd servira de révolver pour donner le coup de grâce à la formation politique de maître Adrien Houngbédji.

Parakou ne sera pas du reste. Le maire Karimou Souradjou a déjà dans son conseil municipal l’homme qu’il faut pour la cause. Pour avoir tout laissé à Cotonou, Charles Toko, ne s’est pas fait élire conseiller pour les rares occasions du conseil municipal. Dans un vaste retournement de vestes, il pourrait surfer sur le nouveau rapport de force pour rompre l’union autour de l’actuel maire de la ville de Parakou et en profiter pour obtenir sa destitution afin d’occuper le fauteuil qui lui a échappé par la voie des urnes.

Le tour des communes à statut particulier terminé, cap sera mis sur les villes stratégiques comme Bohicon et Abomey. Luc Atrokpo et Blaise Ahanhanzo-Glèlè payeront chers leur soutien à Lionel Zinsou. La coalition de la rupture n’a pas besoin d’aller loin pour trouver les hommes capables de servir la cause. Ils sont déjà sur place dans le conseiller communal des deux villes. A Bohicon, au nom de la coalition de la Rupture, Elisabeth Agbossaga a le profil idéal pour servir la cause. Ce sera pour elle une occasion inespérée de prendre sa revanche sur Luc Atrokpo qui, tout le temps, lui a rabattu le caquet. A Abomey, l’ancien maire Alain Fortuné Nouatin est l’arme parfaite pour botter le cul à Blaise Ahanhanzo-Glèlè qui, après un bref séjour dans le gouvernement Yayi, est revenu encore prendre son fauteuil de maire alors que Alain Fortuné Nouatin commençait bien à se sentir à son aise.Suivra ensuite le maire de Sèmè-Podji Charlemagne Honfo. Il sera offert comme dessert à Sébastien Ajavon pour qu’il place un de ses lieutenants dans le fauteuil de cette commune où il a beaucoup d’intérêts. La commune de Djougou, actuellement dirigée par les Fcbe sera aussi contrôlée par la vague bleue tout comme celle de Tchaourou qui sera attribuée à Karim Chabi Sika pour service rendu à la cause de la Rupture.

Au même moment, un regard sera jeté sur tous ceux qui ont soutenu Lionel Zinsou et qui sont à la tête de structures étatiques mais électives. Et sur ce chapitre Augustin Ahouanvoébla peut être sûr de ne jamais retrouver son poste de président de la Fédération béninoise de football au profit d’un certain Anjorin Moucharaf qui marquera ainsi son retour aux affaires louches du football.

Ce n’est que la première partie de ce que cache la rupture les cinq années à venir.

Retrouvez dans nos prochaines publications un dossier sur les nominations.

M.M

aCotonou

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