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Après les 100 premiers jours à la Marina : Les chantiers prioritaires du Président Talon

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Tout reconstruire et repartir sur des bases plus solides. Après l’état des lieux au cours des 100 jours passés à la Marina et le sévère procès fait au régime défunt au regard de son bilan, le gouvernement Patrice Talon est, à présent, condamné à réussir ou à faire mieux là où Boni Yayi et ses collaborateurs ont trébuché. Fini l’état de grâce pour véritablement amorcer un Nouveau départ. Presque tout s’avère prioritaire. La santé, l’éducation, l’insécurité, la relance de l’économie, le panier de la ménagère, l’énergie, l’aboutissement des réformes politiques et institutionnelles, la modernisation de l’administration, des réformes pour une décentralisation plus féconde, la lutte contre la corruption, le dialogue social, l’emploi, la bonne conduite des grands travaux…La liste est longue.
Mais, après ces cent premiers jours de l’expérimentation de la gouvernance Talon, l’insécurité, l’éducation, la relance de l’économie et l’énergie tiennent le haut du pavé des chantiers prioritaires. Car, depuis le 6 avril 2016, les Béninois vivent dans un climat d’insécurité avec une succession de vols à main armée et de vindicte populaire. Il est vrai que le gouvernement a, très tôt, pris la mesure de la situation en mettant en place une commission pour proposer des réformes afin d’apporter une meilleure réponse à la pègre. Mais, au vu des dégâts qui s’amoncellent, l’attente se fait déjà longue.

La rupture est dure mais…
Les réformes, il en faut, tout de suite et maintenant, dans le secteur de l’éducation. A moins de vouloir cautionner la crétinisation de la relève, des décisions idoines doivent être prises. D’où l’urgence de mettre en œuvre les résultats des états généraux de l’éducation ou que plein pouvoir soit donné au Conseil national de l’éducation version rupture pour penser la meilleure formule pour une éducation responsable des apprenants. L’énergie est tout aussi un défi pour le gouvernement Talon.
D’ailleurs, lors de sa dernière visite à l’Elysée, le chef de l’Etat béninois en a fait l’une de ses priorités en ce qui concerne l’aide que la partie française peut apporter à son pays. Mais, cent jours après l’avènement du chantre du Nouveau départ à la Marina, la grosse préoccupation reste et demeure la relance de l’économie et le panier de la ménagère. Evidemment, la rupture est tellement dure dans les poches et le panier de la ménagère que les premiers jours d’euphorie et de bénédiction du nouveau régime font, depuis peu, place à l’inquiétude.
Mais, déjà faudrait-il que sous Talon, l’économie retrouve une stabilité, que l’ardoise de la dette intérieure soit effacée et que la lutte contre la corruption, la gabegie, la mauvaise gouvernance soit une réalité avant que le gouvernement ne pense à s’investir plus abondamment sur d’autres chantiers tout aussi importants que sont les grands travaux, l’emploi et le social.

Faire mieux…laisser des traces
Toutefois, avant d’atteindre ses objectifs, le gouvernement de la Rupture gagnerait à moderniser l’administration publique et à investir dans le capital humain. Car, à la vérité, il serait malhonnête au regard du coût de la vie, de ne pas reconnaître que le fonctionnaire béninois n’est pas bien payé. C’est dire qu’avant que les syndicalistes ne durcissent le ton, le gouvernement Talon doit manipuler avec minutie, l’arme du dialogue social. Les logements sociaux pour pallier la cherté des loyers dans les grandes villes, des transports en commun, l’énergie et l’eau à moindre coût…En somme, Patrice Talon et son gouvernement ont beaucoup à faire pour créer des conditions idoines pour le bien-être de leurs concitoyens. Le défi est grand. Pourvu que les fruits tiennent la promesse des fleurs.
Angelo DOSSOUMOU

aCotonou

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