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Fin de la crise du sport roi au Bénin :Le chef...

On peut retenir la date du vendredi 23 décembre comme celle d’un nouveau départ pour le football béninois. Désormais unis après une médiation du président de la République en personne, les acteurs du ballon rond, alors en antagonisme doivent dorénavant parler d’une même voix et travailler à l’essor de ce sport.

Le président Patrice Talon vient de mettre un terme à la crise qui secoue le football béninois depuis des lustres. Les acteurs majeurs de ladite crise en plus de fumer le calumet de la paix, se donnent la main pour écrire une nouvelle histoire autour du ballon rond. Après maintes conciliabules et conclaves, l’acte qui scelle l’union au sein de la famille footballistique béninoise a été concrétisé puis signé vendredi 23 décembre dernier à la Présidence de la République sous le regard admiratif du chef de l’Etat qui avait à ses côtés, ses deux ministres d’Etat ainsi que les ministres en charge de la Justice et des Sports. L’instant était solennel et le rendez-vous historique. Les trois grands camps qui se livraient une guerre fratricide dans le dos du sport roi au Bénin ont tous adhéré au projet.

« Le geste de ce soir marque définitivement la fin de la crise qui mine le football béninois et amorce surtout le nouveau départ de cette discipline qui apporte beaucoup de bonheur, beaucoup de joie à tous les Béninois », assure Oswald Homeky, ministre des Sports. Le moyen trouvé par le médiateur en chef de cette réconciliation, le président Patrice Talon lui-même, c’est de permettre aux camps antagoniques de se donner la main, de mettre leurs compétences respectives au service du sport au sein d’un seul et même creuset. Il a été ainsi décidé de la mise en place d’un Comité exécutif consensuel et transitoire. Selon les explications du ministre Oswald Homeky, ledit protocole indique que désormais le football béninois est dirigé par un Comité exécutif consensuel et transitoire dont le mandat est de 18 mois et qui est composé de 21 membres des trois tendances en conflit. Autrement, ceux qui se combattaient hier sont devenus membres d’une seule et même équipe.
Ce comité exécutif consensuel et transitoire a pour mission de toiletter les textes « pour enfin lever la discrimination qui empêchait certains d’être candidats », faire en sorte que le cahier de charges soit défini pour la reprise des championnats et que tous ceux qui avaient été exclus pour des diverses raisons soient réintégrés… Pour le ministre des Sports, il est impératif, dès la mise en place de ce comité et la signature de l’acte qui consacre son avènement, que désormais, la feuille de route qui doit reconduire à la reconnaissance du football béninois soit conduite et validée de commun accord et scrupuleusement suivie par chacun des camps. Pour ce qui est du ministère, il se chargera de superviser ces travaux avec l’implication personnelle du président de la République. C’est donc sans aucune difficulté que les acteurs concernés ont chacun paraphé ce document qui consacre pour le football béninois, un nouveau départ.

L’acte de renaissance du football béninois

A l’instar des signataires de l’acte qui consacre la naissance d’un Comité transitoire consensuel à la tête du football béninois, le président Patrice Talon est tout aussi admiratif de cet acte de grande portée qui, précise-t-il, consacre la renaissance du sport roi au Bénin. « Les conflits et les divergences sont inhérents à la vie, à la compétition et à l’émulation. Ce n’est pas mal de vivre une situation de conflit. Ce qui peut être malheureux, c’est que les conflits s’éternisent au préjudice de l’intérêt général », fait observer le président de la République. Mais ravi, il l’était aussi d’assister à la fin de cette crise vieille de plusieurs années. « Je suis ému d’assister à la signature de l’acte qui consacre la réconciliation de la famille du football. J’en éprouve une fierté incroyable. Certes, ce qui a divisé les dirigeants du football béninois a un peu duré, mais nous venons ensemble d’y mettre un terme et cela est un mérite collectif qu’il faut saluer », se réjouit le président Patrice Talon. « Nous avons le mérite de réussir à mettre fin à ce conflit et ceux qui ont véritablement ce mérite c’est vous. Nous avons assisté avec peine aux conflits, menaces, procès devant les tribunaux, mais vous avez réussi à transcender tout cela, à vous asseoir autour d’une même table... pour signer l’acte de renaissance de notre football », reconnaît aussi le chef de l’Etat. D’où, son exhortation pour la consolidation de cette unité obtenue de hautes concertations. Selon le chef de l’Etat, il est pratiquement impossible de réussir à être champion sans discipline et organisation durable. « Le talent seul ne suffit plus. On peut ne pas être génie, mais avec l’organisation, le training, on peut devenir champion», soutient-il. La chose la plus importante à rechercher, c’est la discipline et l’organisation, insiste-t-il. « Si nous nous donnons ces atouts à partir d’aujourd’hui au plan régional et même mondial, nous pouvons devenir des champions », projette le président de la République. Pour lui, ce secteur crée tellement de richesses qu’il s’est engagé à contribuer à son rayonnement, mais non sans les dirigeants qui, rappelle-t-il, sont les maillons essentiels de la politique de relance de ce sport.
« Sans vous, l’Etat ne peut rien faire du tout en la matière. Vous êtes incontournables. Nous en sommes conscients. », leur a lancé le président Patrice Talon. Aussi, insiste-t-il sur le fait que le destin du football béninois relève désormais de leur responsabilité, mais aussi de la sienne, surtout qu’il a « une politique ambitieuse en la matière ». Son vœu, c’est que le nouveau comité fonctionne comme une équipe. « C’est tout naturellement que le ballon rond génère la compétition à tous les niveaux. Mais elle doit être saine, loyale et amener chacun à s’incliner devant la victoire de l’autre. Ce que nous aurons à faire dans l’avenir c’est que cette compétition ait lieu dans la transparence, sans tricherie et que nous soyons capables de sanctifier celui qui gagne afin que derrière lui, tout le monde œuvre pour le football », conclura le président Patrice Talon.

Qu’en disent les protagonistes ?

« Je puis assurer que cette nouvelle équipe qui a été mise en place sous votre égide, je vais la conduire en bon père de famille. La plupart des membres a déjà travaillé avec moi. Certains ont fait douze ans et d’autres huit ans. Cela veut dire que je connais bien la maison du football béninois. Dès qu’il y aurait de petits soucis, je n’hésiterai pas à me référer à vous afin que nous puisons débloquer et aller de l’avant ». D’un ton rassurant et ferme, Anjorin Moucharaf, président du Comité consensuel et transitoire de la FBF rassure le président de la République. Devenu le commandant du nouveau navire consensuel qui portera haut l’étendard du football national, celui-ci promet diriger avec dextérité et surtout expérience. « La différence entre ceux qui réussissent et ceux qui échouent réside dans la méthode de travail », souffle-t-il au passage.
A sa suite, George Marie d’Almeida, intervenant pour une autre aile antagoniste (groupe Victorien Attolou) pense que le moment est venu de projeter dans l’union un meilleur avenir pour le football béninois. « Quand les enfants d’une même famille se battent et le chef de famille intervient pour siffler la fin, nous avons l’obligation de mettre la balle à terre, mais cela n’a pas été facile », note-t-il dans son intervention. Reconnaissant, il l’est aussi en direction du Gouvernement et de son chef pour avoir gagné le pari de la réconciliation. L’écoute, l’attention, et l’esprit de sacrifice des parties ont été aussi salués par George Marie d’Almeida.
Pour sa part, l’aile Augustin Ahouanvoébla s’est fait entendre par Francis Koto Gbian. « Nous pensons qu’avec l’intervention du président, nous venons d’enterrer les démons du football et nous l’espérons ardemment. Nous avons signé un document consensuel, personne n’a été forcé à le signer. Ainsi, je pense qu’avec honnêteté, loyauté, nous devons respecter scrupuleusement ce document », indique-t-il?

Josué F. MEHOUENOU

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