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Après la victoire du candidat de la rupture à la Présidentielle:Les conseils du couple Soglo à Patrice Talon

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Golfe Tv : Une certaine presse salue votre engagement. Après l’épisode de l’élection du président de l’Assemblée nationale, vous avez de nouveau sauvé le pays dit-elle. Quel est le mobile de votre engagement ?

Rosine Soglo : Je n’ai pas travaillé seule. Je n’aime pas cette vanité-là. C’est trop tard pour moi d’être vaniteuse. C’est le peuple qui a parlé pour que la victoire aille dans le camp de l’opposition pour hisser Adrien Houngbédji au perchoir pour une 3ème fois. C’est le moment pour moi de mettre fin à cette désinformation, ce mensonge grossier. Je n’ai jamais dit de Lionel Zinsou qu’il est un Blanc. Si je l’avais dit, je le répéterais. Le pays me connaît. Si je l’avais dit, je le répèterais. J’ai dit pire à Mathieu Kérékou et à Yayi Boni. Il faut que les gens arrêtent ce mensonge qui se perpétue. C’est dommage que le Monsieur lui-même ne vienne pas dire que je ne l’ai jamais traité de Blanc. Je ne peux pas le traiter de Blanc, car je ne le connais pas. Je ne l’ai jamais vu. J’ai simplement dit à M. Lionel Zinsou, quand on m’a dit que c’est le Premier ministre, que je n’aime pas qu’on nous impose quelqu’un venant de l’extérieur qu’il soit Béninois ou pas.

M. le président, votre action qui se solde par la victoire de la coalition de la rupture a connu 3 étapes : la concertation au Chant d’oiseau, votre point de presse au Novotel et la conférence commune avec Maman au siège de la Rb puis votre activisme sur le plateau d’Abomey. Quel a été le sens de votre lutte ?

Nicéphore Soglo :La Nation était en danger parce que c’est le peuple qui doit choisir. J’ai eu le sentiment que notre régime allait dans le mûr à cause des scandales dont vous avez connaissance et que le Parti communiste du Dahomey en a fait une liste exhaustive récemment dans 2 publications d’articles de bonnes qualités. Non seulement il y a violation des droits de l’homme, mais l’économie est gangrenée par la corruption avec le triste épisode de Icc-Services où il y a la bagatelle de 156 milliards de FCfa auquel il faut ajouter le travail fait par Koupaki 211 milliards 500 millions de FCfa. Tout le monde s’en souvient. Je reviens de l’intérieur du pays, il n’y a pas d’eau potable à Abomey, Djidja, Agbagnizoun. Il n’y a pas d’énergie. Voilà la déconfiture sur l’économie. Je ne peux pas être là en tant qu’ancien chef d’Etat et être spectateur. Cela ne s’expliquerait pas. Je suis intervenu parce que la Nation est en danger. L’acte a le soutien de soulagement que tout le monde porte. En définitive, on l’a fait et nous sommes capables de le faire. Devant une affaire aussi grave, il fallait agir. Les chefs d’Etat me téléphonaient et me disaient : « vous les francophones on vous connaît. Vous êtes la honte de l’Afrique. Vous étiez incapables de gagner la guerre de libération que les gens ont gagnée partout ». Je leur ai répondu de ne pas nous juger trop habilement. Il y a une nouvelle génération de nationalistes. A propos, je voudrais rendre un hommage à Galiou qui a fait un travail formidable.
Au Chant d’oiseau, je voulais montrer un peu comme on l’avait fait avant la conférence nationale qu’il y ait un débat pour entendre tous les candidats. J’ai envoyé des invitations à tout le monde sans exception, même au chef de l’Etat, parce que c’était une occasion pour mettre tout à plat. Malheureusement, à ma grande déception, ceux que j’attendais ne se sont pas présentés. A cette occasion, nous avons apporté des preuves indiscutables que la Françafrique était encore à l’œuvre et qu’on voulait mystifier le peuple béninois.

Le ministre Soglo était intervenu sur Bbc pour expliquer votre légitimité à intervenir dans le débat public. Il a aussi fait cas des raisons de votre position commune sur la Françafrique. En quoi, la Françafrique est-elle un danger pour notre pays ?

Je suis fier du peuple béninois. Tout le monde sait le travail à faire. Après l’écroulement du mûr de Berlin, tout le monde sait ce qu’a été le grand mouvement de démocratisation du développement avec des règles précises. Le continent qui a subit 4 siècles de Traite négrière. Et comme le dit Dubois, « Au président Dieudonné Soglo qui, par son action et son exemple reste une source d’unité et du baliseur de la route de l’avenir, pour lui dire mes vœux, mon amitié et ma reconnaissance ». Il faut donc que je sois digne. C’est la raison pour laquelle je suis descendu dans l’arène. Je crois que là où il est, il doit être fier de moi.
Je crois au peuple béninois surtout après cette élection après les informations qu’il faut lui apporter en temps réel. Et c’est ce que nous avons fait. Les gens parlaient de K.o au 1er tour. J’ai dit non. Si nous sommes là, surtout que j’ai reçu pratiquement tous les acteurs, il n’aura pas lieu. J’ai reçu le jeune Zinsou à qui j’ai parlé comme on parle à un fils. Je lui ai demandé ce qu’il allait faire dans cette galère.

Avez-vous un mot à l’endroit des militants de la Renaissance du Bénin ?

Je les remercie, parce qu’ils ont suivi à la lettre ce que moi-même et Rosine qui est la présidente-fondatrice avons dit. Que ce soit à Novotel comme au siège de la Rb et à Goho, les militants buvaient du métier. On n’avait aucune crainte. Talon lui-même ne m’a pas dit on te remercie. Tu as fait déjà 50% du travail. Idem pour Ajavon. Evidemment, peut-être qu’avec le temps. Ils ont oublié.

Un conseil à donner au nouveau président Patrice Talon

Quand on devient président, on est très jaloux de ses prérogatives. C’est à lui de se mettre au-dessus de la mêlée. Je voudrais le féliciter pour sa ténacité. Il a parlé de la dette intérieure, c’est vrai. Je crois qu’il y a des organismes qualifiés pour ce job-là. C’est là où j’ai travaillé. Le Fonds monétaire international (Fmi) est capable de lui présenter quelque chose que personne au monde ne pourra mieux prendre en comptes.

Propos recueillis sur Golfe Tv

Actu Bénin

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