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100 jours après l’accession de Talon au pouvoir : De grandes décisions pour le Nouveau départ

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Des décisions et des nominations en cascade. Les unes, à la mesure de la Rupture attendue, les autres, comme des pilules, difficiles à avaler. Cent jours de gouvernance du pouvoir par l’ancien magnat du coton et chaque Béninois se fait, d’ores et déjà, sa propre religion. Mais, si bon nombre d’observateurs applaudissent et continuent de faire jusqu’ici confiance à la méthode Talon, c’est surtout en comparaison aux vilénies alignées par le régime défunt et à cette ‘‘Rupture’’ résolue à corriger le tir.
En 100 jours, il a donc été donné à voir que le pays peut valablement se mettre au travail et produire les résultats escomptés avec des institutions non constitutionnelles en moins, un nombre de portefeuilles ministériels plus réduit et une structure type des ministères plus légère. Alors, la locomotive du Nouveau départ s’est ébranlée. Mais avant, elle s’est débarrassée des institutions comme le Haut-Commissariat à la Solidarité Nationale, le Haut-Commissariat à la Gouvernance Concertée, le Conseil Présidentiel de l’Investissement, la Cellule de Contrôle de l’Exécution des Projets de Développement et le Bureau de l’Auditeur Général.

En mode suppression et abrogation
De même, des postes tels que ceux de Chargé de Mission, d’Attaché de Cabinet, de Chargé de Protocole, de Chargé de Communication ont été supprimés et ceux de Drfm et de Drh fusionnés. Exigence d’une bonne frange de la population à la veille et au lendemain de la présidentielle de mars 2016, le Conseil des ministres du 28 avril 2016 a décidé du retrait du décret portant régime indemnitaire applicable aux Directeurs de Cabinet des Ministères, aux Secrétaires Généraux et à leurs adjoints tout comme celui du 7 juillet qui a consacré l’annulation de tous les concours au titre de l’année 2015.
C’est dire que dans ce contexte d’assainissement des dépenses publiques et de réparation des torts causés aux couches défavorisées et aux contribuables, la Rupture ne peut être qu’un attrait. Et, elle l’est davantage avec des décisions courageuses à l’instar de celle qui fixe les chefs-lieux des 12 départements du Bénin. Longtemps rangée dans les tiroirs par les régimes précédents à cause des conséquences politiques qui pourraient en découler, la désignation des chefs-lieux précédée par la médiation Talon est, sans doute, la plus forte mesure de ces cent premiers jours du président béninois à la Marina.

Un profond changement !
D’ailleurs, le courage, le gouvernement Talon en a eu pour engager des réformes dans la filière coton notamment la suppression des subventions aux cotonculteurs. En clair, avec Patrice Talon, pas de subventions de l’Etat, ni aux engrais, à l’achat du coton graine, contre une subvention de 23 milliards au cours de la campagne 2014-2015. Par contre, il y a le rétablissement par le gouvernement de l’Accord Cadre entre l’Etat et l’Association Interprofessionnelle du Coton (Aic) et la décision de mettre fin aux réquisitions des usines d’égrenage de coton.

De nouveaux visages pour la Rupture
Suite logique de ces bouleversements constatés ces cent derniers jours, ce sont de nouveaux visages qui se retrouvent à la tête de la plupart des structures étatiques. D’ailleurs, depuis le mois de mai, il ne se passe plus de conseil de ministres sans son lot de nominations à la tête des Offices et sociétés d’Etat. Aussi, avec le rappel des ambassadeurs béninois à l’étranger et la suppression de certains postes diplomatiques, il faut également s’attendre, à un redéploiement et par conséquent, à s’habituer à de nouveaux visages.
Mais avant, la Rupture travaille à l’avènement d’une Constitution plus moderne et pour cela, une commission en charge des réformes politiques et institutionnelle a déposé un rapport au chef de l’Etat. Les fonctionnaires eux continuent d’avoir des appréhensions avec l’interdiction de l’allocation de perdiems à l’occasion de leur participation à des travaux en commission. Bref, la Rupture ne fait de cadeaux à personne. Elle est dure. Mais, l’essentiel est qu’elle porte le Bénin sur la voie du développement.
Angelo DOSSOUMOU

aCotonou

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