2nd tour de la présidentielle 2016 : Pascal Irénée Koupaki opte pour le...

2nd tour de la présidentielle 2016 : Pascal Irénée Koupaki opte pour le candidat de la rupture

0
PARTAGER

Les responsables de la ‘’Nouvelle Conscience’’ ont tenu hier, jeudi 10 mars 2016 au Palais des Congrès une séance de concertation. Cette rencontre s’inscrit dans l’optique d’écouter les militants afin d’opérer un choix dans le compte de la suite du processus électoral.

C’est un nouvel élan pour les militants de la ‘’Nouvelle Conscience’’ de se préparer pour gagner la bataille au second tour de la présidentielle 2016. En effet, la rencontre que le Coordonnateur général de campagne, Lambert Koty qualifie de démocratique, est un creuset de réflexion entre les militants pour porter un choix idéal sur un candidat des deux au second tour. Il en ressort sans ambages que c’est le « candidat de la rupture » que peuvent supporter les militants. Pour le coordonnateur général, le germe de la Nouvelle conscience se lit dans le cœur des Béninoises et Béninois. « Loin de se décourager afin que le pouvoir qui sera mis en place prenne en compte les propositions contenues dans notre projet de société pour faire asseoir les bases solides du développement de notre pays. », souligne-t-il. En outre, très fidèle à l’écoute de ses militants, le Président Pik prend acte de cette proposition des militants et s’engage à l’honorer. A l’en croire, c’est une manière de venir célébrer avec ses militants, la ‘’Victoire des vaincus temporaire’’. « Nous devons être très fiers de notre résultat. Ces presque 6% sont propres sans pourritures », dit-il. Il explique que ‘’La Nouvelle conscience est un rassemblement animé d’une seule vision et que les militants pourraient se féliciter d’avoir réalisé ce score malgré les maigres moyens.Il leur recommande de ne pas baisser les bras au nom de l’intérêt du peuple. « Nous sommes aujourd’hui une force incontournable », ajoute-t-il. Par ailleurs, le représentant des coordonnateurs départementaux, Martin Gbèdè, fait reconnaître que la candidature et le projet de société de son candidat ont été les mieux appréciés. « Nous retenons de cette campagne que nous devons garder le cap de la rupture », dit-il. Pour le représentant des partis politiques, Paul Gnimagnon, le choix de Pascal Irénée Koupaki est leur choix. Tout en félicitant les militants, les représentants des mouvements de la ‘’Nouvelle Conscience’’, Constantin Amoussou recommande que les dirigeants du Bénin soient du pays et imprégnés des réalités du pays. « Nous voulons que l’Afrique appartienne aux Africains, nous voulons rompre avec le régionalisme, les concours frauduleux… », conclut-il.

ALLOCUTION DE PASCAL IRÉNÉE KOUPAKI À LA RENCONTRE DE
CONCERTATION DE SES MILITANTS ET SOUTIENS

Mes chères compagnonnes, mes chers compagnons, soldats, ambassadeurs, apôtres et pionniers,
Mesdames et messieurs les chefs de partis politiques partenaires,
Mesdames et messieurs les chefs de mouvements politiques,
Mesdames, Mesdemoiselles et messieurs,
Chers Amis, Chers Militants de la Nouvelle Conscience,
J’étais impatient de vous revoir, tellement nous avons partagé des moments intenses, ces dernières semaines, ces derniers mois.
Oui nous avons bravé le temps, les distances, les adversités.
Je viens célébrer avec vous ce qu’un africaniste appelait ‘’ la victoire des vaincus.’’ Oui, la Victoire des vaincus temporaires !! La victoire des vaincus, c’est la victoire de ceux qui vont au combat les mains nues mais qui reviennent debout sur leurs deux jambes. Chers amis, nous sommes revenus debout sur nos jambes… Nous sommes donc bien là ….
Nous devons être fiers de l’immensité de la tâche accomplie, même si nous étions en droit d’espérer mieux.
Les tendances de l’élection présidentielle du 6 mars 2016 publiées par la CENA, nous ont crédité de 5,85 % de suffrages et classé 5ème sur les 33 candidats engagés dans la compétition.
Mais ces presque 6% sont propres, sans fioritures, comme le toit propre du Bénin Nouveau que nous voulons construire. Ces 6 % traduisent l’amorce d’une adhésion de nos concitoyens à l’idéal de la Nouvelle Conscience, contrairement à ce que certains ont pu penser. Ce score, loin du moins de 1 % prédit par certains, constitue une base solide, bien implantée, bien structurée ; une base qui s’enracine comme le caïlcédrat de Cotiakou. Nous sommes un rassemblement de femmes et d’hommes animés d’une seule volonté, celle de faire du Bénin une Grande Idée, le Bénin de l’Unité et du Travail. Notre BUT.
Nous sommes une force de progrès, une force ambitieuse, ancrée dans des valeurs solides en dehors desquelles aucun développement n’est possible.
C’est pourquoi nous pouvons nous féliciter d’avoir réalisé une telle performance, malgré nos moyens limités. Nous devions faire beaucoup avec peu, parce que nous sommes volontaires et que nous avons bien compris le sens de notre mission : l’éveil de conscience du plus grand nombre, pour éradiquer la corruption électorale, approfondir la gouvernance et servir réellement le peuple souverain dans l’équité, la paix et la concorde nationale.
Nous avions un très bon projet de société ; nous avions des ressources humaines de qualité ; nous avions le Courage, la Foi et l’Abnégation. Mais force est de constater que l’environnement électoral de notre pays est loin d’être suffisamment assaini pour que le CFA éthique l’emporte sur le CFA billet de banque.
Le temps viendra où l’accomplissement sera une réalité. Nous ne devons pas être trop pressés. Le plus important, c’est d’avoir compris que nous devons prendre un autre chemin, celui de la rupture d’avec le système de gouvernance qui décrédibilise l’action publique au Bénin, et qui crée les conditions favorables à la corruption, à l’impunité et à l’injustice.
La Nouvelle Conscience à travers l’incarnation des valeurs demeure un impératif majeur. C’est la leçon principale que nous tirons de cette compétition. Nous en prenons acte pour l’avenir parce qu’au-delà de tout, les Béninois ont apprécié notre audace.
Beaucoup ont reconnu que nous avons eu des suffrages propres, que nous tenions un langage de vérité, que nous avons refusé de jouer avec la conscience des électeurs. Nous avons le devoir de faire face à la profonde crise des valeurs dans notre pays.
Mais au-delà des moyens limités, nous devons reconnaître que certaines de nos coordinations n’ont pas été très efficaces. Nous avons perdu des voix.
Nous sommes certes un mouvement jeune qui a besoin d’un peu de temps pour grandir. Nous sommes de plus en plus aguerris pour faire face à l’adversité et mieux préparer l’avenir. Ne baissons donc pas les bras, au nom de l’intérêt supérieur de notre chère Nation.
Nous sommes une force incontournable, nous sommes les gardiens, les veilleurs de la Nouvelle Conscience. Nous sommes ceux qui rappelleront et ramèneront à l’ordre tous ceux qui sortiraient de cette trajectoire.
Cela dit, mes chers amis, je n’oublierai jamais le chemin que nous avons ensemble parcouru depuis deux ans et demi. J’ai encore présent en mémoire toutes ces tournées effectuées plusieurs fois dans toutes nos communes.
De même, il m’est agréable de me souvenir de toutes ces rencontres, de tous ces ateliers de formation et autres séances de travail tenues parfois à des heures tardives. Je sais que vous êtes des femmes et des hommes nantis de solides expériences et dotés de compétences avérées.
Chacun à son niveau a offert le meilleur de lui-même : je l’ai vu, je l’ai senti, je l’ai donc vécu. Vous m’avez accompagné sans hésiter ; vous avez consenti tant de sacrifices parfois au péril de votre santé.
Je vous suis redevable et vous exprime au nom de mon épouse et en mon nom propre, ma profonde gratitude et ma fierté d’avoir travaillé avec vous à la préparation de cette belle aventure.
Mes chers amis,
La configuration que nous offre le second tour de la présidentielle n’est pas facile pour nous au regard du travail abattu et des perspectives qui ont animé notre projet de société.
Mais face à cette configuration, nous ne resterons pas de simples spectateurs ; nous devons jouer toute notre partition en tant qu’éclaireurs des routes nouvelles.
Nous nous prononcerons, et notre position, pour ne pas dire notre choix, se fondera sur la seule nécessité de préserver les valeurs républicaines, celles d’un peuple libre qui décide par lui et par lui tout seul.
Mais quelle que soit notre position, nous ne transigerons pas sur les valeurs qui nous ont portés et qui j’en suis convaincu, continueront de nous porter. Elles porteront le Bénin Nouveau.
Je vous l’ai dit : « le pouvoir pour le pouvoir ne m’intéresse pas. Mais le pouvoir pour le service du peuple, Oui. »
La Nouvelle Conscience, vous le savez maintenant, c’est la loyauté, c’est le respect des engagements pris et de la parole donnée. C’est la confiance en soi et en l’autre. Fidèle à notre engagement au sein de la « coalition de rupture » d’avant le premier tour de l’élection présidentielle, je nous demande de resserrer nos rangs, de fédérer nos énergies.
Il nous faut former avec nos adversaires d’hier, mais partenaires d’aujourd’hui, une union citoyenne en vue d’opérer une rupture avec le système de gouvernance actuel dont tout le monde observe les effets pervers.
Je compte sur vous pour continuer à préserver nos acquis et maintenir allumée cette flamme qui nous a guidés jusqu’ici. Soyez fiers et restez dignes.
Je vous dis à bientôt sur les routes nouvelles ! Retroussons nos manches et munissons-nous plus que jamais du CFA éthique. La route sera peut-être longue mais elle nous mènera à la victoire. Je vous l’assure.
Vive la démocratie béninoise !
Vive le Bénin !
A nous la Victoire !
Je vous remercie !

Actu Bénin

Commentaires

commentaires

Commentaires

commentaires

LAISSER UN COMMENTAIRE