Affaire ICC-service à l’Assemblée Nationale : Yahouédéhou et Koussonda insatisfaits des réponses...

Affaire ICC-service à l’Assemblée Nationale : Yahouédéhou et Koussonda insatisfaits des réponses du gouvernement

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Les questions d’actualité relatives à l’affaire Icc-Services, la gestion des fonds récupérés, et la gestion des immeubles et véhicules saisis, posées par le député Janvier Yahouédéhou, et celle relative au remboursement des propriétaires des immeubles ayant servi de siège aux agences d’Icc-Services, posée par le député Moukaram A. Koussounda, étaient à l’ordre du jour de la séance réservée aux questions au gouvernement. Au terme des échanges, les députés sont restés sur leur soif. Ces derniers semblaient insatisfaits des réponses données par les membres du gouvernement.

« …J’ai été doublement peiné puisque n’ayant pas en face les auteurs ou co-auteurs et facilitateurs réels de cette affaire. Mais je vais toutefois signaler quelques incohérences. Par exemple, la valeur des véhicules vendus. J’ai le document présenté par le gouvernement qui s’élève à 480 millions alors qu’il y a en juin 2015, l’agent judiciaire du trésor qui nous présentait une situation de 609 millions. Le gouvernement par exemple ne nous a pas dit les 128 millions d’honoraire qu’il a perçus… Le gouvernement aura du mal à prouver aux Béninois en disant que la structure Icc-Services et consorts sont des structures illégales puisque il y a des documents officiels qui montrent que ces structures sont connues du gouvernement. C’est le cas par exemple du document N° 1076 du 20 novembre 2009 qui citait Icc-Services et consorts comme institutions bancaires. Donc les Béninois qui ont mis leurs sous dans Icc-Services et consorts ne sont pas des malades mentaux. Autre élément d’insatisfaction, j’ai parlé du cas de Adanmènou dont le gouvernement n’a pas parlé du tout », a déclaré le député  Yahouédéhou. «Je voudrais dire que pour le dossier Icc-Services, nous sommes des élus du peuple et ne rien faire serait non-assistance à personne en danger » a-t-il conclu. De son côté, l’honorable KoussondaAdjibadé  se dit aussi peiner parce que le gouvernement qui répond auxquestions aujourd’hui n’est ni auteur, ni co-auteur et n’était pas aux affaires en 2009ou 2010, au moment où l’affaire Icc-services a éclaté. « Mais ce que je regrette dans ce dossier, c’est qu’il y a nos compatriotes qui, pour une seule raison de vol de moto se retrouvent en prison ou parce qu’ils ont volé une chèvre... Alors qu’à côté on amasse 156 milliards pour ne pas être puni…» a-t-il ajouté.

Kola PAQUI (Br. Ouéné-Plateau)


Matin Libre

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