Des documents secrets sur des sous-marins français divulgués

Des documents secrets sur des sous-marins français divulgués

0
PARTAGER

Les 22.400 pages divulguées détaillent les capacités de combat des Scorpène de DCNS, conçus pour la marine indienne et dont plusieurs unités ont été achetées par la Malaisie et le Chili.

Le constructeur naval français DCNS a été victime d’une fuite massive d’informations techniques confidentielles sur ses sous-marins Scorpène, rapporte mercredi le journal The Australian.

Les documents, que le quotidien « The Australian » affirme avoir consultées, décrivent les sondes des vaisseaux, leurs systèmes de communication et de navigation, et 500 pages sont consacrées exclusivement au système de lance-torpilles.

A titre d’exemple, The Australian a publié un manuel appartenant au constructeur naval français DCNS, qui décrit les compétences de combat du sous-marins de classe Scorpène acheté par la marine indienne en 2005.

Le groupe DCNS, détenu à 62% par l’Etat français, a indiqué à l’AFP que « les autorités nationales de sécurité » françaises « enquêtent », sans donner plus de détails.

« Cette enquête déterminera la nature exacte des documents qui ont fait l’objet de ces fuites, les préjudices éventuels pour nos clients ainsi que les responsabilités », a ajouté le groupe.

La fuite n’a pas uniquement de quoi alarmer l’armée indienne: les sous-marins du type Scorpène ont été vendus notamment en Inde et au Chili. Le Brésil doit lui aussi déployer ces submersibles à partir de 2018.

La fuite pourrait également inquiéter l’Australie, qui a octroyé en avril un contrat de 50 milliards de dollars australiens (38 milliards de dollars US) au groupe DCNS pour concevoir et fabriquer sa prochaine génération de submersibles.

Pourtant, selon le premier ministre australien Malcolm Turnbull, le sous-marin que l’Australie vise à construire avec les Français s’appelle Barracuda, et « est totalement différent du Scorpène conçu pour la marine indienne ».

Selon le quotidien, DCNS aurait laissé entendre que la fuite pourrait venir d’Inde plutôt que de France. Les données pourraient toutefois avoir été emportées hors de France en 2011 par un ancien officier de la marine française qui, à l’époque, était un sous-traitant de la DCNS, ou avoir transité par des sociétés du sud-est asiatique avant d’être finalement envoyés à une entreprise en Australie, poursuit le journal.

Source


africa24.info

Commentaires

commentaires

LAISSER UN COMMENTAIRE