Ne pas confondre religion et coutume, la célébration du mariage Islamique est...

Ne pas confondre religion et coutume, la célébration du mariage Islamique est très simple

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Le mariage en Islam (mariage musulman) a des conditions de validité qu’il est important d’observer. Choisir sa future partenaire et compagne, en se basant sur les critères de la religion et la bonne conduite est nécessaire… La beauté exceptionnelle, la richesse, etc. sont un plus et non le principal et même se sont des choses qui ne doivent pas intéresser en premier lieu le bon musulman (sauf bien sûr la bonne santé mental et physique).

Le mariage en Islam se caractérise par sa grande simplicité. Avant toute chose il faut vérifier chez les futurs époux qu’il n’y a pas de raisons pouvant empêcher la validité du mariage comme l’état de sante. Dans le mariage musulman il n’y a pas de règles vestimentaires particulières.

Les conditions du mariage musulman

Le consentement

Etant donné que le mariage est un contrat qui lie les deux époux en tant que partenaires, leur consentement complet est essentiel à son entrée en vigueur. L’Islam assure en effet à la femme le droit d’accepter ou de refuser toute proposition de mariage. L’homme et la femme qui vont se marier expriment leur engagement à vivre comme mari et femme. On parle d’échange de consentement entre le tuteur qui représente la femme (avec son accord) et le futur mari dans une assemble. Une des formules utilisée : que le tuteur peut dire au futur mari devant les témoins : je te marie cette femme ou ma fille une telle selon telle dote … Et le futur mari : répond : « et moi j’accepte avec la dote de … » Les deux parties contractantes doivent être donc consentantes conscientes et responsables : le contrat sera invalide s’il s’agit d’un enfant ou d’un malade (sauf conditions et dispositions particulières).

Le tuteur

Le mariage est conclu par le consentement du tuteur de la femme, et ceci après sa consultation. Il peut être son père, ou à défaut, un proche parent… Car le prophète (paix et salut sur lui) a dit: « aucun mariage n’est conclu sans la présence d’un tuteur, représentant la femme.» Ni le père ni un autre ne peuvent marier une femme ayant déjà consommé un mariage sans son consentement qu’elle manifestera par la parole. On ne peut épouser une femme qu’avec l’assentiment de son tuteur ou bien ensuite (à défaut), de l’homme avisé parmi ses proches ou ensuite (à défaut), de l’autorité.

Les témoins

Deux témoins musulmans (hommes) et de bonne conduite doivent assister à la conclusion de l’acte de mariage. Le prophète (paix et salut sur lui) a dit:« Un mariage n’est jamais conclu sans la présence du tuteur de la femme et de deux témoins de conduite irréprochable». Ceci pour annoncer et rendre public le mariage. « Il ne peut y avoir de mariage qu’avec un tuteur matrimonial, une dot et deux témoins qualifiés. S’il n’y avait pas ces deux témoins lors du contrat, l’époux ne pourra consommer le mariage que s’ils témoignent du contrat (du mariage) … »

La dot

La dot est ce qu’un homme accorde à la femme pour pouvoir l’épouser, c’est un signe d’engagement qui montre que l’homme est obligé (légalement) de prendre en charge son épouse (depuis le début)… La dot est obligatoire. Un homme (pauvre et sans moyens) ayant demandé au prophète (paix et salut sur lui) de lui accorder la main d’une femme, celui-ci dit:« Va chercher une dot, même une bague en fer!, chose à un prix insignifiant (mais qui a obligatoirement une valeur)» Il est conseillé d’alléger la dot. Le prophète (paix et salut sur lui) a dit:« La plus bénie des femmes est celle qu’on épouse à moindre frais».

Après quoi le mariage est conclu. Aucune autre cérémonie n’est nécessaire. Il est recommandé après le mariage de faire un repas, en fonction de ses possibilités financières, et de convier à cette occasion des personnes de la famille et des amis. Personne n’a le droit en Islam d’imposer à une fille le mariage avec quelqu’un. Son père ou sa mère peut la conseiller. Mais le choix final revient à la fille seule. Concernant le tuteur, ce doit être un homme, musulman, sain d’esprit, majeur, libre, et équitable.

Les mariages mixtes

Les conditions diffèrent selon l’homme ou la femme. Un musulman peut épouser une non musulmane, à la seule condition qu’elle soit de religion monothéiste, c’est-à-dire juive ou chrétienne.

L’union d’un musulman et d’une athée ou d’une polythéiste (bouddhiste, par exemple) est en revanche proscrite. L’épouse juive ou chrétienne reste libre, durant le mariage, de pratiquer sa propre religion. Sachez toutefois que les enfants qui naîtront du couple devront, eux, être musulmans. En outre, en cas de divorce ou de décès du conjoint, la mère non musulmane n’obtiendra par la garde de ses enfants : ils seront confiés à une parente de confession musulmane. Elle ne pourra pas non plus hériter de façon automatique de son conjoint décédé. Si par contre, elle choisit de se convertir, ces droits lui seront naturellement accordés.

La femme musulmane, quant à elle, ne peut se marier qu’avec un musulman. Si l’élu n’est pas de cette confession, il ne sera autorisé à épouser sa belle que s’il manifeste le souhait de se convertir à l’islam. Il suivra alors un enseignement religieux de plusieurs mois, attesté par un certificat de conversion, le plus souvent oral.

La cérémonie du mariage 

La cérémonie du mariage musulman débute bien souvent par la récitation d’une « khoutbah » qui est une courte allocution en arabe intégrant des formules de louange d’Allah. L’Imam lit les versets du Coran puis procédera à l’échange des alliances devant la famille, les témoins et les amis. La célébration du mariage se termine avec des invocations qui sont dites en faveur des nouveaux mariés.

Les fondements du mariage

Le mariage musulman est un contrat passé librement entre un homme et une femme qui s’engagent à s’apporter amour et protection. L’islam insiste sur la fécondité du mariage. La polygamie est également admise par le Coran : permission est donnée à l’homme d’avoir jusqu’à quatre épouses simultanées. Toutefois, le Coran conseille la monogamie : « Si tu crains de ne pas être également juste envers les épouses, n’épouse qu’une seule femme ». Selon le code de la famille, la polygamie requiert l’autorisation de la première épouse. Cette dernière peut ainsi lui refuser cette possibilité en stipulant une clause de monogamie dans l’acte de mariage.

Où faire et qui doit faire le mariage ?

A la mosquée ou à la maison ou autre. Il n’y a pas de lieu obligatoire pour célébrer un mariage. Il n’est pas aussi obligatoire que ce soit un imam qui fasse le mariage islamique, mais il est obligatoire de connaître toutes les conditions et règles à suivre pour pouvoir le faire (sans un Imâm). Mais il n’est pas non plus interdit de faire un mariage par l’imam de la mosquée. Au contraire, parfois on y aura recours parce qu’on vit dans une région où, à part les imams des mosquées, les musulmans ont très peu de connaissances à propos de l’islam et à propos surtout des conditions du mariage et des règles à suivre.

Cependant, il est faux de croire que mariage islamique n’est pas valable ou est de moindre valeur s’il n’a pas été fait par un imam. Il ne faudrait pas oublier qu’il n’y a pas de clergé en islam, et que n’importe quel musulman (connaissant les règles) peut mariage islamique (avec l’accord du responsable de la femme bien entendu).

 

Mam Dieng

Collaboration : Imam Cheick Moufty Sogodogo

Crédit photo: Mohamed Daniel Camara

Afrique femme

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