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5è congrès statutaire de l’Ahjucaf : Les engagements de Patrice Talon pour une justice vraiment indépendante

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« Le filtrage des recours devant les cours suprêmes ». C’est le thème du 5è congrès des Associations des hautes juridictions de cassation ayant en partage (Ahjucaf) l’usage du français qui se tient depuis hier lundi 30 mai 2016 au Bénin Marina Hôtel de Cotonou. Placée sous l’autorité du Président Patrice Talon, cette rencontre de haut niveau qui regroupe des participants venus d’horizons divers a été ouverte par M. Abdoulaye Bio Tchané, Ministre d’Etat chargé du développement. Il représentait le Chef de l’Etat empêché.
Plusieurs discours ont marqué les temps forts de la cérémonie. Pour Ousmane Batoko, Président de la Cour Suprême du Bénin et Président en exercice de l’Ahjucaf, le thème retenu pour ce 5è congrès est assez évocateur en ce sens que « le filtrage n’est pas seulement une méthode pour réguler le flux des affaires ou désengorger une institution submergée, mais aussi le moyen de réserver à la plus haute autorité juridictionnelle la connaissance des seuls litiges qui méritent d’être soumis à son contrôle ».
« La caractéristique essentielle de notre époque reste l’aspiration des peuples à une gouvernance meilleure…C’est aussi à ce ne niveau que se pose la question de la place et du rôle de la justice…Positionnée, non plus à la périphérie, mais au cœur des débats démocratiques des temps modernes, la justice se doit donc de jouer pleinement sa partition… », a dit le Président Batoko. Il a souhaité que le 5è congrès de l’Ahjucaf s’inscrive dans la dynamique de la mutualisation des expériences capitalisées.
Tout comme le Président Ousmane Batoko, les Sieurs Michel Carrié (représentant l’Organisation internationale de la Francophonie), Jean-Michel Laborde (Sous secrétaire général, Directeur exécutif du Comité contre le terrorisme du Conseil de sécurité des Nations-Unies), et Dominique Loriferne (Secrétaire général de l’Ahjucaf) sont aussi revenus sur l’importance du thème retenu. Ils n’ont pas manqué de dire leur gratitude à l’endroit des autorités béninoises qui ont rendu possible la tenue de ce congrès.
Les engagements du Président Talon
Le discours prononcé par le ministre d’Etat Abdoulaye Bio Tchané à la tribune de ce 5è congrès de l’Ahjucaf a mis l’accent sur les engagements pris par le Président Patrice Talon pour donner à la justice toute son indépendance dans un Etat de droit. « La cérémonie d’ouverture du 5ème congrès de l’Association des Hautes Juridictions de Cassation des Pays ayant en partage l’usage du Français est également pour moi l’occasion de réaffirmer l’engagement sans faille du Président de la République, Monsieur Patrice Talon ainsi que de l’ensemble du Gouvernement de la République du Bénin pour un renforcement de la séparation des pouvoirs et pour l’indépendance effective du pouvoir judiciaire », a dit le ministre Bio Tchané.
Il a aussi saisi l’occasion que lui offre cette tribune du 5è congrès de l’Ahjucaf pour confirmer la détermination du Président Talon et de son Gouvernement à réformer les institutions de notre pays afin que le pouvoir judiciaire, clef de voute d’une véritable démocratie, puisse pleinement jouer son rôle de pilier dans la consolidation de l’Etat de droit.
Les actions concrètes posées par le Président Patrice Talon dans ce sens ont été aussi dévoilées à l’auguste Assemblée de 5è congrès statutaire de l’Ahjucaf. « Après son élection en avril dernier, le Président de la République Patrice Talon a très rapidement mis en place une Commission nationale technique chargée des réformes politiques et institutionnelles. Celle-ci a pour mission de faire des propositions permettant de renforcer la démocratie et de conforter l’indépendance du pouvoir judiciaire », a révélé le ministre Bio Tchané.
« Il ne fait aucun doute qu’un Etat de droit est cet Etat dans lequel la séparation des pouvoirs est assurée, ne permettant aucune incursion du pouvoir exécutif au sein du pouvoir judiciaire. Dans nos démocraties africaines, parfois si fragiles, la citation désormais célèbre de Montesquieu affirmant que «pour qu’on ne puise pas abuser du pouvoir, il faut que par la disposition des choses, le pouvoir arrête le pouvoir» prend tout son sens », a conclu le représentant du Président Talon.
Les participants à ce 5è congrès statutaire de l’Ahjucaf qui prend fin le 1er juin 2016 par le renouvellement de son organe dirigeant n’ont pas de souci à se faire. LOif par la voix de M. Michel Carrié a confirmé sa disponibilité pour relayer les conclusions de ces assises.
Affissou Anonrin

aCotonou

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