Abomey:La prison civile au bord de l’explosion

Abomey:La prison civile au bord de l’explosion

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La situation de pénurie d’eau dans laquelle est plongée la prison civile d’Abomey, depuis peu révolte les détenus qui n’en peuvent plus et appellent au secours le Garde des Sceaux, ministre de la justice, Joseph Djogbénou.

La maison d’arrêt d’Abomey pleine à craquer est au bord de l’explosion en raison de la tension qui y règne depuis quelques jours. Les détenus en veulent à l’administration pénitentiaire au cœur de toutes les accusations. En effet, elle est accusée de priver les détenus d’eau, source de vie. Une denrée qui se fait de plus en plus rare. Depuis des lustres, les robinets d’eau courante ont cessé de fonctionner. En son temps, un point d’eau autonome a été réalisé pour contenir le problème. Cette palliative n’a pas pu combler les attentes. Très tôt, la source a tari. Le même problème de manque d’eau refait surface et devient récurrent. Le régisseur de la prison essaie de gérer avec les moyens de bord. Mais, la pénurie s’est aggravée ces derniers jours avec les coupures intempestives de l’énergie électrique. Ainsi, depuis une semaine, les détenus n’ont plus d’eau pour satisfaire leurs besoins vitaux. Ayant constaté que les autorités de la maison carcérale n’ont plus la solution à leurs problèmes, les pensionnaires ont dû manifester leur mécontentement. En effet, selon les explications du régisseur, Louis Houndonougbo, tout est parti de l’épuisement d’un stock d’eau réservé par l’équipe en charge de vider la fosse septique. Après les travaux d’entretien, l’eau en réserve devrait servir à nettoyer les mains et à évacuer les déchets. Mais hélas ! Cette réserve a été utilisée à d’autres fins par des prisonniers. Ce sera le début d’une querelle qui a dégénéré. C’est avec des jets de pierres qu’ils ont alerté les autorités. Les tentatives du régisseur pour les sensibiliser ont vite échoué et lui-même a failli être lynché par les pensionnaires. Même l’intervention du Procureur de la République qui a sollicité les services des sapeurs-pompiers pour approvisionner la maison d’arrêt en eau potable n’a nullement émoussé l’ardeur des meneurs. Ils ont corsé le mouvement en fermant hermétiquement l’entrée principale de leur cellule. Ce qui a empêché les entrées et les sorties. Durant toute la journée, les sapeurs-pompiers n’ont pas pu avoir accès au tank. Le service traiteur qui devrait les servir aussi. Sur le visage des parents des détenus en attente, c’est la consternation. La concertation entre le régisseur et le Procureur n’a pratiquement rien donné. La porte d’entrée de la prison reste toujours fermée jusqu’à l’heure où nous mettions sous presse. La sécurité des lieux est renforcée par des gendarmes histoire d’empêcher toute tentative d’évasion qui serait en préparation. Prisonniers et autorités de la prison vont dormir à la belle étoile. Dans cette confusion, les manifestants exigent la descente du ministre de la justice, Joseph Djogbénou pour lui expliquer de vive voix leurs problèmes. Condition non négociable pour calmer la tension et mettre fin au mouvement.

Zéphirin Toasségnitché
(Br Zou-Collines)

Actu Bénin

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2 COMMENTAIRES

  1. Nos frres doivent bien se comportant en respectant les lois de la socit pour rduire le nombre de prisonniers dans nos prisons. L. Shriff

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