70ème session ordinaire de l’assemblée générale de l’Onu : Houngbédji annonce une...

70ème session ordinaire de l’assemblée générale de l’Onu : Houngbédji annonce une conférence internationale sur le terrorisme au Bénin

1
PARTAGER

Le président de l’Assemblée nationale du Bénin, Me Adrien Houngbédji, à la tête d’une délégation de parlementaires Béninois dont les députés Idrissou Bako et Jean-Michel Abimbola, a prononcé hier à la tribune de l’Assemblée générale des Nations Unies à New-York aux Etats Unis d’Amérique, un discours. Ceci, dans le cadre d’un sommet des Nations-Unies sur le thème : « Interaction entre l’Onu, l’Union Interparlementaire (Uip) et les Parlements nationaux ». Il s’agit d’un discours réparti en 10 points essentiels avec le 9ème point qui porte sur l’intention du Parlement béninois d’organiser avec l’appui des Parlements amis une conférence internationale pour une concertation renforcée sur la problématique de l’harmonisation de la législation contre le terrorisme dans les pays africains. Selon Me Adrien Houngbédji, il s’agit d’une initiative indispensable au regard de la hausse considérable de la cote d’alerte au terrorisme dans le monde entier. Par ailleurs, le président Adrien Houngbédji, n’a pas manqué de saluer les efforts des Nations Unies pour le développement humain au Bénin et dans le monde. Un clin d’œil particulier a été fait par le président Adrien Houngbédji à la jeunesse qui, selon lui, est exposée à d’énormes risques parce que souvent démotivée et marginalisée. Pour lui, cette jeunesse nécessite aujourd’hui plus d’attention de la part des gouvernants. Le discours a été prononcé en présence du président de l’Assemblée générale des Nations Unies, Mogens Lykketoft.

(Lire ci-dessous l’intégralité du discours de Me Adrien Houngbédji à l’Assemblée générale des Nations Unies à New York)
Monsieur le Président,

1- Je voudrais avant tout remercier le Président de l’Assemblée Générale pour avoir programmé le point 124 de son Ordre du Jour, relatif à l’interaction entre l’Organisation des Nations Unies, les parlements nationaux et l’Union interparlementaire, sujet de grande importance pour l’efficacité des efforts de la Communauté internationale. Je voudrais également exprimer ma haute appréciation au Secrétaire Général pour y avoir consacré un rapport, particulièrement édifiant et donc fort utile sur l’étendue de cette coopération.

2- Je me félicite de l’envergure prise par l’interaction entre les Nations Unies, les parlements nationaux et l’Union Interparlementaire. Elle permet de mobiliser un engagement commun en faveur du renforcement de l’Etat de droit, de la Démocratie et du Développement ; elle permet d’œuvrer à l’efficacité du pouvoir législatif dans les Etats Membres ; elle permet surtout de renforcer leur contribution à la gouvernance mondiale. Sa vocation première est de promouvoir la paix et la stabilité et les conditions optimales pour le développement durable de nos sociétés.

3- De ce point de vue, je voudrais me féliciter de l’amorce en 2016, de l’exécution des grands Programmes adoptés par les Nations Unies en 2015. La Communauté internationale est ainsi bien outillée pour reprendre le contrôle de l’évolution de la planète et de l’Humanité et pour s’attaquer, de manière décisive, aux défis existentiels identifiés.

4- Pour ce faire, il importe de veiller à mobiliser toutes les énergies et toutes les contributions pour assurer une action efficiente en vue d’atteindre les objectifs normatifs que nous nous sommes fixés. Les Objectifs de Développement Durable en constituent l’expression la plus élaborée et la plus consensuelle.

5- En particulier, l’Assemblée Nationale du Bénin se félicite des nombreuses initiatives prises par les Agences, Fonds et Programmes des Nations Unies pour renforcer les capacités des Parlements nationaux à maîtriser les enjeux de la promotion et de la valorisation du rôle clé de la femme dans nos sociétés et pour la protéger par les législations appropriées. Le Bénin est partie prenante à ces efforts et plaide par ma voix pour leur intensification.

6- Dans le même ordre d’idées, l’importance prise par les questions relatives à la promotion de la Jeunesse en fait un sujet d’intérêt commun pour l’interaction des parlements avec les Nations Unies. J’en veux pour preuve la Résolution sur la participation politique des Jeunes, adoptée lors de la 42e Session de l’Assemblée Parlementaire de la Francophonie tenue à Antananarivo, à Madagascar, du 8 au 12 juillet 2016.

7- Cette Résolution s’inspire de la Stratégie Jeunesse de la Francophonie pour la période 2015- 2022 qui a pour thème : « Femmes et Jeunes, Acteurs de paix et de développement ». Cette Stratégie a été adoptée par les Chefs d’Etat et de Gouvernement de la Francophonie, lors du Sommet de Dakar en 2014. Elle s’inscrit dans le sillage du Programme d’action des Nations Unies pour la Jeunesse et des nombreuses activités engagées par l’Organisation et ses Etats Membres pour la mise en œuvre de ce Programme.

8- La remobilisation de la Jeunesse est indispensable au regard des risques réels auxquels les jeunes démotivés et marginalisés sont exposés. Ces risques ont pour nom radicalisation et récupération des Jeunes par les courants d’extrémisme religieux violents qui facilitent leur recrutement par les organisations terroristes, dont nous connaissons et déplorons les méfaits.

9- A cet égard, l’Assemblée Nationale du Bénin envisage d’organiser avec l’appui des Parlements amis une conférence internationale pour une concertation renforcée sur la problématique de l’harmonisation de la législation contre le terrorisme dans les pays africains. Cette initiative s’avère indispensable au regard de la hausse considérable de la cote d’alerte au terrorisme dans nos pays. Elle se justifie aussi par les différences de performances relevées entre les Etats africains, en particulier dans l’intégration dans nos dispositifs juridiques internes des instruments internationaux relatifs à la lutte contre le terrorisme, et la criminalité transnationale, comme moyen de prévention du terrorisme.

10- Au-delà de ces dispositions, il importe que l’interaction entre l’Union interparlementaire et les Nations Unies contribue à honorer l’engagement pris dans le Programme de Développement Durable à l’Horizon 2030, de ne laisser personne sur le quai. Les situations qui affectent de manière disproportionnée les couches les plus vulnérables méritent une attention particulière. Sur ce registre, figurent, entre autres, le chômage des jeunes, l’amenuisement de ressources vitales du fait des effets néfastes des changements climatiques, la dislocation du tissu social, la multiplication des crises et la persistance des conflits entrainant les mouvements de migration de masse.

Ce sont là, d’importants chantiers pour l’interaction entre les Nations Unies, les parlements nationaux et l’Union interparlementaire. Il est souhaitable que la prochaine Résolution sur cette interaction se prononce de manière explicite sur les progrès dans ces domaines.

Je vous remercie de votre aimable attention.
Karim O. ANONRIN

aCotonou

Commentaires

commentaires

1 COMMENTAIRE

LAISSER UN COMMENTAIRE