L’inclusion financière, "catalyseur de croissance économique", au centre des préoccupations de la...

L’inclusion financière, "catalyseur de croissance économique", au centre des préoccupations de la BCEAO et du FMI pour réduire la pauvreté et les inégalités sociales

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Une conférence de haut niveau sur l’inclusion financière à l’initiative de la Banque Centrale des États de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO), en collaboration avec Le Fonds Monétaire International (FMI), s’est ouverte, ce matin, au siège de l’institution.

Cette conférence vise à trouver "les voies et moyens pour promouvoir l’inclusion financière en Afrique de l’Ouest", a indiqué le Gouverneur Tiémoko Meyliet Koné dans son allocution de bienvenue. Pour le Gouverneur de la BCEAO, cette rencontre permettra à travers les analyses et les échanges de partager les bonnes pratiques pour le développement d’une inclusion financière durable et pérenne.

"La problématique de l’inclusion financière revêt de nos jours, un enjeu majeur de développement à l’échelle mondiale et plus particulièrement pour les pays africains puisqu’elle est devenue un catalyseur de croissance économique. Il est donc normal que la stratégie d’inclusion financière soit placée au centre de toute politique de développement visant à accélérer la croissance, lutter contre la pauvreté et réduire les inégalités sociales", a dit Tiémoko Meyliet Koné pour expliquer la pertinence du thème de la conférence.

Le directeur général adjoint du Fonds Monétaire International (FMI), Mitsuhiro Furusawa, qui prend part à la conférence, a relevé l’importance de prise en charge de la question de l’inclusion financière qui offre beaucoup d’opportunités. "Il faut considérer l’inclusion financière comme étroitement reliée au développement du secteur économique", a indiqué M. Furusawa dans son allocution.

Pour le directeur général adjoint du FMI, l’inclusion financière permet "aux populations les plus vulnérables d’accéder aux services financiers sans s’endetter." Pour autant, rappelle-t-il : "L’inclusion ne signifie pas qu’il faut accorder des prêts à tout le monde et à n’importe quel prix". Il est nécessaire que des garde-fous soient mis en place.

Présidée par le ministre sénégalais de l’économie, des finances et du plan, Amadou Bâ, par ailleurs, président du Conseil des ministres de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA), la conférence a vu la participation des acteurs du secteur bancaire et financier, mais aussi des opérateurs du secteur privé et des acteurs de la société civile.

Amadou Bâ s’est félicité de la tenue d’une rencontre aussi importante. Pour le ministre des Finances du Sénégal, l’organisation de cette conférence sur l’inclusion financière a lieu "dans notre sous-région dans un contexte d’accélération de la transformation structurelle des économies pour l’émergence et le développement socio-économique."

L’inclusion financière constitue pour Amadou Bâ, un levier important pour le développement. "Cette thématique est devenue un des piliers de l’agenda du développement, du G 20, des banques centrales ainsi que des États, en raison de ses effets sur la réduction de la pauvreté et la croissance inclusive", souligne-t-il.

Les travaux de la conférence de haut niveau sur l’inclusion financière se déroulent en 4 sessions prenant en charge, chacune, une préoccupation majeure de la thématique. Cela va de la "croissance et réduction de la pauvreté", aux "leçons et perspectives pour la CEDEAO" en passant par les "politiques et pratiques pour la promotion de l’inclusion financière" et "les potentialités et défis de la supervision des banques, micro-finance et finance numérique."

MC

aCotonou

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