Mauritanie: 23 militants anti-esclavagistes déposés en prison

Mauritanie: 23 militants anti-esclavagistes déposés en prison

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Entre 23 et 24 personnes, militantes et cadres de l’Initiative de Résurgence du mouvement Abolitionniste (IRA) en grande majorité, ont été inculpées et écrouées pour « incitation à la violence et résistance à la force publique » entre autres chefs d’accusations.

Douze jours après le début de « la vague d’arrestations », les 23 ont été présentés devant le parquet de Nouakchott. En effet, c’est dans la nuit du lundi au mardi (4h30 du matin), qu’ils ont été entendus avant d’être mis sous mandat de dépôt, au petit matin. Ils ont été déférés déférés à la prison civile de Dar Naim, à l’exception de Amy Wane, qui séjournera à la prison des femmes.

L’issue de cette affaire devrait être connue d’ici un mois, « procédure de flagrant délit »oblige. 

Selon leur avocat, Me Brahim Ebbety, le procureur a adopté la procédure de « flagrant délit » pour inculper et déferrer les 23, pour « agression des forces de police et incitation à la violence ». Mais pour opter pour « une procédure de flagrance, il faut prendre les individus la main dans le sac » explique Me Ebbety avant d’ajouter que « la plupart ont été arrêtés le lendemain voire plusieurs jours après les faits ».

Privés d’avocats

Me Ebbety rappelle en outre, que la plupart des  23 ont été interpellés à leurs domicile. C’est la cas des cadres du mouvement anti-esclavagistes IRA. « Ces personnes avaient été privées de tout contact avec leur famille et leurs avocats et subitement », se désole l’avocat mauritanien.

Les faits

Pour rappel, cette affaire trouve son origine dans les violences survenues, le 29 juin dernier dans un quartier périphérique de Nouakchott. Ce jour là, la police avait été déployée pour faire déguerpir les populations qui occupaient cette zone depuis des zones. Elles se sont alors opposées à la destructions de leurs GAZRA (habitations de fortunes). Cela avait viré à l’affrontement.

« IRAmania »

Depuis, IRA qui a apporté son soutien à ces populations, est accusé d’être à l’origine de ces échauffourées. L’organisation avait signalé « l’interpellation et détention au secret » de ses cadres, militants et sympathisants. Tous figurent aujourd’hui, dans la liste des inculpés et mis sous mandat de dépôt.


Afrique360

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