Fausse couche : les anti-inflammatoires n'augmenteraient pas les risques

Fausse couche : les anti-inflammatoires n'augmenteraient pas les risques

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D’après une nouvelle étude, prendre des anti-inflammatoires non stéroïdiens pendant la grossesse n’augmenterait pas les risques de fausse couche. Des résultats qui vont à l’encontre des conclusions d’autres travaux.

Alors que des études antérieures indiquaient que la consommation d’anti-inflammatoires non stéroïdiens, comme l’ibuprofène, pendant la grossesse, serait liée à une augmentation des risques de fausse couche, des chercheurs israéliens affirment le contraire. Leur étude, publiée par la revue Canadian Medical Association Journal, prend en compte les dossiers de 65 457 femmes âgées de 15 et 45 ans ayant donné naissance ou souffert d’une fausse couche, dont 4 495 ont consommé des anti-inflammatoires pendant le premier trimestre de leur grossesse.

Ces médicaments, appelés communément AINS, sont d’ailleurs utilisés en cas de douleurs, d’inflammations ou de fièvres chez la femme enceinte. Après avoir analysé les données mises à leur disposition, l’équipe dirigée par le docteur Sharon Daniel et le professeur Amalia Levy, du ministère de la santé publique à l’Université Ben Gourion du Néguev, n’a « découvert aucun lien important entre l’exposition aux AINS, que ce soit selon les groupes de participants ou un médicament spécifique, et le risque d’avortement spontané ». Au contraire, environ 8,2% des participantes à l’étude qui ont consommé des AINS ont eu une fausse couche, contre 10% des femmes qui n’en ont pas pris.

Par contre, les chercheurs ont noté que les femmes qui consomment ces médicaments sont plus âgés, plus enclines à fumer, à souffrir de maladies inflammatoires et ont souvent été fécondées in vitro. Ces données pourraient expliquer un effet de « causalité inversée », d’après les scientifiques.

Source : Topsanté

Afrique femme

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