La solitude? Domptons-là!

La solitude? Domptons-là!

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Après une rupture ou un veuvage, il n’est pas rare d’éprouver un sentiment de solitude très fort. Ce dernier, justifié, témoigne d’un accablement passager et il faut le respecter. Alors que les habitudes d’une vie à deux et les petites manies de l’autre sont encore présentes partout où nous allons, nous devons désormais réapprendre à exister différemment; faire fi du chagrin ; se montrer forte. Autant d’actions qui semblent insurmontables dans un premier temps. Pourtant, s’il est une période pour broyer du noir, il en est une autre pour sortir définitivement de sa torpeur et constater avec des yeux neufs le monde environnant. Impression de ne pas être assez soutenue ou aidée ? Il se pourrait bien que nous faisions fausse route. La solitude n’est pas cette impasse infranchissable mais une étape qui se gère progressivement.

– Un mot négatif

Lorsque l’on évoque le mot « solitude », il est de suite mal perçu. On le confond volontiers avec une sensation d’isolement total, voire une prison. Pas étonnant alors qu’une fois seule, on finisse par perdre pied ! Cette connotation péjorative n’aide en rien à retrouver la confiance en soi ou à appréhender une vie nouvelle. Au contraire, elle nous pousse vers le bas, entraînant avec elle tristesse et souffrance. Un aspect psychologique plutôt dommage puisque la solitude n’est pas forcément néfaste. Devrait-on préciser qu’elle se présente également sous des formes plus attrayantes comme prendre le temps d’une pause lecture, se faire belle, regarder un film en se relaxant… Elle dénote un état d’esprit ou un moment présent. C’est à nous de ne pas en faire un drame mais au contraire de la transformer en une thématique positive.

– Faire face à la solitude pour mieux l’affronter

Nous sommes, en quelque sorte, conditionnées depuis notre naissance à ne pas aimer la solitude. Dans la prime jeunesse, survient la peur de perdre nos parents, puis l’être aimé et de façon plus globale, nos proches. Cette crainte trahit en réalité un sentiment plus profond qu’est la peur de se retrouver seule au monde. La solitude devient l’ennemie publique numéro un, celle que l’on doit fuir absolument. Pourtant, en y réfléchissant de plus belle, nous sommes des personnes autonomes, indépendantes et tout à fait capables de nous débrouiller dans la jungle de la vie. Si être seule, surtout sur du long terme, n’est pas la phase la plus agréable qui soit, ne perdons pas de vue qu’elle peut aussi être un moteur et nous motiver en nous poussant dans nos retranchements. Dans les moments difficiles, on peut se surpasser et dépasser nos peurs. Il n’est pas de petite victoire alors autant s’y mettre dès à présent.

– La solitude est partout sauf où on l’imagine

Pour dompter la solitude, encore faut-il en comprendre les rouages. Notre vie à la maison peut très bien se dérouler seule sans éprouver de solitude du tout. Certaines s’y accoutument d’ailleurs tellement qu’elles y prennent goût. En réalité, il s’agit d’avantage d’un état d’esprit qui touche les personnes tristes, mal dans leur peau et récemment victimes d’un drame personnel. Le sentiment d’être à l’écart s’accroît dans les difficultés de la vie plutôt que dans le simple fait d’être seule. De la sorte, on peut se sentir bien plus isolée dans une relation de couple destructrice ou au milieu d’une foule qu’en menant une existence solitaire voulue et assumée.

– Rompre le cercle vicieux

A toutes celles qui vivent une solitude non souhaitée, faire de son logis une terre d’exil n’est pas particulièrement la solution. On dit non au désert social et au laisser-aller ! Il est impératif d’entretenir une dynamique de vie : rythme de travail, maison bien entretenue, activités sportives, ludiques, culturelles, sans oublier les soirées entre amis. Nombreux sont les événements qui peuvent casser la monotonie quotidienne mais pour cela, il faut se faire violence et se donner quelques buts. Pourquoi ne pas faire du bénévolat ? Se trouver des causes à défendre ? Le plus important est de parvenir à redonner un sens à sa vie et percevoir du plaisir dans les moindres petites choses que nous voyons ou faisons.

– Seule mais pas abandonnée

Vivre seule ne signifie pas être abandonnée de tous. On a souvent tendance à dramatiser cet état et se poser en tant que victime. La solitude comme tragédie absolue ? Pas franchement. Il s’agit davantage d’une difficulté, rencontrée par beaucoup, et qu’il va falloir prendre à bras le corps plutôt que se complaire dans une certaine fragilité. Comme il est facile de se replier sur soi-même face à la douleur ! Mais de mémoire, cette attitude n’a jamais aidé personne. De plus, il serait bien ingrat vis à vis de notre entourage de rester cloîtrée et refuser une main tendue. Vite alors, on reprend du poil de la bête et l’on se montre reconnaissante à l’égard de ceux qui nous veulent du bien. Ces derniers sont toujours beaucoup plus nombreux qu’on daigne le penser dans les moments de souffrance.

La solitude est donc un cheminement normal et sain lorsqu’on a eu à affronter des épreuves. Elle n’est pas cette catastrophe qu’on imaginerait volontiers, encore moins une fatalité qui va nous poursuivre pour le restant de nos jour. Bien au contraire, elle pourra s’apprivoiser, se faire plus discrète au fil du temps jusqu’à disparaître complètement. Une personne qui a connu ses tourments saura plus facilement faire un pas vers le bonheur et l’apprécier à sa juste valeur afin de faire de chaque journée, un émerveillement simple et constant.

 

Source: nousdeux.fr

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