Animation politique à l’Assemblée nationale : La majorité présidentielle en quête d’un...

Animation politique à l’Assemblée nationale : La majorité présidentielle en quête d’un leader

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C’est un secret de polichinelle de dire que les partis proches du gouvernement de la Rupture contrôlent l’espace politique à l’issue des derniers scrutins. Mais il se fait qu’après  deux mois de gestion du pouvoir Talon, sa majorité au Parlement peine à avoir une boussole. Difficile de dire qui parmi les députés de la Rupture, joue le rôle de leader.

Une ambiance de méfiance règne au sein de la famille de la mouvance présidentielle au Parlement. Pour la conduite à tenir face à certains dossiers, les députés de la majorité présidentielle ne savent pas souvent la conduite à tenir. C’est dire qu’ils manquent d’éclaireur, d’un leader choisi par le président Patrice Talon. En effet, depuis plus de deux mois que le nouveau régime a été installé, le chantre du nouveau départ, le président Patrice Talon n’a jusque-là pas encore tenu une réunion avec les députés qui se réclament de la majorité présidentielle, apprend-t-on de sources dignes de foi. Aujourd’hui, ce silence qui règne entre le président de la République et  ses députés, a des conséquences néfastes sur la bonne ambiance qui doit régner entre les députés de la mouvance. Plus de 60% des députés de cette 7ème législature soutiennent les actions du nouveau gouvernement. Seulement, avec le départ de l’Assemblée nationale de Candide Azannaï et de Sacca Lafia, les députés de la majorité présidentielle sont sans guide. Sept groupes parlementaires sont enregistrés et animent actuellement le débat politique à l’Assemblée nationale. Aucun de ces 7 groupes ne se réclame de l’opposition. Même certains des députés non-inscrits clament leur appartenance à la majorité présidentielle. Ceci rend l’atmosphère invivable car face au silence  du président de la République, certains députés commencent às’inquiéter et douter d’être réellement de cette mouvance soutenant les actions du nouveau gouvernement. Au temps du régime de Yayi Boni, le député André Okounlola a été le dernier à jouer ce rôle d’éclaireur et porte -parole des députés se réclamant de la majorité présidentielle. C’est ce personnage qui manque actuellement au sein des députés de la majorité présidentielle. Du coup,  il règne une atmosphère de crise de confiance entre eux. De même, les groupes  parlementaires ne se sentent pas motivés. Et cet état de chose risque bien de compliquer la tâche au Chef de l’Etat au Parlement lors de l’étude des réformes politiques et institutionnelles annoncées.    

Kola PAQUI (R B Ouéne-Plateau)

Matin Libre

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