Anti-inflammatoire : protéger son organisme par son alimentation

Anti-inflammatoire : protéger son organisme par son alimentation

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Comment protéger son organisme de certaines maladies? Découvrez les clés du bien manger pour réduire les maladies chroniques essentiellement dues à une alimentation déséquilibrée.

– Les fruits et légumes crus sont assimilés plus lentement que les cuits par l’organisme. Mais il faut les mastiquer lentement pour extraire les micronutriments des cellules végétales et les introduire progressivement dans l’alimentation si l’on a l’intestin fragile. Si l’on doit les faire cuire, mieux vaut les consommer croquants que bouillis, pour épargner les minéraux (magnésium, potassium, calcium) et les vitamines (C, B9, B1 et B2, E). L’enjeu est de favoriser la consommation de fruits et légumes sous toutes leurs formes, mais sans abuser des jus de fruit du commerce, qui renferment beaucoup de sucre.

– Les substances végétales protectrices des cellules appartiennent à la famille des polyphénols, en particulier les flavonoïdes. Il est conseillé de les associer en consommant plusieurs fruits et légumes dans une même assiette. Les plus connus de ces « nutricaments » naturels sont l’anthocyane, la cyanidine, la malvidine et la delphinidine (dans les baies rouges), le flavone et la lutéoline (persil, céleri), le resvératrol (raisin), l’isoflavone et la génistéine (soja), la flavanone et l’hespéridine (tomates, agrumes), ou encore le flavonol et la catéchine (chocolat noir à 70 % de cacao et plus).

– L’abus de sel étant facteur d’hypertension et de maladies cardiovasculaires, il faut impérativement en diminuer la consommation. Donc, méfiance vis-à-vis des aliments industriels qui en contiennent beaucoup. En contrepartie, au potassium, abondant dans les carottes, concombres, pommes de terre, abricots ou bananes, ce dernier joue un rôle essentiel dans les fonctions cellulaires et participe au renforcement du capital osseux. Autre minéral « ami » : le magnésium, un antifatigue présent dans les fruits secs et le chocolat. « Le raisin sec, est l’aliment au plus fort potentiel alcalinisant. »

– Les céréales complètes participent d’ailleurs à la prévention du cancer du colon. Sachant que leur indice glycémique est meilleur que celui des céréales raffinées, à condition d’en consommer de manière variée et à dose modérée, pour éviter intolérances au gluten ou au blé tendre.

– Des chercheurs américains ont démontré que l’absorption des caroténoïdes des fruits et légumes s’améliore en présence de bonnes matières grasses, comme les acides gras polyinsaturés (oméga-6 et 3). Manger chaque jour par exemple une quinzaine de noix, noisettes ou amandes fournit la juste dose d’oméga-3, ainsi que du calcium et des antioxydants. Et cela ne fait pas grossir, bien au contraire. Certains aliments sont en revanche de gros pourvoyeurs d’acides gras saturés, très inflammatoires (viandes rouges et charcuteries, cacahuètes, viennoiseries, denrées industrielles riches en huile de palme, dénommées « huile végétale » sur l’emballage

– La plupart des boissons commerciales contenant en moyenne 100 g de sucre par litre, mieux vaut boire de l’eau ou plutôt des eaux, afin de varier les apports en minéraux et oligoéléments. Quant au vin, attention au message qui tend à faire croire qu’un verre à chaque repas est bon pour la santé. L’alcool est un usage de plaisir et de détente qui provoque beaucoup de dégâts par ailleurs. En revanche, vive le thé vert, riche en substances anti-inflammatoires, détoxifiantes et antioxydantes. Il a notamment pour intérêt, en cancérologie, de limiter le risque d’apparition d’une résistance aux drogues de chimiothérapie.

– Certaines épices limitent la dégradation oxydative de la vitamine E. Ainsi, le curcuma est la substance naturelle qui a chez l’homme la plus forte activité anti-inflammatoire connue. Il faut l’associer au poivre noir pour lui permettre de libérer tout son potentiel antioxydant. En plus de leurs antioxydants, les épices et herbes (ail, basilic, cannelle, ciboulette, menthe, muscade…) rehaussent le goût des aliments, donnent envie de manger à des personnes âgées perdant l’appétit et permettent de moins saler les plats.

– Il faut se méfier des aliments industriels, qui sont particulièrement riches en additifs (sirop de glucose, huile de palme, ingrédients hydrogénés ou encore acrylamide). Mieux vaut cuisiner soi-même, avec des ingrédients naturels et variés.

– Il faut manger les produits laitiers, mais sans excès, car les apports de calcium se font essentiellement par ce biais. Les produits laitiers, déséquilibrés en acides gras, provoquent des intolérances, contiennent des facteurs de croissance suspectés de favoriser l’obésité, ainsi que des hormones.

– Limiter la consommation de grillades au barbecue. La cuisson à la vapeur, à l’étouffée ou en cocotte reste la meilleure. Pour cuire, les graisses les moins toxiques sont le beurre et les huiles pauvres en oméga-3 (tournesol, olive). Attention au plastique enfourné dans le micro-ondes. Méfiez-vous également des récipients recouverts, métaux chauffés excessivement et de l’aluminium que l’on doit éviter de placer au contact direct des aliments.

 

Mam Dieng

Afrique femme

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