Affaire avion présidentiel:Le faux coup de Yayi à Talon

Affaire avion présidentiel:Le faux coup de Yayi à Talon

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A quelques jours de son départ de la présidence de la République, l’ex chef de l’Etat, Yayi Boni s’est empressé d’offrir un « cadeau volant » à son successeur. La polémique entretenue sur l’avion présidentiel, laisse entrevoir que c’est un faux coup de l’ancien président au nouveau chef de l’Etat.

L’atterrissage manqué du vol inaugural de l’avion présidentiel augurait un mauvais présage. L’appareil bloqué dans les airs pour des raisons météorologiques pour les uns, mécaniques pour les autres, est retourné simplement à Cotonou. Dès lors, s’est posée la question de sécurité sur le moyen de transport aérien du successeur de Yayi Boni. La visite ou l’inspection effectuée par le ministre en charge des transports sur l’avion et les déclarations controversées qui en ont suivi ont nourri de plus belle les polémiques. Pendant que le représentant de l’Agence nationale de l’aviation civile relève des anomalies sur l’avion et qui ne garantissent pas la sécurité de la navigation aérienne, le Cabinet militaire dont l’expertise a été requise pour l’acquisition de l’avion soutient qu’il s’agissait d’une aubaine pour le Bénin de se doter du Boeing 727 Super 27. Le Cabinet militaire déclare s’être assuré de toutes les garanties techniques, de l’authenticité attestée par un cabinet international des différents organes de l’appareil. Le choc des arguments et la qualité des auteurs troublent le citoyen qui a du mal à se faire une idée exacte des conditions d’acquisition de l’avion présidentiel que le président Yayi Boni a bien voulu léguer à son successeur. La précipitation avec laquelle il s’est lancé dans le processus d’achat de l’avion présidentiel laisse à désirer. Quelles étaient les réelles intentions de l’acheteur à la veille de son départ de la présidence de la République ? Par ailleurs, les clauses contractuelles étaient-elles vraiment étudiées pour l’intérêt du Bénin ? Dans tous les cas, il y a eu le risque que le Bénin pouvait perdre l’avion acquis en contrepartie du vieil appareil auquel il fallait un complément d’argent de 3,5millions de dollars payables en deux tranches. 500millions de dollars ont été libérés à la signature du contrat. Le créancier s’attendait à entrer en fonction de ses dus le 04 mai 2016, suivant les termes du contrat. Faute de quoi, le Bénin perdrait l’aéronef de valeur 500millions de dollars donné en troc et le « joyau » acheté auprès d’un Sud-africain. Depuis 48 heures, les informations faisant état de ce que l’avion présidentiel est retourné en Afrique du Sud confirment, en partie, le risque qui était pour le Bénin devant le vendeur en cas de non-respect des clauses contractuelles. Dans tous les cas, c’est la responsabilité personnelle de l’ancien président de la République qui est engagée et il serait judicieux qu’il éclaire l’opinion publique.

Jean-Claude Kouagou

Actu Bénin

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2 COMMENTAIRES

  1. Il est pens par beaucoup de beninois que yayi ne voulait pas quitter le pouvoir et s’acheter un avion est du domaine du comprhension

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