La césarienne, l'ultime recours en cas d'accouchement difficile

La césarienne, l'ultime recours en cas d'accouchement difficile

0
PARTAGER

La césarienne est une opération chirurgicale pratiquée dans quelques cas très particuliers lorsque l’accouchement par les voies basses naturelles est impossible ou dangereux pour l’enfant et/ou pour la mère.

La césarienne est l’ultime recours des médecins lorsqu’un accouchement ne peut être mené à son terme par les voies naturelles. Ceci est la théorie puisqu’en pratique, les cas de césariennes sont en pleine explosion depuis les années 90.

Césarienne ?

Une césarienne consiste à aller chercher l’enfant dans le ventre de sa mère. Pour atteindre le bébé, le chirurgien procède à une incision de la peau de l’abdomen de la mère pour découvrir l’utérus. Une seconde incision est réalisée sur l’utérus pour sortir l’enfant de son cocon. Quand le bébé est extrait, le chirurgien recoud l’utérus et la peau du ventre. Généralement, l’incision est réalisée de façon à ce qu’elle se voit le moins possible ensuite soit horizontalement au niveau des poils pubiens. La césarienne peut être menée soit sous anesthésie générale soit sous anesthésie locale.

Césarienne : les cas les plus courants

Le recours à la césarienne est indiqué dans certains cas particuliers afin d’éviter les risques pour la mère et le bébé. Généralement, la césarienne est utilisée quand :

  • le bébé est mal placé (présentation par le siège)
  • le bébé est trop gros comparé à la taille du bassin de la mère
  • la mère présente des faiblesses cardiaques ou une tension artérielle élevée
  • le bébé présente des insuffisances d’oxygène
  • la mère souffre d’un herpès génital
  • la mère présente un utérus abîmé la grossesse est jumellaire
  • le bébé est un grand prématuré

La césarienne peut être programmée à l’avance ou décidée sur la table de travail suite à des complications.

Les risques de la césarienne

Comme pour toutes interventions chirurgicales , les risques d’une césarienne sont réels. Le fait d’ouvrir l’abdomen peut occasionner des lésions des organes voisins de l’utérus. Ces cas sont très rares mais ils existent. La survenue d’une hémorragie est également possible lors d’une césarienne si un vaisseau sanguin est touché. Les risques post-opératoires sont principalement la formation d’un hématome et la survenue d’une infection (abcès, péritonite). La prescription d’anti-coagulants et le port de bas de contention permet d’éviter les risques de phlébite. D’autres complications d’ordre psychologiques se rencontrent également très régulièrement. La mère accouchant par césarienne se trouve en effet déposséder de son accouchement !

Le saviez-vous ?

Une première césarienne n’oblige pas pour les enfants suivants à des césariennes ! Si les causes de la première césarienne étaient ponctuelles (souffrance foetale, hémorragie de la mère, maladie passagère, mauvaise position du bébé…), les grossesses futures pourront tout à fait être menées par voies naturelles. Si par contre la cause de la césarienne est « mécanique » et persistante (insuffisance cardiaque de la mère, un bassin trop étroit), les grossesses futures ne pourront échapper à la césarienne.

Florence Bayala

Afrique femme

Commentaires

commentaires

Commentaires

commentaires

LAISSER UN COMMENTAIRE