Assemblée Nationale : Autorisation de ratification de 3 conventions internationales

Assemblée Nationale : Autorisation de ratification de 3 conventions internationales

0
PARTAGER

Mardi 26 avril 2016, sous l’égide du premier vice-président du parlement, Eric Houndété, les élus de la 7ème législature ont  examiné un traité et deux conventions. Ils ont par la suite autorisé le gouvernement à les ratifier.

Les trois(03) demandes de ratification, objets de débat hier à l’hémicycle, portent respectivement sur le Projet de loi portant autorisation de ratification du traité sur le commerce des Armes (TCA) adopté à New York le 28 Mars 2013, le Projet de loi portant autorisation de ratification ou d’adhésion de huit Traités, conventions et protocoles de l’Organisation de l’Aviation Civile Internationale, et le Projet de loi portant autorisation de ratification de la convention de Minamata sur le mercure adopté et signé à Koumamoto au Japon le 10 Octobre 2013. A l’unanimité les élus ont donné leur quitus à la ratification des différents projets de conventions internationales soumis à leur appréciation.

Soulignons toutefois que le dossier qui a suscité un vif débat à l’hémicycle est celui de la loi portant autorisation de ratification du traité sur le commerce des Armes (TCA) adopté à New York le 28 Mars 2013. Si l’intérêt du Bénin à ratifier ledit traité sur le commerce des Armes (TCA) est de renforcer son dispositif sécuritaire, bon nombre de députés ne partagent pas cet avis. Pour l’honorable André Okounlola, la ratification d’un tel traité n’est pas synonyme ni d’absence de vol à Cotonou ni de braquage sur les routes. L’honorable Léon Comlan Ahossi va, quant à lui, attirer l’attention du parlement sur la réticence des Etats-Unis et le Zimbabwé à donner leur aval au traité et à sa mise en application avant la demande d’autorisation par le gouvernement béninois. A leur suite et ce, dans l’intention de dissiper les zones d’ombre évoquées par les députés, le ministre Azannaï de la défense, à laisser entendre que le Bénin ne peut se soustraire à l’étape actuelle au dialogue de la communauté internationale. A en croire le président de la Commission chargée des affaires extérieures, Nassirou Arifari Bako, le commerce illicite des armes suppose conformément à la mission des Nations Unies, paix et sécurité des Etats disposant du contrôle de la violence légitime. Aujourd’hui déplore-t-il, le monde est face à la prolifération des groupes armés non étatiques qui s’approvisionnent dans les arsenaux et qui peuvent d’une manière ou d’une autre inquiéter la paix et la sécurité même du Bénin.

Kola Paqui

Matin Libre

Commentaires

commentaires

Commentaires

commentaires

LAISSER UN COMMENTAIRE