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Au sujet du sort de Yayi : Ouattara montre la voie à suivre à Talon

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Une affaire ivoiro-ivoirienne tombe à pic pour un Bénin qui continue de commenter la rencontre dite de réconciliation entre Patrice Talon et Boni Yayi sous l’égide du président de la Côte d’Ivoire. Alassane Dramane Ouattara tient à ce que la justice soit dite pour les présumés auteurs de massacres lors de la crise post-électorale de 2011 chez lui. Et pourquoi pas au Bénin !
«Quand j’ai vu la vidéo faite par Alpha Blondy sur le net il y a quatre ou cinq jours, je l’ai cherché pendant le week-end. Et avant-hier soir, je l’ai eu. Il était à Paris. Je lui ai dit : mais jeune frère, vous savez, un président de la République ne peut pas tout faire. Nous sommes dans un Etat de droit, dans une démocratie. On peut avoir le cœur lourd par rapport à certaines situations. Mais on ne peut pas abandonner tous les procès». C’est ainsi que le président ivoirien, Alassane Ouattara, a réagi à l’appel à la libération de l’ancien président, Laurent Gbagbo et de ses proches, lancé par Alpha Blondy. Il a ajouté à la même occasion que les crimes perpétrés en Côte d’Ivoire pendant la crise post-électorale ne doivent pas être impunis. Le président ivoirien ne peut pas mieux montrer la «bonne voie» à son homologue béninois en ce qui concerne la mal-gouvernance criarde dont ce dernier a héritée du régime défunt. Et selon des indiscrétions, c’est pour justement se protéger de sa gestion de dix ans du Bénin que Yayi aurait sollicité la médiation du président Alassane Ouattara auprès de Patrice Talon. Il aurait négocié une amnistie. La rencontre a eu lieu le lundi 18 avril dernier à Abidjan. Et très tôt, des voix se sont élevées pour montrer que le président ivoirien n’était pas indiqué à mener une telle réconciliation entre deux frères béninois. Lui qui n’a pu pardonner à son prédécesseur, Laurent Gbagbo, qu’il a d’ailleurs envoyé à la Cour pénale internationale (Cpi). Cependant, puisque le président Ouattara tient à la justice pour ce qui concerne la crise post-électorale de 2011 dans son pays, pourquoi cela ne doit pas être le cas au Bénin, s’agissant de mauvaise gouvernance d’un régime ?
Yayi même est prêt à répondre de sa gestion
Importe ce qui a été promis à cette rencontre, pour nombre de Béninois attachés à la «rupture», Talon n’a pas le choix. Il est obligé de laisser la justice faire son travail si entre temps il était indispensable d’interpeller son prédécesseur pour sa gestion. D’ailleurs, l’indépendance de la justice est une promesse électorale chère à Talon. Mieux, Boni Yayi, visiblement, n’aura pas à craindre une éventuelle interpellation. Il a déjà fait la promesse de répondre de ses actes le moment venu. «Que les gouvernants soient jugés de par leurs actes. Je l’ai demandé et je suis prêt à tout moment. Lorsque, Eh bien mon immunité présidentielle aura été levée, je suis prêt à répondre à tout. Les actes que j’ai posés je n’ai pas du tout regretté», a dit à Yayi devant de milliers de compatriotes et à la salle du peuple de la présidence de la République. Un lieu hautement sacré. Alors, qu’il aille se défendre au cas où !
Gbadamassi : «Talon doit se méfier de Yayi»
Lors d’un débat sur la chaîne de télévision Sikka Tv, l’honorable Rachidi Gbadamassi a aussi donné son avis sur la rencontre d’Abidjan. Et le député Fcbe, (alliance qui a soutenu Yayi pendant ses dix ans de mandat), n’a pas été tendre avec son ancien mentor. Il demande d’ailleurs au président Patrice Talon de se méfier de lui. «Yayi Boni est biologiquement rancunier. Il a envoyé par deux fois des militaires m’enlever. J’ai des preuves qu’il ne voulait pas organiser le second tour. J’ai des preuves qu’il a donné l’ordre à Koutché de ne pas débloquer les fonds pour le second tour. Yayi n’a pas encore accepté qu’il a perdu le pouvoir. Il ne s’est pas apprêté à laisser le pouvoir. Il veut rendre Talon impopulaire pour que comme Kérékou et Soglo en 1996, que le peuple aille le chercher à nouveau. Talon doit se méfier de Yayi et s’il ne le fait pas, le peuple le fera à sa place».

Arhanase Dèwanou

aCotonou

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