ACCUSÉ DE VOL AGGRAVÉ :GUY HINNOUGBÉ CONDAMNÉ À SEPT (07) ANS DE...

ACCUSÉ DE VOL AGGRAVÉ :GUY HINNOUGBÉ CONDAMNÉ À SEPT (07) ANS DE RÉCLUSION CRIMINELLE

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La Cour d’Assises de Cotonou a condamné Guy Hinnougbé, né vers 1984, de nationalité béninoise, forgeron et marié avec un (01) enfant, ce jeudi, dans la grande salle A de la Cour d’appel de Cotonou, à sept (07) ans de réclusion criminelle, accusé d’association de malfaiteurs,  de vol aggravé, dans le cadre de la cinquième affaire inscrite au rôle de la première session ordinaire de la Cour d’Assises de Cotonou de 2016.

 Le résumé des faits souligne que courant 2009 à Agbodjèdo- Kpondéhou à Cotonou, les nommés Guy HINNOUGBE, Esaïe GOTIN, Toussaint GBEHOUEZOUN et Dossou-gbété MEDEKPO, se sont introduits nuitamment au domicile de M. Damien Zinsou GBESSEMEHLAN comme est de leur habitude. Ils ont réussi à emporter une motocyclette de marque Lujia, un poste téléviseur de marque sharp écran 14, un poste radio de marque Toulon et un ventilateur à pied. Les investigations menées ont permis d’appréhender le nommé Guy HINNOUGBE au domicile de qui les postes téléviseurs et radio ont été retrouvés. Esaïe GOTIN, Toussaint GBEHOUEZOUN et Dossou-gbété MEDEKPO en fuite n’ont pas été appréhendés. Interpellé et inculpé d’association de malfaiteurs et de vol aggravé, Guy HINNOUGBE a reconnu les faits à l’enquête préliminaire et lors de l’interrogatoire de première comparution avant de se rétracter au cours de l’interrogatoire au fond.

 L’enquête de moralité lui est défavorable. Le rapport d’expertise psychologique et psychiatrique révèle qu’il n’était pas en état de démence au moment des faits et qu’il est accessible à la sanction. Il est incarcéré depuis le 1er septembre 2009.

 A la barre ce jeudi, l’accusé Guy HINNOUGBE a déclaré à la Cour qu’il a opéré seul et une seule fois dans une nuit courant 2009 dans le domicile de M. Damien Zinsou GBESSEMEHLAN en escaladant le mur de sa clôture en se servant d’une table et que les objets qu’il a emportés sont un poste téléviseur, écran 14 et un poste radio. Il a avoué que ces objets cités ont été effectivement retrouvés chez lui au cours des investigations. Il a aussi souligné à la cour que c’est son ami Esaïe GOTIN, souvent pourvu d’argent et dont les sources sont les vols contrairement à lui, qui lui a doigté le domicile de M. Damien Zinsou GBESSEMEHLAN où ils peuvent voler.

 Le Ministère public, assuré par Mr Badirou Lawani, fait remarquer à l’accusé qu’il n’est pas sincère dans son récit au regard de ses déclarations mentionnées aux procès-verbaux.

 L’accusé a déclaré à la Cour que sa version des faits ce jeudi, à la barre, est la vraie à considérer. Il précise ensuite qu’il a été trop frappé au cours de l’enquête préliminaire et que les forces de l’ordre n’ont pas transcrit fidèlement ses déclarations. « Lesquelles déclarations, j’ai maintenues dans la suite de la procédure judiciaire », a-t-il précisé. « Les autres personnes que j’ai citées dans les déclarations sont certes des voleurs mais ne sont pas impliquées dans ce vol », a-t-il déclaré et soutenu. Enfin, il a demandé clémence et a promis changer de comportement s’il retrouvait sa liberté en sortant de la salle d’audience. Il a aussi dit comme activités à mener, il fera de petits commerces pour subvenir aux besoins de sa famille, une fois relâché.

 Au regard des débats et du contenu des procès-verbaux, le Ministère public, à l’entame de sa réquisition, a dit à la Cour  A votre barre ce matin, l’accusé a reconnu partiellement les faits ». Dans la suite, il a relevé les situations aggravantes du vol et a relaxé l’accusé de l’infraction « association de malfaiteurs ». Il a en conséquence demandé à la Cour de maintenir l’accusé Guy HINNOUGBE dans le lien de « vol aggravant » et de le condamner à dix (10) ans de réclusion criminelle.

 La défense a trouvé cette sanction de trop pour l’accusé. Il dit à la Cour qu’il est souvent dit qu’ « une faute avouée est à moitié pardonnée » et que même dans la Bible, Dieu a dit « Demandez le pardon de vos pêchés, je vous les accorderai ». Il invite la Cour à tenir compte du vol avoué par l’accusé et du pardon demandé, voire la restitution des objets radio et télévision à la victime, sans perdre de vue les sept (07) ans qu’il a passés en prison, pour permettre à l’accusé de retrouver sa liberté. Me Maurille MONOU a félicité le Ministère public pour sa clairvoyance en relaxant l’accusé de l’infraction «association de malfaiteurs ». La Défense estime que ce dossier aurait pu être réglé en correctionnel.

 La Cour après la suspension de l’audience, a donné son verdict en déclarant Guy HINNOUGBE, coupable de vol aggravé et l’a condamné à 7 ans de réclusion criminelle en mettant les frais de justice à sa charge et en lui déclarant qu’il a trois (03) jours francs pour se pourvoir en cassation.

 Guy HINNOUGBE, incarcéré depuis le 1er septembre 2009, retrouve ainsi sa liberté.

 La Cour est présidée par M. Faustin ANAGONOU. Les assesseurs sont Mrs Marie-Soudé GODONOU et Martial BOKO. Me Edouard ZAVONOU a tenu la plume.

ABP


pressej.info

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