Affrontements, voies de fait en période électorale:Les candidats doivent calmer les esprits

Affrontements, voies de fait en période électorale:Les candidats doivent calmer les esprits

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Période chaude par excellence, la campagne électorale a toujours porté les germes d’écarts de langage et de comportements déviants par endroits. Les candidats doivent, une fois encore, calmer leurs militants.

Affiches de candidats déchirées, affrontements viriles, interdiction aux candidats de battre campagne dans une région donnée, les ingrédients d’un recours à la violence se réunissent progressivement. La campagne s’installe avec ses beaux scénarii, mais aussi ses grandes dérives. Aucune concession ne devra se faire autour de ces voies de fait et discours déviants. Si à Cotonou ces écarts commencent par reculer progressivement, il est fréquent de constater que dans les régions reculées où la présence de la force publique est un peu rare, des partisans piqués par le virus du fanatisme s’adonnent à des destructions d’affiches de candidats. A Cotonou par exemple, on a vu l’affiche d’un candidat influent lacéré par des produits ressemblant aux déchets humains. Si le carnaval devra commencer, la ville vitrine risque de sentir la « merde ». Les comportements déviants d’une telle gravité ne doivent pas rester impunis car la loi donne plein pouvoir à tout citoyen de faire punir les auteurs. Les forces de sécurité peuvent recevoir toute plainte de citoyen et arrêter les contrevenants. Les tribunaux de droit commun sont également compétents pour connaître de ces cas et punir les auteurs d’une peine d’emprisonnement. L’acte est donc suffisamment grave, la sanction sévère. Il est admis que nul n’est censé ignorer la loi. Encore qu’il faut que tout le monde soit dans la capacité de la connaître. Il est donc de la responsabilité des pouvoirs publics de sensibiliser les populations sur les risques qu’elles courent en agissant de la sorte. Le peuple a le droit de savoir. Les candidats ont aussi le devoir de leur faire savoir cela. Au cours de leurs différents meetings, ils doivent être des activistes farouches de la paix et de l’unité nationale. Au-delà de leur responsabilité de sensibiliser les populations sur les comportements exemplaires à avoir, ils doivent également éviter dans leurs discours, des propos empreints de violence. Il semble que ce qu’on nous montre à la télévision ne ressemble pas toujours à ce qui est distillé en patois par certains candidats et acteurs politiques. Ces discours, dans la plupart des cas, sont orientés soit, vers un challenger, soit vers un système. S’il est plus facile pour les plus avisés de rationnaliser ces discours politiques virulents, il l‘est moins pour le militant non averti. Celui-ci prend souvent tout ce qui est dit au premier degré et s’investit tout de suite. La balle de la division, du régionalisme, des attaques personnelles étant lancée, il est difficile de maîtriser tous les dégâts. Si l’on est parvenu à interdire à des candidats de rencontrer leurs militants d’une commune ou d’un arrondissement, si dans le nord, de petits écarts se notent déjà entre adversaires originels, si les passions se déchainent, c’est qu’il y a des craintes à avoir. La grande croisade pour la paix, ce n’est pas les marches. Il faudra militer en faveur d’une veille citoyenne. Chaque citoyen devra se sentir impliqué. Chaque citoyen doit dénoncer toute dérive de quelque nature qu’elle soit. La veille citoyenne est le véritable remède à toute niche de violence. C’est une arme qui est entre ses mains et il doit la faire valoir partout où besoin sera. Ce n’est qu’à ce prix uniquement que la paix chantée tous les jours sera sauvegardée.

HA

Actu Bénin

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