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6 attitudes qui nous empêchent de développer notre leadership et progresser dans notre carrière

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L’auto-leadership est la discipline la plus négligée par les leaders dans notre monde, aujourd’hui dit Robin SHARMA. Comment un leader qui se réveille chaque matin déprimé, frustré, peut-il inspirer les autres, stimuler les esprits vers la poursuite d’un résultat ? Pour devenir un leader efficace, respecté, créatif, développer sa confiance et apprendre à se concentrer sur ce qui en vaut la peine, nous devons nous défaire de certaines mauvaises attitudes que nous avons des fois inconsciemment et qui nous empêchent de produire du résultat. Nous devons être le changement que nous voulons voir dans le monde, nos attitudes quotidiennes ne devraient pas être en déphasage avec ce que nous souhaiterons voir chez les autres. Pour sortir de là, nous devons être encore plus vigilants et déterminés à ne laisser aucune dichotomie attitudinale nous empêcher d’être ce que nous désirons être de tous nos voeux. Je partage avec vous 6 attitudes qui peuvent nous empêcher de rester nous-même et d’être en état émotionnel optimal afin de pouvoir être productif, développer notre leadership et progresser dans notre carrière.

Ne pas viser suffisamment loin et espérer que les choses aillent de soi.

Je rencontre souvent de jeunes diplômés, fraichement sortis de l’université qui rencontrent des problèmes dans leur lieu de travail. Souvent, ils sont en conflit avec leurs supérieurs qui ont tendance à saboter leur travail. Mais la question que je leur pose souvent est de savoir : combien d’années ce dernier a-t-il fait dans l’entreprise ? Et on se rend compte que ce sont des gens qui ont duré dans l’entreprise et qui n’ont vraiment pas progressé. Et du fait de cela ils deviennent aigris. Mais en vérité ils se sont « garés » eux-mêmes du fait de leur attitude, ils n’ont pas eu la promotion qu’il voulait et ils ont comme dernière arme de saboter le travail des autres et de briser l’enthousiasme des nouveaux venus.

Mon coach m’a dit souvent que pour qu’on te nomme responsable il faut être déjà responsable….si en faisant bien tu n’as pas encore la promotion ce n’est pas en faisant mal que tu l’auras. Et plus grave tu travailles contre toi-même.

Et ceci arrive parce que la plupart des gens qui entrent dans une organisation pensent que tout ira de soi et qu’ils vont progresser quoi qu’il en soit. Au lieu de définir clairement le niveau d’excellence et de leadership qu’ils veulent atteindre et engager des actions concrètes pour y arriver, ils se disent que s’ils ont de quoi satisfaire les besoins qu’ils voyaient en début de carrière, tout ira bien. Quand ils satisfont à ces besoins, de nouveaux besoins apparaissent et entre temps la vie se compliquant, ils se retrouvent presqu’incapables de relever les défis d’excellence professionnelle requise pour avoir du mérite et progresser dans leur carrière. Si vous êtes dans ce piège ou voulez éviter de tomber là-dedans, demandez-vous : si j’avais tous les moyens et tous les pouvoirs jusqu’où j’irai dans ma carrière ? Fixez-vous l’objectif et mettez-vous au travail pour réaliser votre rêve car il n’y a pas de limite à ce que vous pouvez réaliser à part les limites que vous vous mettez vous-même.

Ne pas avoir de plan de carrière personnel et ne compter que sur la politique pour être promu

Il n’y a pas de vent favorable à celui qui ne sait pas où il va. La majeure partie des gens qui passent leur temps à  pratiquer ce que nous appelons à H&C « le sabotage professionnel inconscient » sont souvent des gens qui n’ont pas de plan de carrière, qui ne travaillent pas suffisamment sur eux pour pouvoir progresser.

Parfois, ils sont convaincus que s’ils font la politique du DG en place, ils auront du résultat et de la promotion. Le problème, c’est que lorsque le DG n’est plus là, ils perdent pied. En général, on les appelle les « hommes de l’ancien DG ». Si vous avez une telle réputation dans votre entreprise, il va être difficile pour vous de produire du résultat durable et d’asseoir votre leadership.

Les gens qui savent le point le plus loin qu’ils veulent travailler à atteindre et dépasser élaborent un plan de carrière et se dotent des moyens nécessaires pour progresser dans leur carrière. Ils ne comptent pas que sur la politique. Ils savent que pour avoir de l’appui il leur faudra contribuer alors ils se concentrent sur leur capacité à produire des résultats à chaque fois à la hauteur des défis auxquels leurs organisations est confrontée. Ils s’arrêtent à chaque fois pour opérer les réajustements nécessaires afin de s’assurer qu’ils vont continuer être l’homme ou la femme de la situation. Ils savent que s’ils élaborent un plan de progression précis et de travailler à le réaliser à travers des actions concrètes soutenues par leur capacité à produire du résultat, ils vont aller de l’avant dans leur carrière. Alors quel est votre plan pour progresser dans votre carrière ?

 Avoir une attitude contraire à celle des bons leaders

Nous enseignons ce que nous savons, mais nous reproduisons qui nous sommes dit John Maxwell. Un leader qui perd son temps dans les commérages, la frustration, la colère et la dépression oublie de travailler sur lui. Une fois qu’il sera promu il aura des difficultés pour fédérer ses équipes afin qu’ils puissent produire du résultat.

Un leader c’est quelqu’un qui inspire par son attitude, si celle-ci est dichotomique avec celle que vous voulez voir chez les autres, vous aurez du mal à diriger une équipe. Quand un bateau est percé de trous et qu’on passe son temps à le vider de son eau, on oublie de le diriger.

Les bons leaders savent faire fie de leur ego et de leur ressentiment personnel pour avancer et atteindre leurs objectifs. Ils savent se concentrer sur ce qui vaut la peine et négligent le reste. Ils se demandent ce qu’ils doivent faire pour commencer à incarner le leader qu’ils veulent devenir avant d’avoir l’opportunité de diriger. Ils ont compris que le travail à faire sur soi est tellement énorme qu’ils ne se consacrent qu’à cela. Ils ont compris assez tôt le dilemme du développement professionnel : Plus on s’améliore, plus on doit s’améliorer. Ils ne tombent pas dans le piège de ceux qui veulent bien qu’on leur confie des responsabilités mais ont des attitudes contraires à ce que devraient avoir des gens responsables.

Passer son temps à jalouser son supérieur hiérarchique 

Il est totalement improductif et inutilement stressant de jalouser son supérieur hiérarchique. On ne peut pas vouloir une chose et son contraire. Passer son temps à critiquer son supérieur hiérarchique et à parler mal de lui derrière son dos, ne vous mènera à rien. C’est comme cette dame qui passait son temps avec les employés aigris à parler mal de son chef de service. Lorsqu’elle a été nommée chef de service, elle ne savait plus à quel saint se vouer parce qu’elle ne savait pas comment faire pour ne pas être critiquée par ses collaborateurs ; elle n’était pas prête à gérer ce nouveau challenge et elle a dû démissionner.

N’oubliez pas qu’on devient ce qu’on fait la plupart du temps. Si bien que si vous voulez devenir un leader, vous devez vous habituer à manifester du leadership que vous ayez un poste de responsabilité ou non. Si vous passez votre temps à critiquer les autres et surtout votre supérieur hiérarchique, vous ne saurez rien faire lorsque vous serez à sa place éventuellement. Ceci arrive aux opposants qui ont le pouvoir. Comme ils ont passé leur temps à critiquer lorsqu’ils n’étaient pas au pouvoir et n’ont pas pris l’habitude de produire du résultat, même lorsqu’ils ont le pouvoir, ils continuent de critiquer le régime qu’ils ont remplacé. Pourquoi ? Parce qu’on ne fait que ce qu’on sait faire. Ils ne savent pas produire du résultat, ils savent critiquer. Que voulez-vous qu’ils fassent une fois au pouvoir ? Critiquer ? Bien évidemment. Ne tombez pas dans leur piège. Apprenez tout ce que vous pouvez apprendre de positif chez votre supérieur hiérarchique ; pour le reste, concentrez-vous à vous exercer à produire du résultat et à exceller en tant que leader et lorsque vous serez en position de leader, c’est ce que vous allez continuer de faire.

Se concentrer plus sur la promotion plutôt que la production

Pour devenir l’homme de la situation, vous devez vous concentrer à travailler sur vous afin de devenir incontournable. Vous devez développer les attitudes des grands leaders, vous devez vous appliquer à penser et agir tel que vous devez penser et agir afin de vous rapprocher de la promouvabilité ou même de la débauchabilité. Nous l’oublions souvent mais chaque attitude que nous avons sur le lieu du travail nous rend soit licenciable ou promouvable (débauchable) si bien que nous travaillons à chaque fois contre nous-mêmes (avec nos mauvaises attitudes) ou pour nous-mêmes (avec nos attitudes adéquates).

Certaines personnes diront : je fais bien mon travail depuis des années mais on ne m’a pas encore promu. C’est vrai, c’est un peu frustrant mais dites-vous que dans tous les cas c’est vous qui gagnez. Les résultats donnent du pouvoir. Ce n’est que lorsque vous vous concentrez à produire du résultat que vous finissez par être reconnu. Alors concentrez-vous à bien faire ce que vous avez à faire. Et Comme le dit mon coach, si votre patron ne vous voit pas, vos collègues vous voient ; si vos collègues ne vous voient pas, vos clients vous voient ; et si vos clients ne vous voient pas, votre expertise est en train de s’améliorer et vous servira certainement très prochainement.

Se concentrer sur ceux qui ou ce qui pourraient nous barrer la route et oublier de travailler sur nous pour exceller ;

Il n’y a rien de noble à vouloir être meilleur que quelqu’un d’autre, la vraie noblesse c’est d’être supérieur à la personne que vous étiez hier. Si vous voulez être vraiment performant et devenir l’homme ou la femme de la situation, vous devez vous concentrer à travailler sur vous. Vous devez développer certaines attitudes, une certaine manière de penser et d’agir avec l’enchainement requis sans jamais vous arrêter jusqu’à aboutir à votre vitesse de croisière grâce à l’effet manivelle qui fera que les gens penseront que vous êtes un génie ou un chanceux à qui tout marche à tous les coups. Nous devons tourner la manivelle dans le bon sens jusqu’à obtenir du résultat.

Le fait de déposer les gens ne vous assure pas la prospérité durable. C’est lorsque vous devenez si bon qu’il soit impossible de vous ignorer que vous faites la différence.

En réalité le leadership ce n’est pas une question de position, c’est plutôt une question de disposition. C’est la capacité à faire la différence par votre attitude, votre disposition mentale de manière à produire des niveaux de résultats que très peu de gens peuvent produire et ainsi progresser dans votre carrière qui fera la différence sur la durée. Posez-vous la bonne question. Ne vous demandez pas : « Qui risque de prendre ma place et comment je fais pour l’en empêcher ? ». Vous risquez de vous détourner de la production et de l’excellence qui vous permettront de vous imposer. Demandez-vous plutôt : « Jusqu’où mon potentiel peut m’amener et de combien d’année je suis en retard ? Comment je fais pour rattraper ce retard et atteindre un tel niveau d’excellence qu’il soit impossible de m’ignorer ? ».

Par Mame Cafa SALL de  hcmagazines

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