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14 mois de gestion par le régime Talon : Léonce Houngbadji dénonce des conflits d’intérêt au sommet

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Invité sur Africa 24 en fin de semaine dernière, Léonce Houngbadji a peint un tableau très sombre des 14 mois de gestion du pouvoir par le Chef de l’Etat, Patrice Talon. Le président du Plp dénonce une gestion caractérisée par l’évasion fiscale, les licenciements abusifs et le népotisme.

Selon les propos de Léonce Houngbadji, le Président Patrice Talon, en 14 mois de gestion du pouvoir, a déçu l’espoir placé en lui par les Béninois qui ont porté leur choix sur sa personne pour diriger le Bénin. « Il avait pris les commandes du Bénin avec des promesses, les Béninois qui l’avaient élus ont cru en lui, mais une fois au pouvoir, il fait le contraire de ce qu’il avait promis », se désole le Président du Plp. A l’en croire, l’économie béninoise est complètement à terre et les Béninois ont du mal à joindre les deux bouts. « C’est la misère à tous les niveaux dans les foyers, dans les ménages, c’est la pauvreté, parce que les Béninois se portent très mal aujourd’hui plus qu’hier, leurs conditions de vie et de travail se sont détériorées », dénoncera-t-il.

Un climat des affaires miné par des conflits d’intérêt

Léonce Houngbadji fustige au micro de Africa 24, un climat des affaires défavorable aux investisseurs Béninois et étrangers, créé et entretenu par le Chef de l’Etat et son gouvernement et miné par des conflits d’intérêt : « Le climat des affaires dans le pays, ce n’est plus ce qu’on avait constaté par le passé, le Bénin est de plus en plus isolé sur la scène régionale, continentale et internationale, ce n’est plus une fierté pour nous aujourd’hui de voir ce qui se passe dans le pays » déplore-t-il. Houngbadji dénonce ainsi les marchés gré à gré passés par le Chef de l’Etat représentant non seulement l’Etat Béninois, mais également la partie contractante. Il n’en veut pour preuve que l’achat d’un domaine de l’Etat, à près d’un milliard de Fcfa par Patrice Talon, avec la complicité de la cour constitutionnelle, agissant ainsi en tant que vendeur et acheteur à la fois : « Il est vendeur et il est acheteur, c’est lui-même qui s’est fixé le prix », a t-i laissé entendre. L’invité a également cité d’autres faits concrets, preuves de la mauvaise gestion au sommet de l’Eta béninois. Le cas de l’aéroport de Cotonou où la gestion de la sécurité a été arrachée à une société américaine et confiée à une société de moins d’un mois d’existence, basée en Côte-d’Ivoire et qui selon ses propos appartiendrait aux proches du Chef de l’Etat ; le Programme de vérification des importations (Pvi) de Benin Control appartenant au Chef de l’Etat, et dont le contrat fut résilié par le gouvernement précédent, mais relancé depuis le 1er avril dernier par le régime de la rupture, sont autant d’affaires pointées du doigt par Léonce Houngbadji. A ce sujet, le président du Plp dénonce l’exonération accordée à Benin Control, mais également à ses sous-traitants, sans aucun fondement. Tout ceci confirme selon Houngbadji, les propos de Patrie Talon dans les colonnes du journal Le Monde Afrique, où il affamait dans sa première interview, ne penser rien qu’à lui-même. Houngbadji présente en définitive un tableau sombre des 14 mois de gestion où Patrice Talon aurait réussi à reconstruire son empire industriel et économique, écrasant les plus faibles dans des marchés gré à gré légalisés par le conseil des ministres sur la base de lois qualifiées de scélérates et liberticides, avec à la clé 11000 Béninois au chômage.

Thomas AZANMASSO

Source : aCotonou

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