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Jean Ping : « Je n’ai jamais tué personne alors qu’Ali on le sait en a tué… »

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Jean Ping, l’ancien président de la commission de l’Union africaine et candidat déclaré à la prochaine élection présidentielle, a refusé cette semaine de répondre à une convocation à la police judiciaire de Libreville. Une justice qu’il dit être aux ordres du régime.

Dans une interview exclusive accordée à VOA Afrique, celui qui entend remplacer Ali Bongo à la présidence gabonaise a confié ce qu’il avait sur le coeur.

“Je n’ai jamais tué personne alors qu’Ali on le sait en a tué…”, clame-t-il.

Avec le soutien du Gabon pour sa course à la présidence au sein de l’Union africaine, et parlant du président Ali Bongo, Jean Ping a déclaré: “S’il m’avait encouragé à rester à l’Union africaine, je ne serais pas là. Je serais encore à l’heure actuelle président de l’Union africaine. Donc je suis ravi, qu’il m’ait aidé à revenir chez moi et à m’opposer à lui”.

Réagissant à la désignation de la présidente Ellen Johnson Sirleaf à la tête de la CEDEAO, Jean Ping pense que “l’Afrique de l’Ouest nous donne beaucoup d’espoir et nous envoie des signaux absolument encourageants. Quand vous allez en Afrique de l’Ouest, vous trouvez plusieurs anciens présidents. Au Gabon il n’y a pas d’anciens présidents. Ils meurent en fonction et ils se font succéder par leurs propres enfants”. Et d’ajouter : “Avoir 50 ans d’une gouvernance d’une même famille de père en fils, ça existait, mais ça n’existe plus, sauf chez nous au Gabon”.

Invité à passer un message au peuple gabonais, Jean Ping a souligné que le “peuple gabonais sait très bien qu’ils en ont marre de la dictature d’une famille et ils veulent le changement comme dans le monde entier, l’alternance d’abord. Et c’est cette alternance qui leur est refusée par la constitution actuelle et par le fait qu’un demi-siècle s’est écoulé avec à la tête du pays, une famille. Et il n’y a aucune perspective dans la constitution qui permet de limiter ça. Je pense que ça ne pourra jamais marcher comme ça”, soutient-il.

Jean Ping en a également profité de l’interview avec VOA Afrique pour attirer l’attention de la communauté internationale afin qu’elle voit clairement les dysfonctionnements au Gabon et les menaces qui pèsent sur ce pays.

Il a invité la même communauté internationale à exercer les pressions nécessaires sur toutes les parties en présence pour éviter un drame. Il a souhaité que chacun joue son rôle afin de permettre au Gabon d’accéder à la démocratie, à l’alternance, et à la paix.

Source : John Lyndon via VOA-AFRIQUE

africa24.info

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