Burundi: HRW, accuse les jeunes du parti présidentiel de viols

Burundi: HRW, accuse les jeunes du parti présidentiel de viols

0
PARTAGER

L’ONG Human Right Watch, a ce mercredi 27 juillet, accusé les jeunes du parti CNDD-FDD, les imbonerakure, d’avoir “à maintes reprises violé collectivement des femmes depuis qu’une vague de manifestations politiques a commencé en 2015”. Des policiers s’ajouteraient à eux également.

HRW, qui suit la crise burundaise depuis le début, s’indigne contre ces viols. Selon l’ONG, “nombre de ces viols paraissent avoir été dirigés contre des parentes d’individus perçus comme des opposants au gouvernement”. Pour HRW, “ce schéma d’abus” est en vigueur depuis la crise d’Avril 2015.

“Les assaillants de la ligue des jeunes du parti au pouvoir au Burundi ont attaché, brutalement battu et violé collectivement des femmes, souvent avec leurs enfants à côté. De nombreuses femmes ont souffert de conséquences physiques et psychologiques à long terme”, explique Skye Wheeler, chercheuse pour HRW, cité dans le document publié ce mercredi.

Le texte de HRW, rappelle en outre que l’Organisation des Nations Unies, avaient lancé des accusations similaire, en janvier dernier. Le Haut-commissaire des Nations unies aux droits de l’homme, Zeid Ra’ad Al Hussein, avait par ailleurs évoqué “13 cas de violences sexuelles contre des femmes”, commis “dans les quartiers perçus comme soutenant l’opposition”.

Rappelons que la crise politico-sécuritaire que vit le Burundi, avait commencé en avril 2015. En effet, c’est à cette date que le Burundi s’est embrasé, suite à la décision du Président Nkurunziza de briguer un troisième mandat. A ce jour, ils sont plusieurs centaines de milliers burundais à s’être réfugies dans les pays limitrophes.

 


Afrique360

Commentaires

commentaires

LAISSER UN COMMENTAIRE