Tests prénuptiaux ou pas, marions-nous!

Tests prénuptiaux ou pas, marions-nous!

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Nombreux sont des mariages célébrés sur un coup de tête. De nos jours, c’est le mariage à tout prix! Femmes comme hommes, aspirent à se mettre la bague au doigt. L’Afrique est d’ailleurs la région la plus concernée.

Entre rites et traditions, le mariage est presqu’une obligation à un certain âge pour prétendre au respect et à certains avantages sociaux. Les mairies ne désemplissent donc pas les week-ends. Cérémonies traditionnelles, mariages religieux et civiles, vin d’honneur, tout y est pour que la cérémonie soit au top mais surtout inoubliable.

Tout cela est bien beau! Mais…

L’élément essentiel voir le plus important, l’examen médical est négligé par les futurs époux qui préfèrent « zapper » cette option.

Peur ou rétention?

La plupart des mariés préfèrent se lancer dans l’inconnue, redoutant ainsi les résultats des tests qui pourraient tout remettre en cause: test HIV, test de rhésus, tests pathologiques, de fertilité, pour ne citer que ceux-là. Une décision qui pourrait avoir à la longue une incidence sur la vie du couple, qui, pour la plupart du temps, se verra confronté à des cas de maladies congénitales, de stérilité ou même des IST/VIH/SIDA.

La Raison?

Dans nos sociétés, le mariage est considéré comme un acte sacré, un lien entre deux familles qui décident de renforcer leur relation par l’union de leurs enfants. Il arrive parfois que certains se retrouvent sans vraiment le désirer, dans un mariage quelconque. Ils n’ont donc vraiment pas le choix et n’ont aucun mot à dire pour exprimer leur avis sur la question.

D’où cette peur de frustrer les anciens en affirmant:  »qu’on ne se mariera qu’une fois, des tests effectués sur l’un ou les deux prétendants ». Cette action pourrait être considérée comme une injure pour l’une des deux parties (familles des mariés) pire, un manque de respect.

Nous avons questionné une future mariée qui s’est vue contrainte de se rendre à l’autel sans tests prénuptiaux :  »Mes parents m’ont donné en mariage sans mon consentement. Et quand j’ai demandé à faire le test avant le mariage, c’est une gifle que j’ai reçue de mes tantes. Je ne suis plus jamais revenue à la charge car elle me qualifiait de tous les mots ». S’exclamait cette jeune femme soucieuse de son avenir avec un inconnu.

Or depuis quelques années, le dépôt de ces documents dans certains pays est une condition sinequanone à la célébration du mariage civile. Certains couples vont donc jusqu’à falsifier les données avec la complicité des médecins et parfois même des faussaires. Ce qui est bien dommage, car une porte est ainsi ouverte aux infections sexuellement transmissibles et d’autres maladies mortelles.

Combien de couples se sont retrouvés sans enfants par incompatibilité, combien de personnes infectées, combien d’enfants ont vu leur avenir menacé suite à des mariages consanguins? À la drépanocytose?

Combien de femmes se sont vues traitées de sorcières à cause de leur stérilité, parfois liée à leurs époux? Il est temps que la société accorde une attention particulière à ces cas et que des sensibilisations soient faites tant au niveau traditionnel que religieux afin que nos  »anciens  » comprennent que ces tests sont plutôt à l’avantage de leurs fils et filles. L’appel est donc lancé aux futurs époux de prendre leur responsabilité car après tout, c’est de leur avenir dont il s’agit.

 

Fatoumata CHERIF (Ambassadrice Afrique femme)

Guinée-Conakry

Afrique femme

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