Assemblée Nationale : Un autre séisme en vue

Assemblée Nationale : Un autre séisme en vue

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Au lendemain de l’installation du nouveau régime,une reconfiguration de la classe politique est toujours d’actualité à l’Assemblée nationale. Après la première, survenue  jeudi 10 mai 2016, quand 13 députés ont démissionné de trois groupes parlementaires, une autre reconfiguration se prépare. Des groupes parlementaires sont menacés de dissolution pendant que d’autres se formeront même si ça serait avec peine.

C’est le cas du groupe parlementaire du député Octave Houdégbé qui, depuis, peine à se reformer. Ce groupe parlementaire qui n’a pas été épargné par la dislocation du 10 mai 2016, n’a pu jusque-là se reformer. Se réclamant de la mouvance parlementaire, il était appelé «République, Paix, et Progrès» et était composé des députés tels que : Adam Bagoudou, Yaya Garba, Abdoulaye Gounou, Edmond Agoua, Jacques Yempabou, Cyprien Togni, Marcel de Souza, Lucien Houngnibo, Marcellin Ahonoukoun et Octave Houdégbé. C’est ce dernier qui avait assuré  la présidence dudit groupe jusqu’à son éclatement.Malheureusement, toutes les tentatives pour sa recomposition semblent vaines. Le jeudi 14 juillet 2016 encore, il était annoncé dans les couloirs de l’Assemblée nationale que le groupe est formé et que cela devrait être annoncé en plénière ce jour-là. Malheureusement, les mêmes coulisses ont informé après que le député Octave Houdégbé a refusé de présider le nouveau groupe parlementaire et a proposé le député Pascal Hessou. C’est le choix de ce dernier qui aurait fait ajourner les choses. On apprend que certains députés refusent ce dernier et proposent un autre. La longue réunion tenue ce jeudi 14 juillet 2016 au bureau de ce groupe parlementaire après la séance plénière qui a consacré l’ouverture de la première session extraordinaire, n’a pas permis d’harmoniser les points de vue. Les membres de ce groupe parlementaire se sont séparés dos à dos. Même si le principe de faire partie d’un même groupe parlementaire est acquis, c’est le choix de celui qui va le présider qui divise les membres. Quand on parle de la  formation d’un groupe parlementaire, cela suppose la dissolution d’autres. Il est annoncé que les députés quittent certains groupes parlementaires. Ainsi, une autre reconfiguration de la classe politique s’annonce. D’ailleurs lors du débat en plénière sur la clé de répartition à adopter  pour la désignation des représentants des députés au Cos et Cca, le député Jean-Marie Allagbé, sans le vouloir, a laissé échapper lors de son intervention qu’il démissionne de son groupe parlementaire.

De l’insomnie donc en perspective pour les présidents des groupes parlementaires.

Kola PAQUI


Matin Libre

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