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Absence de jeunes leaders politiques hier à Azalaï Hôtel : La coalition de la Rupture est-elle contre la jeunesse ?

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Quelle est la place de la jeunesse au sein de cette coalition dite de rupture qui s’apprête à prendre le pouvoir d’Etat ? Hier dans un hôtel de la place, on a vu, ne serait-ce que de façon imagée, l’ossature du prochain gouvernement si Patrice Talon arrivait à s’imposer au soir du 20 mars prochain. Ils étaient tous là nouveaux comme anciens mais certainement plus anciens que nouveaux. Autour du candidat sorti 2e du scrutin du 6 mars dernier, la horde d’anciens ministres de Boni Yayi était au grand complet, souriant, se congratulant et bien sûr s’imaginant,une fois encore, dans la peau de ministres de la République les cinq prochaines années. Les candidats Marie-Elyse Gbèdo, Alexandre Hountondji, Issifou Kogui N’douro, Richard Sènou, Nassirou Arifari-Bako, Azizou El Hadj Issa, Aké Natondé, Soumanou Moudjaïdou, Marcel de Souza, Issa Badarou Soulé, etc. tous anciens ministres de Boni Yayi, ont tôt noué leur chagrin, d’appartenir à la liste des 0%,  dans un verre d’eau pour envisager avec Patrice Talon de nouvelles perspectives heureuses. Se dégagent du lot, Abdoulaye Bio Tchané, Christian Lagnidé, anciens ministres sous Kékérou. Mais l’un dans l’autre, à part la présence à peine remarquée de Atao Hinnouho, la jeunesse n’était pas représentée à cette table dite de stratégie de conquête du pouvoir mais qui, en réalité, donne un aperçu de ce que sera le partage du gâteau. Déjà sur les ruines de la volonté populaire du 06 mars 2016, la vieille classe politique, tel un phénix, renait de ses cendres. Autour de cette table, il y a tout le monde sauf la jeunesse qui a exprimé un désir de rupture le dimanche 06 mars dernier. Mais apparemment, c’est sans compter avec le félin génie de cette vielle classe politique qui, lancée en l’air, est toujours prête à retomber sur ses deux pieds.Il est plus qu’évident que les jeunes leaders, entreprenants se retrouvent plutôt d’un autre côté. Et puisque « si vous n’êtes pas autour de la table, là où cela se partage, c’est que vous n’êtes pas dedans », comme aime si bien le dire le maire de Bohicon Luc Atropo, les décisions se prendront sans vous et donc contre vous. Voilà alors la jeunesse prise à son propre piège et la Rupture récupérée par les mêmes qui ont chanté le Changement pour l’asservir. Exactement comme ce fut le cas avec le printemps arabe.

M.M

Matin Libre

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  1. C’est devenu une habitude. Mais plaise au ciel ma vraie rupture se fera avec Zinsou, Houngbedji et Houndete

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