Mauritanie: Arrestations de plusieurs activistes du M25 à Nouakchott

Mauritanie: Arrestations de plusieurs activistes du M25 à Nouakchott

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Sept militants du mouvement du 25 Février (m25), ont été arrêtés , inculpés pour outrage à la cour et violence, avant d’être écroués à la prison de Dar Niam, ce lundi 18 juillet à Nouakchott.  Ils protestaient contre la condamnation à trois ans de prison, du journaliste et activiste du M25, Cheikh Baye. Ce dernier avait lancé ses deux chaussures au ministre porte parole du gouvernement.

L’information selon laquelle, les sept activistes du M25 seront devant le juge, avant la fin de la semaine a été confirmée par Me Brahim Ould Ebbety. Selon l’avocat de la défense, les sept comparaîtront jeudi 21 juillet 2016 devant la chambre correctionnelle du tribunal de la Wilaya Nouakchott Ouest. S’ils sont reconnus coupables, les 7 risquent une peine allant d’un mois à trois ans de prison.

Transfèrement

En attendant le procès, les sept activistes (Jemal Hamoud, Hamid Bilal, Moustapha Maouloud, Baye Youssouf, Mohamed Lemine, Wajah Ledhem et Saleh Dine) initialement écroués à la Prison de Dar Naim, ont été transférés à la prison centrale de Nouakchott, apprend-on de source proche du mouvement.

Les faits

Pour mémoire, la mésaventure des sept a commencé le 15 juillet dernier. Ce jour là, après que la Cour ait rendu son verdict condamnant leur camarade Cheikh Baye à trois ans prison, pour agression, les prévenus ont hué et jeté leurs chaussures par terre. Ils seront inculpés trois jours plus tard et écroués à la prison civile de Nouakchot de Dar Naim.

Le M25 proteste

Depuis, le mouvement du 25 février, remue terre, ciel et tout ce qu’il peut pour obtenir la libération de ses membres. Il crie au scandale, au procès politique et à l’intimidation. Le mouvement proteste à coup de communiqués et annonce qu’il initiera d’autres actions.

Deux poids deux mesures

Selon un communiqué du mouvement, le verdict qualifié d’«injuste » a été rendu par un « juge à la mauvaise réputation ». Il rappelle également que ce même juge, avait « prononcé une peine d’un an avec sursis, à l’encontre d’un proche du pouvoir », pour des faits plus grave. Ce dernier avait rappelle-t-on, ouvert le feu sur un vendeur dans un supermarché de Nouakchott.

Le mouvement qui semble déterminé, a réitéré son « intention de lutter contre la tyrannie militaire » avant d’appeler toutes « les forces vives à se mobiliser contre l’injustice ».

Notons enfin que la personne au cœur de ce nouvel épisode judiciaire, a été transférée à la prison d’Aleg, au Sud Ouest du pays. C’est parmi des criminels en tout genre, que le jeune Cheikh Baye attendra d’être fixé sur son sort. Il a toujours la possibilité de faire appel.

Avec le QDN


Afrique360

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