Bahreïn: dissolution du principal mouvement d’opposition chiite confirmée en appel

Bahreïn: dissolution du principal mouvement d’opposition chiite confirmée en appel

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Dubaï (AFP)-Un tribunal à Bahreïn a confirmé jeudi en appel la dissolution d’Al-Wefaq, principal mouvement de l’opposition chiite, une démarche qui avait été largement critiquée dans le monde, y compris par Washington, proche allié de ce petit pays du Golfe.

La décision de dissoudre la formation, accusée de fomenter des troubles, avait été prononcée en première instance le 17 juillet, un mois après la suspension des activités d’Al-Wefaq sur ordre de la justice.

La défense a encore la possibilité de porter l’affaire en cassation.

Al-Wefaq anime un mouvement de protestation de la majorité chiite contre le pouvoir sunnite et réclame une véritable monarchie constitutionnelle à la famille royale des Al-Khalifa.

Le tribunal qui a prononcé la dissolution du mouvement avait estimé qu’Al-Wefaq était “allé, dans son action politique, jusqu’à inciter à la violence et encourager les manifestations et les sit-in qui sont de nature à provoquer une discorde confessionnelle dans le pays”.

Il “n’a cessé aussi de critiquer les institutions de l’Etat”, a ajouté le tribunal.

La justice a en outre prononcé la saisie des fonds du groupe au “profit du Trésor public”.

Cette dissolution avait soulevé une vague de critiques, notamment celles des Etats-Unis, de l’ONU, de l’Iran et d’organisations de défense des droits de l’Homme.

Le chef d’Al-Wefaq, cheikh Ali Salmane, purge actuellement une lourde peine de prison pour complot contre le régime et incitation à la désobéissance.

Le 20 juin, les autorités avaient déchu de sa nationalité bahreïnie le chef spirituel chiite, cheikh Issa Qassem, 75 ans, accusé d'”encourager le confessionnalisme et la violence” et de servir “des intérêts étrangers”, en allusion à l’Iran.

Soutenu par l’Arabie Saoudite, le pouvoir à Manama accuse régulièrement l’Iran, une puissance régionale à majorité chiite, d’ingérence dans ses affaires intérieures, ce que Téhéran a toujours démenti.


Afrique360

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