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Travaux en commission sur le DOB : Les grandes orientations budgétaires de 2018, selon Wadagni

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Ce vendredi 23 juin 2017, le ministre des Finances et de l’économie, Romuald Wadagni était face aux députés de la commission des finances pour leur présenter le document préparatoire qui retrace les grandes orientations budgétaires du régime du Nouveau départ pour l’année 2018 afin de permettre le Débat d’orientation budgétaire (DOB) au plus grand tard le 30 juin 2017, conformément aux exigences de la loi organique n° 2013-14 du 27 août 2013 portant lois des finances en république du Benin.

De sources proches de cette commission, on apprend que le budget 2018, qui est le 2e du régime du Nouveau départ, sera principalement marqué par une accélération dans la mise en œuvre du Programme d’Actions du Gouvernement (PAG). La présentation de l’argentier national aux députés est constituée de deux grandes parties notamment la situation économique et financière sur la période 2014-2017 et les Perspectives économiques et financières 2018-2020. A en croire le ministre Romuald Wadagni, l’objectif global du budget 2018 et à moyen terme sera le même que celui du PAG, c’est-à-dire, « Relancer de façon durable le développement économique et social du Bénin ».

En effet, quelques lignes du Document de Programmation Budgétaire et Economique Pluriannuelle (DPBEP) 2018-2020 renseignent à suffisance que compte tenu de la vision du président Patrice Talon portée par le Programme d’actions du gouvernement (PAG), le Bénin a reçu un accompagnement du FMI à travers la signature le 07 avril 2017 d’un accord triennal au titre de la Facilité Elargie de Crédit (FEC) pour un montant équivalant à 111,42 millions de DTS (environ 151,03 millions de dollars). Ce qui compte pour la plupart des parlementaires, c’est la deuxième partie de la présentation du ministre des Finances et de l’économie qui porte sur les Perspectives économiques et financières 2018-2020. A ce niveau, la consolidation de la démocratie de l’Etat de droit et de la bonne gouvernance ; l’engagement de la transformation structurelle de l’économie ; et l’amélioration des conditions de vie des populations sont les trois piliers retenus dans le PAG.

En ce qui concerne la croissance économique prévisionnelle, deux scénarii réalisés pour le profil de croissance à moyen terme sont présentés par le ministre Romuald Wadagni aux députés en commission. Il y a d’une part le scénario de référence qui affiche de la prudence dans les prévisions de croissance. Il est conforme au Programme Economique et Financier convenu avec le Fonds Monétaire International et prend en considération les différentes incertitudes auxquelles est soumise l’économie dont, entre autres, l’évolution du cours des matières premières sur le marché international, les aléas climatiques, une célérité moins que prévue dans la mise en œuvre des différentes réformes économiques, etc. D’autre part il y a le scénario alternatif qui considère une issue favorable quant aux risques qui pèsent sur l’économie. Ainsi, ce scénario suppose une célérité satisfaisante dans la mise en œuvre du Programme d’Actions du Gouvernement et de ses réformes économiques, une évolution favorable des cours des matières premières sur le marché international ainsi que des conditions climatiques avantageuses.

A partir de 2018, renseigne le document, la croissance de l’économie sera essentiellement portée par la mise en œuvre du PAG à travers les différents projets sectoriels. Les prévisions de croissance sont toutefois sujettes à nombre d’incertitudes. Face à ces incertitudes, le PAG vise à multiplier les ressorts de l’économie afin de la rendre plus résiliente, a rassuré le ministre Wadagni dans sa présentation. De même, pour faire spécifiquement face aux changements climatiques, le PAG a prévu, entre autres, la construction de mini barrages multifonctions à Dogo Bis, Vossa et Bétérou (fonctions production d’énergie, irrigation des terres, alimentation en eau potables) ; l’adoption de semences résistantes aux variabilités climatiques.

Ce qui est réservé aux communes

Au niveau des finances publiques, les perspectives seront marquées notamment par : une amélioration des recettes totales qui passeraient de 15,6% en 2017 à 17,4% en 2020 ; une amélioration progressive du déficit budgétaire en lien avec l’importance des projets à réaliser en PPP ; et enfin une contraction progressive du ratio masse salariale sur recettes fiscales afin de se rapprocher de l’objectif communautaire.

Parlant des finances locales, les perspectives sont favorables pour les communes à partir de 2018, a annoncé le ministre Wadagni. En effet, les recettes totales devraient afficher une progression de 11,4% sur le triennal 2018-2020, indique le document préparatoire. Cette progression des recettes permettrait aux communes d’accroître leurs dépenses, notamment celles destinées à l’investissement, a poursuivi l’argentier national.

S’agissant des entreprises publiques et des offices, les mesures proposées ressortent des missions d’assistance technique du FMI. Dans cet ordre d’idées, certaines entreprises publiques sont déjà engagées dans l’élaboration des contrats de performance. C’est le cas de la SONEB et de la SBEE. Toujours dans cette rubrique, il y a la relecture du cadre légal des entreprises publiques et des offices (Loi N°88-005 du 26 avril 1988 pour les entreprises et la Loi N° 94-009 du 28 juillet 1994 pour les offices) ne cadrent plus avec les réalités actuelles et méritent une relecture. Et pour finir dans ce registre, le ministre Wadagni a laissé entendre que l’ensemble des autres mesures sont orientées vers une meilleure efficacité des entreprises par un suivi rapproché. Pour ce qui concerne les perspectives de la sécurité sociale, les excédents financiers de la CNSS devraient se poursuivre en perspective.

Poursuivant, il a laissé entendre que l’Etat continuera à veiller à la viabilité de sa dette et à la soutenabilité de ses finances publiques. A cet effet, un accent particulier sera mis sur la réduction du coût de l’endettement et du risque de change en priorisant les financements concessionnels en euro. Le recours aux bailleurs non traditionnels se fera avec prudent pour le financement de projets hautement rentables. Enfin, pour réduire la pression sur sa trésorerie, l’Etat orientera ses émissions sur le marché intérieur vers des titres de plus longue maturité.

M.M

Source : aCotonou

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