Un citoyen français en grève de la faim devant l’ambassade de France...

Un citoyen français en grève de la faim devant l’ambassade de France àu Cameroun

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Bruno Jeanne âgé de 50 ans aujourd’hui a pendant 20 ans servi dans l’armée française. Il y a trois jours, ce citoyen français, avec sa tenue a fait une grève de la faim devant l’ambassade de France pour dénoncer les violences dont il est victime au Cameroun.

Face à la gravité de la situation, le 1er secrétaire de l’ambassade de France et l’attaché de défense ont du sortir pour apaiser la situation vu le fait que leur compatriote s’était enchaîné devant la représentation diplomatique. Ils lui ont dit: Un adjudant chef enchaîné devant l’ambassade de France ça ne se fait pas”. Voilà l’histoire.

En décembre 2012, il est contacté par un camerounais à Lyon ( France) pour travailler dans un garage moderne à Yaoundé. Il est arrivé au Cameroun en mars 2013 pour occuper un emploi de salarié dans un garage dirigé par une certain Timothée Bodo ( LA CENTRALE AUTOMOBILE – situé vers Cami Toyota), citoyen français, d’origine camerounaise. Le contact entre les deux s’est fait dans un premier temps via internet.

Jeanne est par la suite venu au Cameroun pour négocier les conditions d’emploi avec Bodo. Dans le cadre de ce nouveau contrat, il devait par la suite mobiliser des ressources financières pour la réalisation du partenariat. Il a à cet effet investi près de 130 000 Euros, soit 84 500 000 Fcfa, pour l’acquisition du matériel destiné au garage de Bodo. Il débarque au Cameroun en mars 2013 avec une promesse d’embauche ( sans contrat de travail), détenteur de VISA touristique de trois mois. La le document de promesse d’embauche signé par M. BODOle 6 février 2013, il est indiqué que le contrat de M.JEANNE serait signé à son arrivé au Cameroun.

Mais très vite JEANNE se retrouve confronté au non respect de ses engagements par son interlocuteur : non-paiement des salaires, absences des avantages en nature promis, non remboursement de l’équipement professionnel acquis. A la suite d’une altercation avec BODO, Jeanne sera tout simplement interdit d’accès au garage.

Face à cette situation, JEANNE décide de porter plainte au tribunal d’Ekounou. Dans sa lettre adressée au ministre de la Justice Laurent Esso, le 3 juin 2014, Christine Robichon, ancienne ambassadricede France au Cameroun écrit : « La procédure semble entravée par les interventions de M. BODO et son épouse, haut-fonctionnaire au ministère des finances. Il me revient que le couple mobiliserait ses relations dans l’administration, la gendarmerie et la justice en vue d’obtenir une condamnation de M. JEANNE et la spoliation de ses biens. A ce jour, M. JEANNE semble atteindre la limite de ses capacités tant financières que morales. Il n’espère que le déblocage de son matériel afin de pouvoir le vendre et quitter le Cameroun ».

Le 10 juin 2015, JEANNE Bruno Stephane a écrit au président de la République Paul Biya. Dns la correspondance qu nous avons pu nous procurer, il parle de : « neuf mois de séquestration de sa famille et de ses biens, d’irrégularités à l’immigration, de non paiement des salaires d’attitudes inhumaines envers les salariés et non paiement des salaires aux employés ». Les deux dirigeants de l’entreprise sont Thimothée ( Directeur général) et Bitoungui Francis Emile, Président du Conseil d’administration, « mais également responsables des grandes entreprises au service des impôts ». Parmi les traumatismes qu’il affirme avoir subi, figure : « tentative d’expulsion, convocation pour terrorisme, blocage des virements de la France à la banque, vol de son dossier à l’immigration, destruction de ses effets personnels, disparition des contrats de travail au ministère de l’emploi, saisie de son matériel suite à une décision du tribunal de première instance d’Ekounou ».

Il achève sa correspondance à Paul Biya en ces termes : « Monsieur le président, j’ai quitté mon pays la France après avoir servi celui-ci pendant 30 années, marié à une africaine, j’aurai espéré avoir l’Afrique pour deuxième patrie. Je suis venu pour former des jeunes camerounais aux métiers de l’automobile avec du matériel moderne, j’ai perdu mes biens, mes économies, mon mobilier pour faire vivre ma famille. Je ne souhaite qu’une chose que justice soit rendue et récupérer mes biens et économies ».

Par > Cedric Pivolt


africa24.info

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